Dernière modification : 26/06/2011 

- Manifestations - Maroc - Mohammed VI - Référendum


Partisans et opposants au projet de réforme constitutionnelle dans la rue

Partisans et opposants au projet de réforme constitutionnelle dans la rue

Des Marocains favorables au projet de révision constitutionnelle de Mohammed VI ont pour la première fois défilé en nombre à Casablanca. Près de 7 000 membres du Mouvement du 20 février, opposés à ce projet, ont également manifesté.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Des milliers de partisans et d'opposants au projet de révision constitutionnelle, soumis à référendum le 1er juillet, ont manifesté pacifiquement dimanche soir dans les grandes villes du Maroc, notamment à Casablanca, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Dans la capitale Rabat, sous une chaleur suffocante, la mobilisation était plutôt faible: opposants et partisans ne comptaient pas plus d'un millier de manifestants au total.

Le roi Mohammed VI du Maroc a présenté il y a dix jours un projet de réformes constitutionnelles qui renforceront le rôle de Premier ministre tout en maintenant le statut religieux du monarque et son rôle de chef de l'Etat.

Pour la première fois cependant, les manifestants favorables au référendum se sont rassemblés en très grand grand nombre à Casablanca. Une source auprès du ministère de l'Intérieur contactée par l'AFP a chiffré le nombre de ces manifestants à "des dizaines de milliers de personnes".

Ces manifestants répondaient à l'appel de partis politiques et notamment de la confrérie religieuse soufie "Zaouia Boudchichia", favorable au pouvoir, et dirigée par le Cheikh Hamza, qui a dit avoir mobilisé en masse ses "disciples".

"On n'est pas un parti politique, mais il y a une dynamique politique régionale et notre jeunesse veut l'accompagner pacifiquement pour soutenir le projet royal", selon Lahcen Sbaï Idrissi, porte-parole de la confrérie. "Je comprends les revendications sociales de ce mouvement, mais je vais voter pour le projet de Constitution. Je suis pour le roi", indiquait pour sa part un manifestant de 20 ans.

"Je suis venu de Settat. Je suis imam et je suis venu dans un bus collectif pour participer à cette marche. Je veux dire oui à ce projet", a déclaré Mohammed Messaoudi, la quarantaine. Cette manifestation s'est tenue à l'écart des pro-référendum pour éviter des heurts.

Pour leur part, quelque 7.000 personnes du Mouvement du 20 février, qui revendique des changements politiques radicaux, ont manifesté pacifiquement dans le quartier populaire de Hay Mohammadi à Casablanca. "Les Constitutions octroyées à la poubelle", "Non à l'injustice sociale", "Nous boycotterons le référendum", criaient les manifestants.

"Je suis ici parce que je refuse toute constitution octroyée. Je veux une monarchie parlementaire", a déclaré à l'AFP Hamid, qui se présente comme un membre du Mouvement.

"Il s'agit de manifestations pacifiques nationales, les cinquièmes, pour montrer que nous utiliserons la rue jusqu'à la réalisation de notre objectif: une véritable monarchie parlementaire", a déclaré à l'AFP Ahmed Mediany, un militant de gauche et membre de la section de Casablanca du Mouvement du 20 février.

"L'option pacifique est une stratégie fondamentale. Dimanche dernier, nous avions changé de lieu de manifestation pour éviter tout affrontement avec les contre-manifestants", a-t-il ajouté.

Le 19 juin, des manifestations à l'appel du mouvement du 20 février, qui appelle au boycott du référendum sur le projet de réforme constitutionnelle prévu le 1er juillet, s'étaient trouvées face à des partisans de ce scrutin.

La plupart des partis politiques ont appelé à approuver le projet constitutionnel, qui renforce les pouvoirs du Premier ministre tout en préservant l'essentiel des prérogatives royales, alors que trois partis de gauche et le mouvement de jeunes du 20 février prônent un boycott.

Vendredi, le mouvement islamiste Justice et bienfaisance, l'un des plus importants au Maroc, a également appelé à "boycotter" le scrutin et déclaré qu'il participera aux manifestations de dimanche aux côtés des jeunes du 20 février.

Des manifestations se sont également tenues à Tanger (nord) et Marrakech (sud)
 

Commentaires (8)

Entiérement d'accord

Analyse profonde:Vue d'un citoyen sur la déontologie
Par toufik.beytour - 27/06/2011 - 10:24
Soutiens total et appréciation de votre analyse. Il est à souligner que contrairement aux faits têtus et à contre courant des intérêts communs et stratégiques maroco-français des journalistes français versent dans le parti pris anti Maroc sans raison en nous présentant leur vision subjective du Maroc, au lieu des faits et dans leur proportion, avec souvent une vue superficielle de son paysage politique. Le dernier cas est la couverture de la campagne référendaire amplifiant des points de vue de personnes contre la M6 sans envergure et des groupuscules marginaux à idéologie totalitaire qui sont contre toute gouvernance démocratique et la tolérance alliés sous le couvercle 20fevrier (les fifi ou les camarakhs). Ces groupuscules vont du courant politique et idéologique taliban violent dit salafiste anti même festivals de musique et de danses jusqu'aux Léninistes fossilisés en passant par les nostalgiques de Saddam et le gourou charlatan de la secte nocive illégale Adl Wa El Ehsan qui s'est enrichi fortement (Six Villas ,Voitures grosse cylindrée ,Garde du corps, paiement de séjours d'amours en Grèce en 2006 une escapade hors mariage pour sa fille...),lui simple fonctionnaire retraité, de la commercialisation de chimères à ses débiles disciples. La TV France 24 aurait elle fait la même chose pour la promotion du retour du fascisme ou des régimes antiques en France? France 24 veut elle comme option d'imposer virtuellement aux Marocains les groupuscules qu'ils ont rejeté à domicile et à l’étranger en votant massivement (98 et 96%) pour le OUI?

peut-être que vous avez

peut-être que vous avez oublié de dire combien de gens il y avaient à Tanger (http://www.youtube.com/watch?v=H1axlUF46Io&feature=share)? cette ci n'est pas une information égale et impartielle.
il faut pas seulement traduire le communiqué de la MAP si on veut faire correctement le métier du journaliste!

maroc

voisie les vraies marocains etmarocains qui manifestes pour la nouvelle constitution. et c finie pour se mouvement pourrie de merde

Vue d'un citoyen sur la deontologie

Certains correspondants de médias internationaux accrédités au Maroc semblent de plus en plus glisser vers une couverture subjective et partisane de L’actualité politique du Royaume.

Une dérive qui fait peser des soupçons sur les motivations réelles des reporters étrangers censés couvrir ,de manière neutre et objective les évènements au Maroc.

Parmi ces correspondants, le cas de Melle , «l’hyper active» correspondante de la chaîne de télévision française France 24, et de pas moins de sept autres médias français, constitue un exemple emblématique de dérives journalistiques enregistrées à maintes reprises.

Ces regrettables débordements sont parfois, pour ne pas dire dans la majorité des cas, motivés par des agendas très personnels de reporters qui, pourtant, n’ignorent nullement les règles de déontologie et d’éthique les plus élémentaires du métier. Nul besoin de rappeler que l’information n’est crédible qu’à partir du moment où le journaliste met de côté son point de vue subjectif lors d’une couverture médiatique, quelles qu’en soient les circonstances. De surcroît, lorsqu’il s’agit d’un pays étranger, dont l’on connaît si peu l’histoire millénaire et les évolutions modernes et récentes, l’humilité et la modestie s’imposent de facto à celui qui doit y exercer le métier -si noble- de reporter. La question que se pose tout professionnel averti: comment peut¬on concilier ses opinions partisanes, lorsque l’on «pige» pour un journal français «engagé politiquement», avec l’obligation de faire preuve de la plus stricte objectivité qui sied normale¬ment aux médias publics de l’audio¬visuel extérieur français (dont France 24 est censée être le vaisseau amiral) ?

C’est, semble-t-il, un exercice d’équilibriste auquel se livre quotidiennement la jeune correspondante de France 24, glissant imperceptiblement entre sujets du 20 Février, avant de dresser un portrait de la contestation de la jeunesse, tout en affirmant allègrement que «les militants ne s’arrêteront pas avant que le régime change».

La formidable latitude qui est don¬née à cette journaliste au Maroc par France 24 donne l’impression que rien ne se passe dans notre pays, si ce n’est les manifestations d’une poignée de contestataires, qui pourraient faire croire aux téléspectateurs que le pays est à feu et à sang, si l’on devait se référer uniquement à la couverture partiale et éminemment subjective de sa correspondante.

Peu importe l’avis de la majorité qui ne s’est pas exprimée, cette demoiselle n’a d’yeux que pour cette minorité qu’elle a voulu rendre visible, aidée en cela par les plans serrés des caméras, qui masquent mal la foule clairsemée. A ces techniques de couverture, bien connues des spécialistes de l’info-sensationnalisme, il faut ajouter un décrochage systématique entre l’image, lé titre et le contenu! Ceci caractérise malheureusement la couverture de France 24 et de sa correspondante d’un sceau partisan, voire idéologique, laissant penser à une prise de position claire et sans équivoque visant à promouvoir l’agenda de mouvements extrémistes de tous bords : une ingérence intolérable dans la vie politique marocaine !

Au Maroc, il rie se trouve donc pas un seul acteur politique ni associatif qui trouvent grâce aux yeux de France 24 et de sa «polyvalente» correspondante, celle-ci n’ayant de cesse de tendre son micro vers des manifestants en minorité. C’est là un parti-pris flagrant et une atteinte inacceptable à la déontologie et aux principes élémentaires de la profession de journaliste. Si Melle Westerhoff a, bien entendu, le loisir et la liberté de couvrir les manifestations au Maroc, elle a également le devoir de rendre compte de l’ensemble d’une réalité politique et sociale, autrement plus riche, complexe et plurielle, qu’elle ne veut bien le montrer, confortablement cachée derrière sa carte de presse.

Pour paraphraser Émile de Girardin,qui, dans une boutade, affirma que ce qui caractérise un « bon journaliste » c’est qu’il « ne lit qu’un journal, le sien, et dans ce journal, il ne lit qu’un article, le sien », l’on peut aisément en déduire que les seuls articles ou sujets que cette correspondante lit ou compulse sur le Maroc sont les siens, avec ce prisme si subjectif.

Il est à rappeler que, plus grave encore, les écrits ou la couverture de Melle Westerhoff ont pu avoir des conséquences dramatiques, montant les Marocains les uns contre les autres sur la question du Sahara.

En effet, le summum de la couverture partiale aura été atteint à l’automne dernier, lorsque, couvrant les événements dramatiques de Gdem Izik, la correspondante de France 24 a carrément pris position,reprenant une logorrhée qui ne déparerait pas le site Internet du Polisario, en affirmant : « 35 ans après l’annexion par le Maroc de cette Zone, beaucoup se sentent marginalisés sur leur propre terre et citoyens de seconde classe ».

Une phrase à rajouter à tant d’autres, qui sonnent toutes comme un manque de respect à la mémoire des membres de forces de sécurité tombés pour la patrie, lors du démantèlement de ce camp illégal.

Plus récemment, la « militante » de France 24 nous a livré une analyse du dernier discours royal, qui reflète une absence manifeste de compréhension du nouveau projet constitutionnel ainsi qu’une grille d’analyse commune à sa rédaction.

Cette lecture évacue systématiquement les composantes de la société civile et politique marocaine pour ne favoriser que les opposants les plus farouches et nihilistes et, en d’autres termes, les idées les plus radicales.

Face à ce traitement si particulier, partial et dénué de professionnalisme de l’information, l’on ne peut que se féliciter de la sagesse et de la clairvoyance observées jusque-là par les pouvoirs publics.En s’abstenant de toute réaction, peut-être est-ce là la plus belle réponse que fait le Maroc à cette politique de deux poids-deux mesures de la part de certains médias internationaux qui gagneraient à céder à plus d’objectivité et au respect de la déontologie et des règles d’éthique.

Si la responsabilité de Melle Westerhoff est patente et que son choix de sujets est toujours orienté vers le « micro-journalisme », il faut souligner ici que France 24 assume également la responsabilité des thèmes abordés à l’antenne et des commentaires dénués d’objectivité exprimés par ses reporters, confirmés au demeurant sur le plateau à Paris par d’obscurs experts.

Enfin l’observateur avisé ne peut que s’interroger sur le silence de la tutelle France 24 et sur la possibilité qu’une sombre cabale soit en train de se dérouler sous les yeux des autorités françaises. Ces dernières souffleraient-elles le chaud et le froid ?

Ali El ouattassi, citoyen

ADN et 21eme siecle

Il est clair que le régime Marocain se trouve en face du mouvement du 20 février en position de faiblesse et à court d'arguments pour convaincre. Il n'a pu trouver d'autre issue que de recourir à l'obscurantisme moyenâgeux des confréries religieuses chargées de déverser des hordes de supporters dans la rue qui n'ont certainement rien compris au discours du roi, prononcé dans une langue de bois. Le titre de Commandeur des croyants hérité des siècles lointains qui ont précédé Charlemagne n'a pas sa place dans le monde moderne d'aujourd'hui. La prétention d’un personnage sacré, descendant du prophète Mohammed, et s’élevant au-dessus des lois et du peuple a aussi été avancée par l’imam Khomeiny, surnommé l’Ombre de l’Eternel sur la Terre, et par Saddam après sa défaite dans la première guerre du Golfe lorsqu’il s’est trouvé contesté . Mais ils ne sont pas les seuls. On n'arrive pas à compter le nombre de ceux qui revendiquent une descendance du prophète, particulièrement en Iran et en Irak. Au Maroc elle est le monopole du roi. Seulement ces prétentions de descendance ne sont nullement étayées par des prélèvements d'ADN. Il serait peut-être temps de procéder de cette façon, vu les progrès de la science. D'ailleurs même si cette affiliation était prouvée, elle ne donne aux yeux de l'islam aucun privilège aux soi-disant descendants. Dans le Coran il est dit clairement que le prophète Mohammed n'est qu'un mortel pareil aux mortels qui l'ont précédé, même s'ils étaient prophètes. Parmi les mots célèbres rapportés sur le prophète lui-même et reconnus par tous ses biographes il faut signaler son appel à ses fidèles : Ne m’adorez pas, je ne suis qu'un humain comme vous tous. Le culte de la personne n’a donc pas de sources musulmanes. Elles sont plutôt dictatoriales. On retrouve ce culte dans l’Union Soviétique du temps de Staline, dans l’Allemagne de Hitler et les régimes dictatoriaux Arabes, même ceux farouchement antireligieux comme ceux de Saddam, Kadhafi, Assad, Ben Ali et d’autres. Donc, le vrai but du referendum dicté par Mohammed VI ne va nullement dans le sens de l'instauration d'un état moderne et démocratique. Il vise à renforcer davantage la suprématie de la personne du roi considérée comme sacrée et surhumaine. Le renforcement du rôle du premier ministre n'est que de la poudre aux yeux puisque même s’il sortait des urnes il devrait obéir à son maitre, le Commandeur des croyants. Les électeurs Marocains sont en face d’un stratagème qui leur demande de se ranger derrière le caractère religieux et islamique de l'état et de se plier devant l’infaillibilité du personnage mystique du roi planant au-dessus du suffrage universel, du premier ministre et de tous les corps constitués de la nation. Il faut bien se frotter les yeux pour croire qu’on n’est pas en train de rêver mais qu’on vit vraiment dans le XXIème siècle.

Marches a Rabat

je pense que les gens qui ont visulises les marches pro constitution a Rabat avaient les yeux ailleurs , j y etais des milliers de patriotes et que dire des autres villes Tetouan, la sud, etc...allons France 24 envoyez des vrais correspondants

S'il vous plais relativez

Les protestants du mouvement etaient au plus 7 milles alors que les pro constitution etaient 750 milles, mais dans voter article vous leur donnez beaucoups plus de poid, ils representent moins de 1% DES marocains.

LE PEUPLE A PARLER

LES 20 FEVRIERS SONT FINIS. PLUS PERSONNE NE VEUT D'EUX AU MAROC. NOUS SOMMES POUR ET AVEC NOTRE ROI. LA NOUVELLE CONSTITUTION NOUS SUFFIT AMPLEMENT. MERCI A NOTRE ROI. ET VIVE LE MAROC ET LE PEUPLE MAROCAIN. VIVE NOTRE ROI MOHAMED SADISS

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