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Asie - pacifique

Pékin libère sous caution l'artiste dissident Ai Weiwei

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/06/2011

Arrêté en avril pour "évasion fiscale", Ai Weiwei a été libéré sous caution par les autorités pour bon comportement. Selon Amnesty International, son arrestation était censée dissuader les opposants de lancer une "révolution de Jasmin" en Chine.

AFP -  L'artiste chinois Ai Weiwei a été libéré sous caution, a annoncé tard mercredi l'agence Chine nouvelle, expliquant cette nouvelle inattendue par "la bonne attitude" d'Ai qui "a confessé ses crimes" d'évasion fiscale et par une maladie chronique.
              
Ai Weiwei, artiste avant-gardiste en délicatesse avec le régime communiste depuis des années, avait été arrêté début avril alors qu'il tentait de prendre un avion pour Hong Kong et avait été mis au secret.
              
Les autorités chinoises avaient laissé entendre qu'il était coupable d'une évasion fiscale massive, ce qui laissait présager une longue peine de prison pour Ai.
              
"La police de Pékin a dit mercredi que Ai Weiwei a été libéré sous caution en raison de sa bonne attitude (car) il a confessé ses crimes et également en raison d'une maladie chronique dont il souffre", a annoncé l'agence officielle.
              
"Cette décision tient compte du fait que Ai a dit de manière répétée qu'il était prêt à payer les impôts" qu'il doit au fisc chinois, ajoute Chine nouvelle.
              
Une compagnie contrôlée par Ai Weiwei la "Beijing Fake Cultural Development Ltd.", s'est rendue coupable d'"une évasion fiscale massive et a intentionnellement détruit des documents comptables", poursuit l'agence.
              
Chine nouvelle ne précise pas de quelle maladie chronique souffre Ai, âgé de 54 ans.
              
L'artiste, qui a participé à la conception du célèbre "nid d'oiseau", le stade des jeux Olympiques de Pékin en 2008, s'est souvent heurté au pouvoir chinois en le critiquant ouvertement ou en défendant des causes humanitaires.
              
Les rumeurs de libération imminente avaient couru mercredi soir sur l'internet chinois, où elles étaient promptement effacées par les censeurs.
              
Ni l'épouse d'Ai, ni son avocat, n'étaient joignables en soirée après l'annonce de sa libération.
              
"La police ne nous a pas annoncé qu'il avait été libéré. Il n'est pas encore rentré à la maison", a indiqué à l'AFP la soeur de l'artiste, Gao Ge.
              
La mise au secret d'Ai, l'un des dissidents les plus virulents contre le régime et les plus connus à l'étranger, avait provoqué de vives protestations dans les capitales occidentales et dans les milieux culturels étrangers.
              
L'Union européenne, dans son dialogue régulier sur les droits de l'Homme  avec Pékin, avait évoqué en priorité la semaine dernière le cas de Ai Weiwei.

Première publication : 22/06/2011

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