Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"La France, le Rwanda et les secrets des archives"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Code du travail : menu minceur"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

De Rugy élu président de l'Assemblée : une occasion manquée pour la parité

En savoir plus

LE DÉBAT

PMA "pour toutes les femmes" : qu'implique l'avis du Comité d'éthique ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Franck Riester : "Tant pis si la droite n'est pas une alternative incontournable au macronisme"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Franck Riester : "François de Rugy se fera respecter car il est respectable"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Prévention de la corruption : le retard des entreprises françaises

En savoir plus

FOCUS

Face à ses hooligans, la Russie applique la tolérance zéro

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'acteur caméléon Guillaume Gallienne fait ses débuts à l'opéra

En savoir plus

Moyen-orient

Le discours d'Al-Assad provoque colère et inquiétude chez les réfugiés syriens

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/06/2011

Ces dernières semaines, quelque 11.000 Syriens auraient fui vers la Turquie pour échapper à la répression du mouvement de contestation. Reportage à la frontière turco-syrienne, où réfugiés et dissidents s’organisent.

Les réfugiés syriens continuent d'affluer à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Ils seraient déjà près de 11 000, selon des sources officielles turques, à s’abriter sous des tentes de fortune plantées dans de grands vergers. Le camp dans lequel les envoyés spéciaux de FRANCE 24 ont pu se rendre est situé en territoire syrien, mais les réfugiés qui s'y entassent ont hissé un drapeau turc, dans l’espoir de semer le trouble dans l’esprit des soldats de Bachar al-Assad s'ils parviennent jusque-là.

Lundi, les hommes du camp se sont rassemblés autour d’un petit poste de télévision pour suivre avec attention la retransmission du discours du chef de l'État, le troisième depuis le début du mouvement de contestation du régime, il y a trois mois. Les annonces faites par le président syrien - la fin de l’hégémonie du parti Baas et sa détermination à faire cesser le "chaos" de la contestation -, sont accueillies aux cris de "menteur, menteur".

"Nous n'avons nulle part où aller"

Un réfugié laisse ainsi éclater sa colère : "Ma réaction est la même que celle de tous les Syriens. Il n'y a rien de nouveau dans ce discours. Il n'y a rien de concret dans ces mots". Comme beaucoup de réfugiés, celui-ci est furieux, mais aussi effrayé. La grande majorité des personnes qui acceptent de témoigner préfèrent le faire anonymement.

En acceptant de parler à visage découvert, Jamil Saïeb fait, lui, figure d'exception. Cet économiste de 45 ans tente d’unifier l’opposition syrienne. Il est le porte-parole d’un groupe d'opposants : "Nous voulons unifier l'opposition syrienne parce que, pour le moment, elle est divisée. Nous voulons nous réunir et former un Conseil national pour donner une légitimité à la révolution..."

Pendant ce temps, les réfugiés continuent d’arriver et les situations d’urgence se multiplient : "Mes enfants sont tous malades, tout comme ma femme. Nous n'avons pas de maison, nulle part où aller et nous ne pouvons pas rentrer chez nous", explique un homme, un enfant sur la hanche. "Tous disent que s’ils rentrent chez eux, ils se feront tuer", rapporte Julien Sauvaget, l'un des envoyés spéciaux de FRANCE 24 à la frontière turque.

S’ils sont trop effrayés pour rentrer chez eux, la plupart des réfugiés syriens qui ont pris la direction de la Turquie ne sont cependant pas encore prêts à abandonner leur pays. "Beaucoup restent en Syrie parce qu’ils ont peur de ne jamais pouvoir y revenir", conclut Julien Sauvaget.

Première publication : 21/06/2011

  • SYRIE

    Al-Assad promet élections et réformes une fois le calme revenu

    En savoir plus

  • SYRIE

    L'opposition appelle à poursuivre la mobilisation contre le régime

    En savoir plus

  • SYRIE

    Des opposants créent un "Conseil national" pour faire face à Al-Assad

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)