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Le pays paralysé par une nouvelle grève générale contre l'austérité
Alors que le Premier ministre George Papandréou a exhorté lundi les députés grecs à voter le projet de budget d'austérité, une grève générale de 48 heures ralentit le pays.
AFP - La Grèce tournait au ralenti mardi au premier jour d'une grève de 48 heures comprenant coupures d'électricité et annulations de vols tandis que des milliers de manifestants sont descendus dans la rue pour protester contre un projet de budget d'austérité, en discussion au Parlement.
A part le métro, les transports en commun à Athènes ne fonctionnaient pas, et les rues restaient relativement vides, beaucoup de gens renonçant à venir travailler pour la 4e grève générale de l'année décrétée par les deux grands syndicats GSEE (salariés du privé) et Adedy (fonctionnaires).
Les grévistes protestent contre le plan pluri-annuel d'austérité 2012-2015, qui doit être voté mercredi et jeudi au Parlement, et prévoit de nouveaux sacrifices pour les Grecs, après la rigueur de 2010, surtout en matière d'impôts afin que le pays évite la faillite et puisse toucher une nouvelle aide financière vitale de ses partenaires européens et créanciers.
"Cette politique n'est pas seulement injuste mai aussi inefficace et sans issue", a déclaré le président de la GSEE Yannis Panagopoulos, au début du rassemblement des manifestants devant le siège du syndicat.
Aux cris de "le projet de loi ne va pas passer", les manifestants ont défilé dans le calme jusqu'à la place Syntagma.
Dans les aéroports, de nombreux vols intérieurs des deux compagnies grecques, Aegean et Olympic Air, ont été annulés.
Les dessertes maritimes reliant Le Pirée, principal port du pays près d'Athènes, vers les îles en mer Egée (est) n'ont pas eu lieu en raison de la grève lancée par certains syndicats de marins, qui ont empêché mardi matin les touristes à embarquer.
"Nous pensons que ces mesures sont mauvaises pour les ouvriers en général (...) ils baissent les salaires, ils baissent les retraites, et ils baissent les services sociaux", a déclaré à l'AFP Nicolas, employé du port et membre du syndicat du secteur privé des employés du Pirée.
Des banques étaient également fermées, les hôpitaux fonctionnaient avec du personnel d'astreinte tandis que les journalistes ont observé un arrêt de travail de cinq heures en début d'après-midi, ce qui a affecté journaux radiotélévisés et sites internet.
D'importantes forces policières, dont le nombre s'élevait à 4.000 selon les autorités, étaient déployées dans le centre de la capitale, tout en bouclant à la circulation le centre d'Athènes.
Le Parlement était entouré par des centaines de forces anti-émeutes. Une barrière était dressée devant l'entrée du bâtiment pour empêcher les manifestants de s'approcher.
"Tout le monde veut que cette barrière tombe aujourd'hui", a lancé Omiros, un jeune de 29 ans, employé. "Nous sommes comme des ânes, plus on les tape, plus ils deviennent déterminés", ajoute-t-il.
Mardi, les critiques sont venues également du gouverneur de la Banque de Grèce George Provopoulos selon lequel le plan d'austérité --que le Premier ministre a appelé solennellement à voter lundi soir en faisant appel à l'esprit patriotique des députés-- contenait trop de hausses d'impôts et pas assez de réduction de dépenses.
Sur la même ligne, Miranda Xafa, une économiste ancienne membre du conseil d'administration du FMI a estimé que le projet "est basé excessivement sur les impôts et pasz assez sur les réductions de dépenses" a-t-elle dit.
Sur la place Syntagma, en face du Parlement où campent le mouvement de protestation populaire des indignés depuis fin mai pour réclamer entre autre l'abandon du remboursement de la dette, une femme de 36 ans, Iamando en veut aux créanciers du pays: "Nous ne voulons pas de votre argent Europe. Laissez nous tranquille, s'il vous plait!" a-t-elle dit à l'AFP.
A Bruxelles, le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a encouragé au contraire le Parlement à voter les mesures d'austérité, "seul moyen" selon lui pour le pays d'éviter une faillite immédiate.


























Commentaires (4)
Greve en Grece
C'est extremement difficile a croire: quand l'on est au bord de la faillite, on paralyse la production, ce qui reduit en plus les chances d'avoir assez d'argent pour payer ses dettes. Se bruler a l'usage bonzo n'a jamais ete une façon intelligente d'expression, l'on peut protester avec un cout plus raissonnable, une fois mort, si l'on trouve une solution au probleme, ça vous atteindra pas.
alerte
les ouvertures de frontières à des peuples corrompus voilà le résultat, tout l'est est pourri par les régimes précédents, et l'on récolte le fruit de la saloperie des dirigeants et des centaines d'années de dictacte de régime nazi.
faire grève contre la faillite!
Les fonctionnaires Grecs, des nantis ( par raport à ceux qui n'ont rien!)qui ne veulent rien lacher, alors que leur pays ne peut même plus les payer!qu'ils fassent grève contre la faillite, ça la fera sans doute reculer!
Toujours le même refrain
Les riches s'en mettent plein les poches, ils acculent le pays à la faillite et c'est les pauvres qui payent et quand ils se rebelles, ont les mâtent à coups de matraques,ont les mets en prison dans n'importe quel endroit du monde c'est la même violence et la même stupidité des gouvernements. La terre est une cocotte minute remplie de haine, d'intolérance, de guerre, de crime contre l'humanité, de génocides, de corruptions, elle est rongée par le mal. L'amour, la paix, ces sentiments de sérénité où sont-ils à présent contre ce chaos qui détruit nos âmes.
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