Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les sports oubliés dans le vent

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hongkong, nouveau Tienanmen ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

De la Mecque à Broumov : le voyage du Bazin

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • La dette française dépasse pour la première fois les 2 000 milliards d'euros

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

Afrique

Déçus par le discours du roi, les contestataires appellent à rester mobilisés

Vidéo par Ludovic de Foucaud

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/12/2011

Dans un discours très attendu, Mohammed VI a annoncé d'importantes réformes constitutionnelles qui seront soumises à référendum le 1er juillet. Une initiative jugée insuffisante par les contestataires qui restent mobilisés.

Renforcement des pouvoirs du Premier ministre et du Parlement, indépendance de la justice... En réponse aux demandes des manifestants exprimées par le mouvement du 20 février, le roi Mohammed VI a dévoilé, dans un discours prononcé vendredi soir à la télévision, son projet de révision de la Constitution. Les Marocains sont à présent appelés à valider par référendum, le 1er juillet, ces réformes qui visent à "consolider les piliers d'une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale", selon le roi, au pouvoir depuis 1999.

Déçu, le mouvement du 20 février maintient la pression

"il n'y a pas de tradition de manifestation au Maroc"


Mohammed VI qui restera "commandeur des croyants et chef de l'Etat" et dont la personne sera "inviolable", a concédé une partie de son pouvoir exécutif au Premier ministre. Ce dernier sera désigné au sein du parti arrivé en tête des prochaines élections législatives. Le "président du gouvernement" pourra dissoudre la Chambre des représentants et conduire la politique générale du pays qui sera débattue au sein du conseil du gouvernement, sans la présence du roi. Jusque-là, seul le conseil des ministres, présidé par le roi, pouvait décider de cette politique.

Du côté du Mouvement du 20 février, à l’origine des manifestations pour réclamer un État de droit, c’est la déception. Samedi, ses responsables ont appelé à manifester dimanche dans plusieurs villes pour "une constitution véritablement démocratique et une monarchie parlementaire". Les membres du mouvement voulaient "un roi qui règne, mais qui ne gouverne pas, précise Léa-Lisa Westerhoff, correspondante RFI pour FRANCE 24 au Maroc. Or, ils constatent que le roi conserve, malgré les réformes annoncées, l’essentiel de son pouvoir exécutif, judiciaire et religieux".

"Ce n'est pas une demi-mesure" pour le premier ministre Abbas El Fassi
Hosni Almokhli, membre du mouvement du 20 février et s’exprimant sur l’antenne de FRANCE 24, regrette "d’être toujours dans un système où une personne gère tout, c’est le contraire de la démocratie". De son côté, Mohammed Boudaaoua, membre du même mouvement, affirme qu’il votera contre les réformes, lors du référendum. "On va dire non à la Constitution, parce qu’elle ne répond pas à nos attentes, malgré les petits changements annoncés", déclare-t-il à FRANCE 24.

"Une véritable refondation de l’Etat"

En revanche, le discours a été favorablement accueilli par la plupart des partis politiques ainsi que par la presse nationale. Selon un éditorial du quotidien Le Matin intitulé "La nouvelle Révolution du Roi et du peuple", le discours royal "entérine en effet le processus de mise en œuvre démocratique le plus important de l'histoire contemporaine du Royaume". De son côté, le quotidien Assahra Al Maghribia évoque une révision constitutionelle, qui "renforce les fondements d’un régime monarchique constitutionnel, démocratique, parlementaire et social".

Des Marocains interrogés dans les rues de Casablanca par Léa-Lisa Westerhoff, reconnaissent également que le discours du monarque, très populaire dans le pays, fait preuve de modernité et se réjouissent que Mohamed VI se soit engagé dans la voie de l’indépendance de la justice et de la lutte contre la corruption".

Interrogé par FRANCE 24, le ministre marocain de la Communication, Khaled Naciri, salue, quant à lui, un discours qui consacre "une véritable refondation de l’Etat". Selon lui, ces réformes "doivent perturber pas mal de ceux qui étaient persuadés que nous allions vers un ravalement de façade". Ils devront "revoir leurs copies", a-t-il conclu. La campagne pour le oui ou pour le non vient de commencer.

 

Première publication : 18/06/2011

  • MAROC

    Le roi Mohammed VI annonce une série de réformes constitutionnelles

    En savoir plus

  • MAROC

    Les forces de police dispersent une manifestation à Rabat

    En savoir plus

  • MAROC

    Mohammed VI grâcie 190 détenus, dont des prisonniers politiques

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)