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EUROPE

Le Premier ministre demande au Parlement de lui accorder sa confiance

Vidéo par Kéthévane GORJESTANI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/06/2011

Le Parlement grec doit procéder à un vote, ce mardi, pour dire s'il accorde ou non sa confiance à Georges Papandréou qui l'a requise pour pouvoir faire passer un nouveau plan d'austérité destiné à obtenir une nouvelle aide internationale.

AFP - Le Premier ministre grec Georges Papandréou doit obtenir dans la nuit de mardi à mercredi la confiance du Parlement pour l'adoption d'un impopulaire plan de rigueur, condition imposée par l'Union européenne pour aider la Grèce à éviter la faillite.

"je suis sûr que la chambre du parlement va donner un vote de confiance au gouvernement"
"Le scénario principal est que le gouvernement décrochera le vote de confiance et dans la foulée l'adoption du plan", lors d'un vote officiellement prévu avant le 30 juin, relève pour l'AFP Platon Monokroussos, économiste à Eurobank.

La même conviction est partagée par la presse, en dépit d'une grogne sociale généralisée, alors que le gouvernement dispose d'une majorité de 155 sièges sur 300.

Avant le vote de confiance, qui doit intervenir à partir de minuit, le syndicat de la fonction publique Adedy a appelé à une manifestation devant le Parlement, tandis que les "indignés" grecs campant sur place depuis fin mai ambitionnent de faire affluer les protestataires, en dépit des signes d'un essoufflement de leur mouvement.

Face à cette tension, M. Papandréou veut reprendre la main, et "verrouiller son groupe parlementaire socialiste, car on imagine mal qu'un député puisse accorder la confiance (au gouvernement) puis voter contre le nouveau programme économique", explique Thomas Gerakis, de l'institut de sondage Marc.

L'alternative serait la faillite selon les partenaires de la Grèce, qui lui ont accordé mardi deux semaines pour adopter sa nouvelle cure d'assainissement, si elle veut débloquer, lors d'une réunion exceptionnelle de l'eurogroupe le 3 juillet, le versement d'une nouvelle tranche vitale de 12 milliards d'euros de prêts.

Selon une source du ministère des Finances, les besoins de financement du pays sont couverts jusqu'au 18 juillet. Dans une note d'analyse, Eurobank a chiffré à quelque 6,85 milliards d'euros le coût du service de la dette d'ici fin juillet, sans compter les autres dépenses prévues, salaires et pensions.

La dette grecque
Conscient de l'enjeu, M. Papandréou avait repris l'initiative la semaine dernière alors que la fronde contre rigueur et cessions gagnait ses députés. Il a demandé la confiance après avoir remanié son gouvernement, propulsant au poste-clé de ministre des Finances un poids-lourd du parti socialiste, Evangélos Vénizélos.

Mardi, à l'issue de réunions à Bruxelles et Luxembourg, les deux hommes ont multiplié les gages envers leurs partenaires, qui ont parallèlement fait miroiter une rallonge à long terme du soutien financier du pays, le premier prêt consenti en mai 2010, de 110 milliards d'euros, n'ayant pas conjuré la menace d'un défaut.

"Nous sommes déterminés (...) à aller de l'avant pour entreprendre ce qui est nécessaire de façon à ce que notre pays retrouve une situation économique meilleure et viable", a dit M. Papandréou.

"Ce qui prime est de créer une véritable relation de confiance et stabiliser la situation (...) et pour ce faire le plan doit être adopté" d'ici le fin du mois, a souligné M. Vénizélos.

Il a au passage annoncé que la loi d'application du programme, finalisant les impopulaires mesures fiscales prévues, serait elle aussi adoptée avant le 30 juin, soit une semaine plus tôt que prévu.

"ça devrait passer"
Une "mission technique, au niveau des experts" de la troïka, la délégation tripartite (Banque centrale et Commission européennes, Fonds monétaire international) chargée de surveiller les comptes grecs est arrivée mardi à Athènes pour vérifier que ce volet fiscal, remanié jusqu'au dernier moment par le gouvernement, "remplit bien les objectifs convenus", a indiqué à l'AFP une source du ministère.

Mais pas question d'une renégociation des termes du plan pluri-annuel, prévoyant d'ici 2015 des économies de 28,4 milliards et des cessions de 50 milliards, pour juguler une dette de plus de 350 milliards. Réclamant une telle révision, l'opposition de droite s'est refusée jusque là à épauler le gouvernement, en dépit des pressions européennes pour un consensus national.

Première publication : 21/06/2011

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