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Economie

Un dernier vote attendu sur fond de tensions à Athènes

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/06/2011

À quelques heures du deuxième vote crucial sur les modalités de mise en oeuvre du plan d'austérité, la situation reste tendue à Athènes où des affrontements entre jeunes et policiers près du Parlement ont fait plus de cent blessés cette nuit.

REUTERS - Des heurts ont opposé des policiers grecs à des manifestants aux abords du parlement aux premières heures de jeudi, à Athènes, à quelques heures d'un nouveau vote décisif, portant sur les modalités de mise en oeuvre du plan d'austérité dont le principe a été adopté mercredi.
 
Des centaines de policiers anti-émeutes, qui ont eu recours aux gaz lacrymogènes, ont affronté matraque à la main et poursuivi des jeunes vêtus de noir, qui leur lançaient des pierres, qui ont saccagé des vitrines de magasins et mis le feu à certains bâtiments.
 
Le centre d'Athènes, autour de la place Syntagma sur laquelle donne le parlement, était envahi dans la nuit par la fumée des bombes incendiaires et par les gaz lacrymogènes. Les manifestants ont mis le feu à la poste située dans le bâtiment où se trouve aussi le ministère des Finances, et ont tenté d'incendier une banque. De l'autre côté de la place, l'hôtel de luxe King George a été évacué.
 
Toute la journée, des milliers de Grecs avaient manifesté dans le centre d'Athènes tandis que les députés s'apprêtaient à voter. Des médecins mobilisés du côté des manifestants ont dit avoir soigné au moins 25 personnes pour des blessures légères et des centaines d'autres pour des problèmes respiratoires, dans la station de métro Syntagma. Au moins 40 policiers ont été blessés, selon le syndicat de la police.
 
A la nuit tombée, la situation s'est aggravée. Un député socialiste qui sortait du parlement escorté de cinq policiers a été violemment pris à partie par une vingtaine de manifestants qui ont jeté des projectiles divers dans sa direction.
 
La police a fait état de onze arrestations.

NOUVELLE TRANCHE D'AIDE

 
Le parlement doit reprendre ses débats à 09h30 locales (06h30 GMT) et le vote sur le second volet du plan d'austérité - ses modalités d'application - n'est pas attendu avant 14h00 (11h00 GMT).
 
Le premier volet - concernant la hausse des prélèvements obligatoires, la réduction des dépenses publiques et une vague de privatisations - a été adopté mercredi par une courte majorité de 155 voix contre 138 par les 300 parlementaires de la chambre. Cinq élus se sont abstenus; deux étaient absents.
 
Une élue de l'opposition de droite, Elsa Papadimitriou, a rompu la consigne de vote de son parti opposé au plan et joint sa voix à celles du Parti socialiste, compensant la défection du député socialiste Panagiotis Kouroublis. Celui-ci a été aussitôt exclu du Pasok.
 
L'objectif du gouvernement socialiste de George Papandréou est dégager 28 milliards d'économies sur cinq ans.
 
L'adoption des deux volets est requise par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) pour le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide, de 12 milliards d'euros, dans le cadre du plan d'aide de 110 milliards d'euros consenti à la Grèce en mai 2010.

"Il est maintenant temps de relever le défi historique, de se tourner vers l'avenir et de le garantir pour les prochaines générations", avait dit Papandréou aux députés avant le vote de mercredi.
 
"Aujourd'hui, un pas significatif a été franchi, demain, un second aura lieu et dimanche, je serai en mesure de me rendre à la réunion de l'Eurogroupe avec des références crédibles pour notre pays", a déclaré après le vote son nouveau ministre des Finances, Evangelos Venizelos.

Première publication : 30/06/2011

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