- Biodiversité - Energie solaire - Madagascar
Madagascar, île convoitée
Fascinante et inestimable, la biodiversité de Madagascar est aujourd’hui menacée. Au cœur du parc de Masoala, nous allons traquer le trafic du bois de rose. Avant de rejoindre le centre de l'île, là où les panneaux solaires valent de l'or.
C'est du parc de Masoala que proviennent près des 2/3 du bois de rose malgache. Des arbres centenaires rares et uniques au monde, au coeur de nombreux trafics. Dans les sentiers escarpés de cette jungle foisonnante, nous avons suivi Sami, il travaille comme coupeur. Clandestinement, il abat et transporte des rondins pour les trafiquants.
Dans son village Ambadifoha, il va nous aider à découvrir la corruption qui entoure ces trafics. Souvent, les patrons malgaches viennent eux-mêmes sur le terrain réaliser leurs commandes. Le bois passera ensuite entre les mains de dizaines d'intermédiares tous commissionnés avant d'arriver en bout de chaine aux acheteurs chinois. Ils raffolent du bois de rose dont ils fabriquent des meubles. D'après les dernières estimations, ce bois se revendrait aujourd'hui 6000 euros le mètre cube sur le marché international.
Officiellement, seul le gouvernement malgache contrôle le commerce du bois de rose. Une emprise qui n’empêche pas le pouvoir des « mafias du bois ». En 2009, année du coup d'Etat à Madagascar, les trafics ont explosé. La Chine a importé pour plus de 140 millions d'euros de bois de rose. Depuis, le gouvernement multiplie les actions symboliques : Récemment, il a saisi plus de 900 rondins illégaux. Mais dans les villes portuaires comme Marontsetra, les stocks s'accumulent et en disent long sur l'ampleur du désastre
Du trafic de bois de rose aux panneaux solaires, nous allons ensuite nous rendre à l'Ouest d'Antananarivo où le photovoltaïque est plein de promesses. A Madagascar, plus de la moitié de la population malgache n’a pas accès à l’électricité . Ampasipotsy fait donc figure d'exception. Au coeur des montagnes arides, ce village a non seulement la lumière mais aussi de l'eau potable. Depuis peu, les panneaux solaires actionnent une pompe à 40 mètres sous terre. L'eau recueillie est ensuite stockée dans des châteaux d'eau qui servent de batteries et une cinquantaine d'habitants peut alors s'approvisionner sans effort. Une initiative prometteuse. Mais aussi un luxe inoui dans un pays où 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Commentaires (1)
Panneau Solaire
Il serait bien de lancer un appel pour développer les panneaux solaires à Madagascar pour les villages qui sont privés d’électricité et d'eau potable. Existe t-il une association de confiance? Ou des actions déjà mises en place auxquelles nous pourrions participer? Pour un développement interne sur les villages les plus retirés. Le développement de Bois Rose est une bonne chose, mais avec les bénéfices de toutes ces ventes en externes y a t il une partie une partie versée pour le développement comme à Ampasipotsy, est-on en mesure de le savoir? -Tantely-































