Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

Afrique

Ben Ali écope d'une nouvelle condamnation à 15 ans et demi de prison

Vidéo par David THOMSON , Gary GRABLI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/07/2011

L'ex-président tunisien a été condamné par contumace à 15 ans et demi de prison pour détention d'armes et de stupéfiants par la justice tunisienne. Il avait été condamné le mois dernier à 35 ans de prison pour détournement de fonds.

AFP - L'ex président tunisien Ben Ali a été condamné lundi par contumace à 15 ans et demi de prison pour détention d'armes, de stupéfiants et de pièces archéologiques, à l'issue d'un procès déserté par ses avocats qui estimaient les droits de la défense bafoués.

Le président déchu réfugié en Arabie Saoudite a également été condamné à une amende de 108.000 dinars (environ 54.000 euros) dans cette affaire dite du "palais de Carthage".

Les peines (10 ans pour détention de stupéfiants, cinq ans pour détention d'armes et 6 mois pour détention de pièces archéologiques) ont été cumulées.

La cour a délibéré six heures avant de rendre son verdict.

Le procès s'était ouvert dans la matinée sur un coup d'éclat des avocats de la défense commis d'office, qui ont quitté le procès en estimant que leurs droits étaient bafoués. Me Hosni Béji, l'un des avocats, avait exhorté le tribunal à "étudier le dossier avec sérieux", assurant oeuvrer pour ramener son client devant la cour, mais le tribunal avait rejeté sa demande de report du procès.

Avant même l'énoncé du verdict, M. Ben Ali a, par la voix de son avocat libanais Akram Azouri, rejeté ce procès comme "inexistant" et dénoncé une "calomnie politique".

"Le procès d'aujourd'hui s'inscrit dans le cadre de la calomnie politique contre le président Ben Ali pour le dépeindre aux yeux de l'opinion publique comme un trafiquant de devises, de drogues et d'armes", a déclaré Me Azouri dans un communiqué.

"J'espère que quand notre client sera là, il sera jugé en bonne et due forme. Ce procès n'a pas été un procès exemplaire de notre point de vue", a réagi de son côté Me Bachir Mahfoudhi, l'autre avocat tunisien commis d'office qui avait quitté l'audience.

L'affaire du "Palais de Carthage" concerne la saisie de deux kilos de résine de cannabis, d'armes et de pièces archéologiques dans le palais présidentiel de la banlieue de Tunis, après la fuite de M. Ben Ali le 14 janvier.

Au cours du procès, le procureur a énuméré les pièces saisies et le chef de la brigade des stupéfiants a ouvert une valise contenant la résine de cannabis, ainsi qu'une enveloppe à bulles portant la mention "Drogue". Le mot a été écrit de la main du président déchu, a affirmé le juge.

Le verdict est tombé dans une salle vide de public, à l'exception de journalistes, loin de l'atmosphère surchauffée du premier procès le 20 juin dernier.

M. Ben Ali avait alors été condamné par contumace à 35 ans de prison et 45 millions d'euros, avec son épouse Leïla Trabelsi, pour détournement de fonds.

Le procès de ce lundi ne faisait l'objet que de quelques lignes dans la presse tunisienne, illustrant une certaine lassitude vis à vis d'une procédure qui reste très formelle en l'absence de l'accusé.

"C'est à l'image de ce qui se passe le pays, c'est une pièce de théâtre de plus!", constatait, amer, un jeune de 20 ans, Ali Ayouni, originaire de Regueb, une ville du gouvernorat de Sidi Bouzid (sud-ouest) où avait commencé la révolte contre le régime de Ben Ali en décembre 2010.

Pas moins de 182 affaires, dont les homicides de 300 personnes durant la révolution, sont instruites par la justice contre l'ancien président tunisien.

Les autorités saoudiennes ont jusqu'à présent fait la sourde oreille aux demandes de la Tunisie d'extradition de M. Ben Ali.

Première publication : 04/07/2011

  • TUNISIE

    La justice condamne d'entrée de jeu les époux Ben Ali à 35 ans de prison

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Le procès des époux Ben Ali, une mascarade politique ?

    En savoir plus

  • TUNISIE

    "Un débat politique vraiment nouveau n'a pas encore émergé"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)