Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Frédéric Tissot, ancien consul général de France à Erbil

En savoir plus

FOCUS

La charia a-t-elle sa place dans le droit britannique?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Rwanda : les juges français mettent fin à l'instruction sur la mort de l'ex-président Habyarimana

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Quel avenir pour la SNCM?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Résilience brésilienne"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Raids aériens, roquettes et propagande

En savoir plus

  • "Gaza est sur le fil du rasoir", l’ONU se réunit en urgence

    En savoir plus

  • Vidéo : ramadan sous tension pour les musulmans de Pékin

    En savoir plus

  • L'Argentine rejoint l'Allemagne en finale du Mondial

    En savoir plus

  • Tueur à gage et flèche empoisonnée : les mystères de la tuerie de Chevaline

    En savoir plus

  • "Le gouvernement de Netanyahou instrumentalise l’assassinat des trois Israéliens"

    En savoir plus

  • Tour de France : Chris Froome, vainqueur du Tour 2013, abandonne

    En savoir plus

  • Terrorisme : la France se protège contre "les loups solitaires"

    En savoir plus

  • Soudan du Sud : la trahison des héros de l’indépendance

    En savoir plus

  • Rwanda : clôture de l’enquête française sur l’attentat contre Habyarimana

    En savoir plus

  • Les Femen poursuivies pour avoir dégradé les cloches de Notre-Dame de Paris

    En savoir plus

  • Cinquante-trois cadavres découverts par l’armée dans le centre de l’Irak

    En savoir plus

  • Jean-Baptiste de Franssu, un Français nommé à la tête de la banque du Vatican

    En savoir plus

  • Mondial-2014 : en Allemagne, une victoire jugée "inimaginable”

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : les deux candidats revendiquent la victoire

    En savoir plus

  • La Coalition nationale syrienne a élu un nouveau chef

    En savoir plus

Moyen-orient

Damas limoge le gouverneur de Hama au lendemain d'une mobilisation record

©

Vidéo par Isabelle DELLERBA

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/07/2011

Ahmad Khaled Abdel-Aziz a été démis de ses fonctions par le président Bachar al-Assad ce samedi. La veille, un demi-million de manifestants étaient dans les rues de Hama, au nord du pays, pour réclamer la chute du régime syrien.

AFP - Le régime syrien a limogé samedi le gouverneur de Hama au lendemain du déroulement dans cette ville du nord de la plus grande manifestation depuis le début de la contestation, que les autorités continuent de réprimer dans le sang, avec 28 civils encore tués vendredi.
              
Ahmad Khaled Abdel-Aziz a été démis de ses fonctions de gouverneur par un décret du président Bachar al-Assad, a annoncé l'agence officielle Sana sans donner d'autres précisions.
              
Au cours de la journée de mobilisation de vendredi, baptisée "Dégage !" par les militants pour la démocratie, à l'intention du président Assad, Hama a été le lieu de "la plus grande manifestation contre le régime" depuis le début du mouvement de contestation, le 15 mars, d'après le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme Rami Abdel-Rahmane.
              
Les manifestants, au nombre d'un demi-million au moins, a-t-il dit, s'étaient rassemblés sur la place al-Assi, lieu de rendez-vous traditionnel des contestataires.
              
Le défilé s'était étiré sur "plus d'un kilomètre" et aucune présence des forces de sécurité n'avait été constatée, avaient précisé les militants.
              
Hama, agglomération située à 210 km au nord de Damas, avait été en 1982 le théâtre de répressions ayant fait 20.000 morts lorsque le mouvement interdit des Frères musulmans s'était soulevé contre le régime d'Hafez al-Assad, le père de l'actuel chef de l'Etat.      
                  
Lourd bilan humain
              
      
Au total, 28 civils ont été tués vendredi par les forces de sécurité qui ont tiré sur les manifestants dans plusieurs villes, a annoncé samedi l'Organisation nationale des droits de l'Homme.
              
Le bilan le plus lourd a été enregistré à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, en proie à une offensive de l'armée depuis plusieurs jours, où "16 personnes" ont péri, selon cette ONG dirigée par Ammar Qorabi.
              
Elle a en outre fait état de huit morts à Homs (centre), de deux à Damas, d'une personne tuée dans la ville côtière de Lattaquié, et d'une autre à Alep (nord), capitale économique et deuxième ville de Syrie.
              
Vendredi, "les manifestants ont défilé dans au moins 268 régions en Syrie, contre 202 la semaine dernière", a affirmé M. Qorabi dans un communiqué.
              
Leur nombre, des centaines de milliers, "a été un des plus importants" depuis le début des protestations sans précédent contre le pouvoir.
              
A Homs, à 160 km au nord de la capitale syrienne, "plus de 100.000 personnes" ont participé aux protestations, a raconté un militant des droits de l'Homme.
              
"Des chars de l'armée ont pénétré dans le quartier de Baba Amr", a déclaré le numéro un de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme Rami Abdel-Rahmane.
              
Un autre militant a fait état de l'"arrivée de chars de l'armée aux abords du quartier de Bab Sebaa".
              
Pour sa part, la télévision officielle syrienne a signalé deux blessés dans les rangs des forces de l'ordre à Homs.
              
Dans le même temps, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à la sortie des mosquées à Deir Ezzor (est) ainsi que dans la région de Jabal al-Zawiya (nord-ouest), où les militaires ont déclenché mardi une offensive, a fait savoir le président de la Ligue syrienne des droits de l'Homme Abdel-Karim Rihaoui.
              
A Salamié, au sud-est de Hama, environ 10.000 personnes ont manifesté, des cartons rouges à la main, pour symboliser leur volonté de voir le président s'en aller, et scandant "dégage! Dégage !" à son adresse.
              
De son côté, la télévision officielle a montré des rassemblements destinés à soutenir le chef de l'Etat à Alep et à Soueida (sud). Les personnes présentes agitaient des drapeaux syriens et scandaient : "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
              
"Le peuple syrien connaît sa voie; il a une vision claire, il n'acceptera pas moins qu'un véritable changement politique. Il sait que le changement signifie la chute du régime et le régime le sait très bien", a dit Yassine Haj Saleh, une figure de proue de l'opposition, aux comités de coordination de la Révolution qui chapeautent les manifestants.
              
"Malgré la solution sécuritaire choisie par le régime et l'encerclement des villes (...), le régime n'a pas réussi à arrêter les manifestations, ni à amener les insurgés à faire usage de violence. Le message est le suivant : la Révolution syrienne est et demeurera pacifique", a affirmé Mazen Darouiche, un militant des droits de l'Homme.
              
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a, quant à elle, dénoncé vendredi "l'incohérence" du pouvoir syrien, qui a autorisé une réunion d'opposants, lundi à Damas, avant de procéder à de nouvelles répressions.
              
"Il est parfaitement évident que le temps presse pour le gouvernement syrien", a-t-elle souligné, donnant le choix au régime entre "un processus politique sérieux" et "une résistance de plus en plus organisée."

Première publication : 02/07/2011

  • SYRIE

    Forte mobilisation pour assister aux funérailles des dizaines de civils tués à Hama

    En savoir plus

  • SYRIE

    Des dizaines de manifestants tués par les forces de l'ordre à Hama

    En savoir plus

  • SYRIE

    La contestation atteint Alep, l'armée étend ses opérations dans le Nord

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)