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Economie

L'encadrement des marchés, pomme de discorde du G20 agricole

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/06/2011

Les ministres de l'Agriculture du G20 sont pour la première fois réunis à Paris. D'accord pour lutter contre la volatilité des cours des produits agricoles, ils ne parviennent pas à s'entendre sur une régulation des marchés financiers du secteur.

REUTERS - Les pays du G20 se sont mis d'accord mercredi sur des mesures pour lutter contre la volatilité des cours des matières premières agricoles, mais pas sur l'aspect régulation financière du dossier, a-t-on appris de sources proches du forum.

De même sources, on a fait état notamment d'un consensus sur plusieurs des propositions avancées par la présidence française du G20, comme un partage des données concernant la production et les stocks de céréales qui doit permettre d'améliorer la transparence des marchés.

Recevant les ministres de l'Agriculture du G20 réunis pour la première fois à Paris, Nicolas Sarkozy les a pressés de parvenir à un accord pour enrayer le "fléau" que constitue la volatilité des marchés agricoles "pour les paysans et les consommateurs, comme pour la stabilité des Etats".

La France a fait de la lutte contre cette volatilité une priorités de sa présidence du G20, en défendant la nécessité d'une plus grande transparence des marchés physiques et d'une régulation des marchés financiers où les produits agricoles ou leurs dérivés sont traités.

S'agissant de cette dernière, Nicolas Sarkozy estime que "la financiarisation des marchés agricoles, même si elle n'explique pas tout, contribue grandement à la volatilité des prix et à l'insécurité alimentaire des plus vulnérables".

"Un marché qui n'est pas régulé n'est pas un marché mais une loterie où la fortune sourit aux plus cyniques, au lieu de récompenser le travail, l'investissement et la production de valeur", a ajouté le chef de l'Etat.

Le souhait de la France que la régulation des marchés financiers obtenue de haute lutte au G20 s'étende aux marchés de dérivés agricoles se heurte toutefois à de fortes réticences de la part de pays comme la Grande-Bretagne.

L'offre et la demande

"Sur la question de la spéculation, le jury est encore divisé", a déclaré la ministre britannique de l'Agriculture Caroline Spelman.

"Je pense qu'elle n'est pas seule responsable de la volatilité des cours. Je pense que c'est surtout l'offre et la demande et c'est pourquoi il nous faut nous préoccuper des fondamentaux du marché si nous voulons avoir des prix stables", a-t-elle dit.

Elle a encore estimé que les ministres des Finances du G20 étaient mieux placés pour discuter de la régulation des marchés.

Les propositions françaises ont suscité également des réticences du Brésil et l'Argentine s'agissant de la prévention des crises alimentaires, ainsi que de la Chine et de l'Inde pour ce qui est du partage des données agricoles.

Plusieurs sources proches des négociations ont fait état mercredi soir d'un accord sur tous les points autres que la régulation financière, qui devait être évoquée séparément par les ministres lors d'une session de travail après dîner.

La présidence française insistait encore mardi sur la cohérence du plan d'actions qu'elle a mis sur la table, indiquant qu'un "échec serait préférable à l'abandon d'un des cinq points" en discussion.

"Le monde entier compte sur vos décisions et votre action, le monde ne peut plus attendre", a déclaré Nicolas Sarkozy à l'adresse des ministres en soulignant que c'était "la première fois que l'agriculture [accédait] au rang de priorité pour la croissance mondiale".
 

Première publication : 23/06/2011

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