Dernière modification : 08/12/2011 

- Afghanistan - Enlèvement - France - Taliban


Ghesquière et Taponier assurent ne pas avoir pris de "risques inconsidérés"

Arrivés ce matin en France, les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont raconté leurs conditions de détention dans les montagnes afghanes. Ils sont également revenus sur la polémique autour des conditions de leur enlèvement.

Par FRANCE 24 (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Visiblement très émus, les deux journalistes français, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ont pris la parole une deuxième fois ce jeudi. Ils se sont exprimés en début d'après-midi depuis le grand hall de France Télévisions au milieu de milliers de collègues, tous réunis pour fêter leur retour.

Hervé Ghesquière est revenu sur la polémique qui a entouré les conditions de leur enlèvement, il y a 18 mois, dans la vallée de la Kapisa en Afghanistan. "J'ai entendu, sur des chaînes de télévision, des analystes et d'anciens reporters de terrain dire : 'l'armée française les avait bien prévenus, ils allaient au devant de graves problèmes, de graves périls.' C'est absolument faux. Personne ne nous a rien dit. Que cela soit clair", a-t-il affirmé.

Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Élysée, avait en effet dénoncé quelques jours après l'enlèvement des deux journalistes l'"imprudence vraiment coupable" dont ils auraient fait preuve. Les reporters "avaient été très clairement mis en garde", avait-il assuré, déplorant qu’ils fassent "courir des risques à beaucoup de nos forces armées".

Une analyse clairement démentie par Hervé Ghesquière."On n'est pas allé à l'aventurette pour risquer nos vies. Non ! [...] On n'a pas pris des risques inconsidérés".

"Il faut continuer à aller en Afghanistan"

"Je crois qu'il faut continuer à aller en Irak, je crois qu'il faut continuer à aller en Afghanistan, a-t-il ajouté. Ne pas toujours être dans le même lit que l'armée. Il faut que l'on ait aussi un autre point de vue. Cet autre point de vue, c'est aller là où on est allé, et où plein d'autres journalistes vont. Oui, il y a une petite prise de risque supplémentaire."

Arrivés peu avant 9 heures (heure de Paris) à l'aéroport militaire de Villacoublay, en région parisienne, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont raconté les conditions dans lesquelles ils ont été détenus. Outre leur famille, de nombreux journalistes, des collègues de France 3 et des membres de leur comité de soutien étaient venus les accueillir à l'aéroport.

"On représentait quelque chose d’important pour [nos ravisseurs], a expliqué Stéphane Taponier devant cette petite foule. Nous n'avons jamais été menacés ou maltraités, ce sont surtout les conditions de vie qui étaient très difficiles". "Les conditions de vie, c'est être enfermé 23h45 sur 24, deux sorties pour aller aux toilettes à l'aube et le soir, une nourriture pas spéciale otages, mais une nourriture spéciale montagnes afghanes, c'est-à-dire très peu à manger, toujours la même chose", a poursuivi Hervé Ghesquière.

Celui-ci a également évoqué "quelques problèmes de santé mineurs" et de la fatigue, mais précisé qu'ils avaient fait preuve d'un "moral d'acier". Les deux reporters ont été séparés pendant huit mois, du 13 avril au 13 décembre 2010.

À deux reprises, Hervé Ghesquière a rappelé son envie de continuer à exercer sa profession de reporter. "Pour ma part, et pour celle de Stéphane je crois aussi, on continuera à faire notre boulot de journaliste comme d'habitude", a-t-il indiqué.

"Personne ne nous a rien dit"

"La France ne paie pas de rançons" 

À la descente de l'avion, les deux anciens otages ont été salués par le président Nicolas Sarkozy, son épouse Carla, ainsi que par les ministres des Affaires étrangères Alain Juppé et de la Défense Gérard Longuet. "Je voudrais dire combien nous avons été heureux d'accueillir ce matin nos deux compatriotes, si lâchement et si injustement retenus pendant de très longs mois", a indiqué un peu plus tard le chef de l'État français. 

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier avaient été enlevés avec leurs accompagnateurs par des Taliban le 30 décembre 2009 à 60 km de Kaboul, dans la vallée de la Kapisa, alors qu’ils tournaient un reportage pour le magazine "Pièces à conviction". Une fois remis aux militaires français, les deux journalistes ont été conduits mercredi en début de soirée en hélicoptère à l'ambassade de France à Kaboul depuis la base militaire de Tagab (dans l'est de l'Afghanistan). Ils sont ensuite montés dans un avion officiel français pour faire route sans escale jusqu'à l'aéroport militaire de Villacoublay. 

Interrogé sur les circonstances de la libération de deux journalistes lors d'une brève déclaration à la presse, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé que "La France ne paie pas de rançons". Plus tôt dans l'après-midi, l'Elysée avait également nié qu'une rançon ait été versée.

Dans un communiqué publié ce jeudi, les Taliban affirment de leur côté que la libération des deux otages français et de leur accompagnateur afghan a été obtenue en échange de la remise en liberté d'un certain nombre d'insurgés. Les Taliban n'ont pas précisé qui aurait libéré ces combattants, ni où ils étaient détenus.

La France verse-t-elle des rançons aux ravisseurs ?
Par Jonathan WALSH, le 29/06

 

 

 

Commentaires (21)

merci ?

pas une seul fois on les a entendu dire " merci a la france de les avoir libéré"

félicitation à nos deux héros

par le bref du sujet je suis très fier de nos deux héros car je n'y croyer plus ils font un metier trés dur et risque leurs vies ils sont revenue si populaire et en pleine forme et aussi tire ma considération aux journal de 20 heures sur france 2 qui ne les oublier pas et aussi celui de 13 heures

libération, mais interdiction de parler

tant mieux qu'ils soient libérés
après le bb présidentiel, la libération post élections
je l'avais annoncé il y a plus d'un mois
quand je pense qu'on censure ici alors qu'il s'agit de confrères qu'on a laissé mijoter pour les sortir au moment qui sert la stratégie électorale, ça me dégoute
elle est belle la liberté de la presse, en fait il n'y en a pas...

Ghasquière et Taponier

après le bb présidentiel, la libération post élections
je l'avais annoncé il y a plus d'un mois
quand je pense qu'on censure ici alors qu'il s'agit de confrères qu'on a laissé mijoter pour les sortir au moment qui sert la stratégie électorale, ça me dégoute
elle est belle la liberté de la presse, en fait il n'y en a pas...

Risques inconsidérés ?

Tout étant relatif bien sûr , si ces journalistes n'ont pas pris de risques inconsidérés alors pourquoi un tel battage ? A moins bien sûr que leur "" enlèvement" ne soit qu'une "" mascarade""!
Leurs familles apprécieront certainement leur point de vue!

Risques inconsidérés ?

Tout étant relatif bien sûr , si ces journalistes n'ont pas pris de risques inconsidérés alors pourquoi un tel battage ? A moins bien sûr que leur "" enlèvement" ne soit qu'une "" mascarade""!
Leurs familles apprécieront certainement leur point de vue!

Ghasquière et Taponier

C'est sans nul doute une belle victoire pour tous:les ravisseurs,les négociateurs et les journalistes qui apprirent à s'habituer dans un environnement pas ordinaire.C'est aussi une preuve de la sagesse des hommes malgré leurs conflits.Vive la diplomatie, vie la liberté,vive la solidarité,vive la paix entre les hommes et les peuples!

Soulagement

Notre grand soulagement est de ne plus entendre parler tous les jours de la captivité de ces deux personnages qui ont fait courir des risques aux soldats français dont le métier, quoi qu'on en dise, n'est pas de mourir pour couvrir l'inconscience des journalistes en mal de scoop. Que ces messieurs se reposent bien, certains reposent pour l'éternité.

Ghesquière et Taponier

Il fallait s'y attendre,ils ont mobilisés les militaires et les Services pendant 1 an et demi, et dès que ceux-ci les ont libérés ils nous disent ne pas être dans le même lit.....Ils disent également ne pas avoir été prévenus alors que qq.jours avant ils sont allés dans ce village sous bonne escorte militaire.Ils avaient terminé leur reportage c'est donc une prise de risque inutile surtout si l'on connait un peu ces situations d'insurrection.
Que d'ingratitude au nom d'une "idéologie".

LES EX OTAGES

Ils sont sympathiques et surement de bons journalistes... Mais
devait il aller au delà de ce que FR 3 leurs demandait? leurs
libération a couté trés cher aux Français, et beaucoup de temps
passé par les autorités à les défendre, il y a une certaine inconscience dans leurs comportement... Cela étant posait, nous
sommes heureux de leurs retour...

LIBERATION DE HERVE ET DE STEPHANE

je suis très heureux de la liberation des deux talentueux journalistes. Qu'on ne peut pas faire omelette sans casser des oeufs.Cependant faudra que les autorités françaises sassent que les mentalités ont beaucoup evolués. nous ne sommes plus à l'antiquité.Un vieux adage dit qu'on ne peut pas faire des omelettes sans casser des oeufs c'est insulté l'intelligence des gens. C'est simplement et purement du dilatoire du dilatoire.

Libération de Ghesquiere et Taponier

Ces gars là faisaient un boulot pour lequel ils etaient payés -
Ce boulot comportait des risques connus et acceptés par eux - C'etait leur choix -
Alors,je ne vois pas pourquoi en faire tout un plat ! ! !

ON VIT VRAIMENT DANS UN MODE FORMIDABLE

Bonjour

Moi aussi je suis ulcéré par cette mascarade qui voit et ceci bien heureusement rentrer des français en captivité après 547 jours au frais de la princesse taliban 547 jours payés par france télévision pour des vacances forcées tout en cotisant des points de retraite 547 jours payés par la redevance télé et par une partie des recettes publicitaires que nous payons aussi 547 jours et une rançon payée pour leur libération par l'état donc nous encore 547 jours pour n'avoir même pas un reportage 547 jours qui feront surement l'objet d'un bouquin dont les fonds ne seront pas réversés aux victimes que nous sommes 547 jours et pas un mot sur les 63 soldats qui ne sont pas rentrés dans leur famille et dont on a oublié les noms
L'époque est vraiment formidable....

A qui la faute

Si on ne peut que se réjouir de l'issue heureuse pour ces deux journaliste, j'ose espérer qu'un enquête sera menée, si cela n'a déjà pas été fait, par les services compétents de l'état dans le sens ou il ne faut pas nous prendre pour des C.... Croyez vous un seul instant que des journalistes avertis comme ils le prétendent ne sachent pas qu'ils étaient dans une région non sécurisée et que non seulement ils ont mis leurs vies mais également celle de nos soldats en danger hier et encore aujourd'hui car ne nous leurrons pas, rançon il a du y avoir et libération de talibans également, mais que l'état ne peut avouer pour ne pas faire de surenchère avec les autres otages encore détenus dans le monde. Et que vont faire ces braves talibans qui d'après ces deux journalistes étaient avenants e bien acheter des armes pour pouvoir attaquer nos soldats. Il me semble que j'avais lu sur internet que leur mission était terminée que leur avion les tendait pour rentrer, mais qu'ils avaient décidé de poursuivre non pour voir l'envers du décor, mais apporter leur soutien à ces peuples oppressés par les les occupants d'ailleurs un général français s'en était fait l'écho. La presse n'a pas démenti comme elle n'en a pas dit un mot. Qui ne dit rien consens. Si ces deux journalistes avec le consentement de leur direction ont commis des erreurs alors il faut que tout le monde paient. Les français si ils veulent être informé ne demandent pas la prise de risques inconsidérés, ni de savoir comment vont nos ennemis.

pas de rancon mais libération de prisonniers

"Ne pas toujours être dans le même lit que l'armée" alors ne demandez plus l'aide de l'armée pour vous protéger pendant vos déplacements!
"La France ne paie pas de rançons" non elle libère des prisonniers... des chefs de guerre capturé par l'armée française
au péril de la vie de militaires
"Personne ne nous a rien dit" mais on sait tous qu'en Afghanistan la vallée de Kapisa s'est un Club Med!! Franchement vue ou traînent les journalistes, ils le savaient pertinemment!

une voix un son

Je suis trés content que ces journalistes soient libérés . Mais leurs déclarations sont sujettes à caution, pour se justifier l'interpretation peut être differente pour le scoop de leur carriere et maintenat nous allons voir se que font les chaines publiques pour les autres otages francais. C'est l'objectivité.

hevé et stéphane et le journalisme

il est vrai que ceux ou celles qui prennent ce métier comme carrière,savent en même temps les risques encourus.PAR contre nous savons que ce sont tous nos ressortissants de chaques pays,mais est ce normal,qu'a chaque coup c'est les états qui soyes pris en ôtages,soit payer,soit,faire des échanges, car le journalisme certes ,mais tous les métiers du monde en pays étrangers surtout comme ceux ci ont des risques,pour moi tout simplement ont as qua laisser avec leurs problèmes,point barre,c'est ce qu'ils veulent

Et aprés?

Ils ont été prévenu pendant leur reportage avec les forces françaises. En bon journaliste ils savaient forcément. Dans leur futur travail de journaliste maintenant libéré se rappelleront-ils que nos impôts ont payé lourdement leur envie d'informer. Que des hommes sont morts pour eux. Que des hommes vont mourrir avec des armes que leur rançon va payer. Que les talibans qu'on a libéré pour eux vont pouvoir tuer nos soldats. La république et ses soldats ont fait leur travail. J'espère qu'ils verseront une partie des dividendes de leur futur récit aux association soutenant les familles de nos morts au combat et aux bléssés.

les 2 zigotos

tout a fait d'accord avec onsefoutdenous

libération

j'appelle tous ceux qui ont été outrés par cette impudeur,par cette indecence vis à vis des autres otages,par ce cirque médiatique que fut leur retour tout ceci A NOS FRAIS de se rassembler, de porter un ruban jaune et de demander à ces 2 imbéciles de rembourser intégralement à l'état et par voie de conséquence à nous couillons de contribuables et aussi leurs employeurs,(parceque nous sommes leurs employeurs!!!) la somme ENORME que leur connerie nous a couté, et, bien sur nous demandons à Mme LUCET, de leur rappeller tous ls jours qu'ils nous doivent cette somme

De qui se fout-on?

Qd on va en Afghanistan, on connait les risques. Qd on est journaliste, on sais trouver l'information - sur l'Afgha, c'est pas ce qui manque (ANSO, UNDSS, Reporters sans frontière etc...). Maintenant prétendre ne pas avoir sur que de se balader entre Kapisa et Surobi posait des dangers réels , ben les mecs, changez vite de boulot. Une enorme tartufferie et surtout un manque de professionnalisme total. Qd on prétend être à même de rapporter ce qui se passe dans des zones difficiles, et bien on fait en sorte de bien être mesure de la fire, c'est à dire de ne pas se faire tuer ou enlever. Alors certs, je suis heureux de voir ces deux journalistes libérés, enfin. Mais un réel débat sur la déontologie journalistique, en ce qui concerne la prise de risque qui doit être assumée. Plus avant, la question - toujours en suspend - du paiement d'une éventuelle rançon pose un problème majeur. payer est encourager les enlévemenbt - et pas qu'en Afghanistan...
Héros, les deux, je ne crois pas. Malheureux, ok.
Maintenant j'aimerai voir une mobilisation au moins aussi importante pour les 5 "non-journalistes" enlevés au Niger et sur les 3 Humanitaires kidanppés qu Yemen - mais bon, puisqu'ils ne font pas partie de la corporation, c'est forcément moins médiatique....

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