Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

La France va-t-elle rendre à Alger les crânes d’Algériens du XIXème siècle ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Les 7 mercenaires", il était une deuxième fois dans l’Ouest

En savoir plus

FACE À FACE

Les révélations de Buisson, nouveau coup dur pour Sarkozy ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Opep : le bras de fer entre l'Arabie saoudite et l'Iran continue

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Shimon Peres, ou la bataille "domquichottesque" pour la paix"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Nicolas Sarkozy, ses amis, ses affaires, ses emmerdes"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Investiture d'Ali Bongo au Gabon , l'opposition dénonce un "coup d'Etat électoral"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Débat Trump vs Clinton : les réactions sur la Toile

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Débat Juncker - Schulz : "Quel avenir pour l'Europe ?"

En savoir plus

Afrique

Querelle entre Paris et Moscou sur le parachutage d'armes en Libye

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/07/2011

En visite à Moscou, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a assuré à son homologue russe avoir informé l'ONU ainsi que l'Otan de la livraison d'armes aux rebelles en Libye.

AFP - La France a informé l'Otan et le Conseil de sécurité de l'ONU de ses livraisons d'armes aux rebelles en Libye, a déclaré vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, lors d'une visite à Moscou.

"Récupérez ces armes" demande Kadhafi

"Nous nous situons exactement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité" de l'ONU, a estimé le ministre, interrogé sur les critiques russes au sujet de ces livraisons d'armes.

"Nous avons informé le Conseil de sécurité et nos partenaires de l'Otan", a-t-il ajouté, alors qu'on lui demandait si la France avait pris cette décision unilatéralement ou en consultant ses partenaires.

"Nous avons sur ce point des divergences (avec la Russie), cela ne nous empêche pas de travailler ensemble", a poursuivi M. Juppé.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s'est montré critique au sujet des largages d'armes françaises à la rébellion luttant contre le régime de Mouammar Kadhafi, dénonçant les différentes "interprétations" de la résolution de l'ONU autorisant le recours à la force pour protéger la population civile.

"Actuellement, une situation très désagréable existe, (les résolutions sur la Libye) peuvent être interprétées n'importe comment", a-t-il relevé.

"Alain Juppé a répondu à ma question, et sa réponse était que, dans la résolution 1973, il y a un paragraphe 4 qui permet à n'importe qui de faire n'importe quoi et pour n'importe quelle raison", a ironisé Sergueï Lavrov.

Le résolution autorise le recours à la force pour faire respecter une zone d'interdiction de vol afin d'empêcher des attaques aériennes visant les civils.

"Les Etats membres concernés devront informer immédiatement le Secrétaire général de l'ONU et le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes (...) sur les mesures prises a cet effet", est-il inscrit dans le paragraphe 4 critiqué par M. Lavrov.

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a par ailleurs assuré vendredi, à l'antenne de la radio France Inter, que Paris n'avait livré que des "armes d'autodéfense" aux rebelles.

Paris avait confirmé jeudi une information du quotidien Le Figaro qui révélait que la France avait livré des armes aux rebelles libyens. L'état-major des armées françaises a expliqué avoir parachuté des armes légères, c'est-à-dire des armes individuelles, "fusils-mitrailleurs, lance-roquettes", mais démenti la livraison de missiles anti-chars.

Sur la dossier de la répression de la contestation en Syrie, la France et la Russie ont campé sur leur désaccord, Paris jugeant une résolution de l'ONU nécessaire et Moscou continuant de s'y opposer.

"Le Conseil de sécurité ne peut pas ne pas s'exprimer sur la situation pour appeler à une cessation des violences en Syrie", a jugé M. Juppé.

Sergueï Lavrov a défendu une position radicalement opposée: "Pour le moment, au Conseil de sécurité, il n'y a aucune urgence sur la nécessité d'adopter un projet de résolution sur la Syrie".

Première publication : 01/07/2011

COMMENTAIRE(S)