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FRANCE

Georges Tron placé en garde à vue par la police judiciaire de Versailles

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/06/2011

Visé par deux plaintes pour agressions sexuelles, l'ex-secrétaire d'État français à la Fonction publique a été placé en garde à vue par la police judiciaire de Versailles. Georges Tron a démissionné du gouvernement le 29 mai.

AFP - L'ex-ministre Georges Tron et son ancienne adjointe à la marie de Draveil (Essonne), visés par une enquête pour viol et agression sexuelle, étaient en garde à vue lundi, trois semaines après la démission de M. Tron du gouvernement.

"M. Tron a été placé en garde à vue ce lundi à 14H00 par la police judiciaire (PJ) de Versailles, mais pas à la PJ de Versailles", a-t-on déclaré au parquet d'Evry, qui a ouvert fin mai une enquête préliminaire pour viol et agression sexuelle.

Une ex-adjointe de M. Tron à la mairie de Draveil était également "en garde à vue", a-t-on ajouté de même source.

L'avocat de M. Tron, Me Olivier Schnerb, a simplement confirmé à l'AFP que son client, qui n'a pas été mis en examen dans cette affaire, était "actuellement entendu", assurant sur I-télé que "cela va nous permettre d'établir notre riposte".

L'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique devait ensuite être confronté à trois accusatrices, a indiqué une source proche de l'enquête: il s'agit des deux ex-employées municipales qui avaient porté plainte contre lui fin mai et une troisième femme dont on ignore la qualité.

En outre, une perquisition était en cours à la mairie de Draveil, selon la source proche de l'enquête.

D'après cette même source, M. Tron était en garde à vue dans le commissariat de la ville et devait être transféré à la PJ de Versailles pour la confrontation avec ses trois accusatrices.

Depuis le salon aéronautique du Bourget, Martine Aubry, première secrétaire du PS, a appelé à "la quiétude, la présomption d'innocence et l'écoute des victimes présumées".

Le parquet d'Evry avait ouvert et confié fin mai à la PJ de Versailles une enquête préliminaire pour viol et agression sexuelle, à la suite d'une plainte déposée par deux anciennes employées municipales de Draveil et visant M. Tron.

Sous la pression, il a démissionné du gouvernement le 29 mai, mais est resté maire UMP de Draveil.

Lors de leur audition à la PJ de Versailles ces dernières semaines, les deux ex-employées municipales avaient maintenu leurs accusations d'agression sexuelle.

L'ancien ministre, adepte de la réflexologie, nie ces accusations, tout comme son ex-adjointe. En quittant le gouvernement, M. Tron avait affirmé qu'il ferait de la démonstration de son innocence "une affaire personnelle".

Fin mai, son avocat avait défendu l'attrait de son client pour la réflexologie qui le conduirait à proposer des massages des pieds: "Il est de notoriété publique que le maire encourage les médecines douces et la réflexologie. C'est insolite, inhabituel. Mais si vous saviez le nombre de hobbies surprenants dans nos mairies françaises, vous seriez stupéfaits", avait-il dit.

Vendredi dernier, le conseil municipal de Draveil, présidé par M. Tron, avait été perturbé par une manifestation des élus de l'opposition qui réclamaient son départ. Les opposants accusent notamment le maire d'avoir installé un cabinet de réflexologie à côté de son bureau municipal.

En toile de fond de toute cette affaire, il existe un vieux conflit autour de programmes immobiliers, entre Georges Tron et la belle-famille de Marine Le Pen, qui réside à Draveil et pourrait être, selon M. Tron, à l'origine de la plainte.

L'avocat des deux femmes est Me Gilbert Collard, qui a affiché son soutien à la présidente du Front national.

La soeur de Marine Le Pen, Marie-Caroline, est mariée à Philippe Olivier, conseiller politique de sa belle-soeur. Le frère, Jacques Olivier, est un ancien conseiller régional FN, qui a quitté le parti depuis 1999.

Première publication : 20/06/2011

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