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Halte au paludisme
Depuis 10 ans le paludisme recule mais à Madagascar, le combat est loin d’être gagné. Dans les hôpitaux, les résistances aux antipaludéens se multiplient. Sur les plages, les moustiquaires finissent à l'eau.
A l’hôpital de Maroanstetra, les antipaludéens coulent à flot. A la moindre fièvre, les médecins administrent de la quinine par perfusion. Dans cette région, le paludisme est endémique et resurgit souvent à la saison des pluies. De nombreux patients ont donc pris l'habitude de s'auto-diagnostiquer, ils achètent des médicaments au marché noir, peu chers et pas toujours efficaces.
Ces traitements faussent souvent le diagnostique des médecins. Ils peuvent aussi provoquer des résistances. D'après les dernières études, la chloroquine ne serait plus efficace sur 1 personne sur 5. Voilà pourquoi l'OMS recommande de nouvelles combinaisons thérapeutiques à base d'artémisine. Beaucoup plus efficaces, les ACT sont aussi vingt fois plus chers que les traitements actuels. Un défi pour un pays pauvre comme Madagascar où ces médicaments comme le Coartem sont aujourd'hui exclusivement réservés aux "touristes".
Pendent ce temps sur la plage, les moustiquaires se transforment en filet de pêche, au grand désespoir des ONG locales. Une moustiquaire dans l’eau, c' est en effet une de moins à la maison. D'après les dernières études, les moustiquaires imprégnées éviteraient une contamination sur cinq, notamment chez les enfants, la nuit. Leur utilisation est donc capitale.
Pour finir, direction Israël où les chercheurs ont mis au point un nectar irrésistible pour empoisonner les moustiques. A base de fruits et d’acide borique, l’ATSB est testé pour le moment dans des zones semi-désertiques. Les résultats sont édifiants, 90% de moustiques en moins en un mois. Economique et inoffensif pour les autres insectes, ce « cocktail anti-moustiques » pourrait être une arme efficace contre la propagation du paludisme.
































