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Asie - pacifique

L'imam radical Abou Bakar Bachir écope de 15 ans de prison

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/06/2011

L'imam radical indonésien Abou Bakar Bachir a été condamné à 15 ans de prison pour avoir soutenu financièrement un groupuscule baptisé "Al-Qaïda à Aceh" qui préparait des attentats contre les autorités et contre des étrangers.

AFP - Un influent imam indonésien, Abu Bakar Bachir, considéré comme le porte-voix de la mouvance radicale, a été condamné jeudi à 15 ans de prison pour avoir soutenu un groupe clandestin préparant des attentats contre les autorités et des étrangers.

Bachir, âgé de 72 ans, a été reconnu coupable d'avoir apporté une aide financière au groupuscule "Al Qaïda à Aceh", qui s'entraînait dans les jungles de la province d'Aceh, sur l'île de Sumatra. La réclusion à perpétuité avait été requise à son encontre.

Bachir a aussitôt déclaré qu'il "rejetait" le jugement, qui "est contraire à la loi islamique" et "a été rendu par des infidèles".

Massés à l'extérieur du tribunal de Jakarta, quelque 500 partisans ont accueilli la sentence en criant "Allahu akbar" ("Dieu est le plus grand") avant de se disperser dans le calme.

Plus de 3.000 policiers et soldats avaient été déployés pour sécuriser la capitale à la suite de plusieurs alertes à la bombe anonymes parvenues ces derniers jours.

Figure emblématique du radicalisme en Indonésie, Bachir était jugé pour la troisième fois pour des faits de terrorisme après avoir été lié à la série d'attentats sanglants perpétrés au début des années 2000, dont celui ayant tué 202 personnes en 2002 à Bali.

Il a été emprisonné à deux reprises avant de fonder en 2008 un nouveau mouvement, Jemaah Ansharut Tauhid (JAT), qui prône l'établissement d'un Etat islamique en Asie du Sud-Est.

Au cours du procès, il a démenti tout lien avec des organisations terroristes, estimant être victime d'un complot ourdi par les Etats-Unis, qui apportent un soutien actif à Jakarta pour tenter de prévenir de nouveaux attentats.

Le recours au terrorisme est dénoncé par une grande majorité des 240 millions d'habitants de l'Indonésie, le pays qui compte le plus de musulmans au monde.

"L'emprisonnement de Bachir ne va pas stopper le radicalisme. Ses partisans pourraient au contraire tenter de le venger", a estimé Andi Widjajanto, spécialiste du terrorisme à l'Université d'Indonésie.

Dans un récent rapport, l'ONG International Crisis Group (IGC) a mis en garde contre le risque d'attentats perpétrés par de petits groupes d'extrémistes plutôt que par des organisations plus hiérarchisées comme la Jemaah Islamiyah au début des années 2000.

 

Première publication : 16/06/2011

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