Dernière modification : 04/07/2011 

- Économie européenne - Grèce - Zone euro


Les trois scénarii possibles en cas de débâcle grecque

Les trois scénarii possibles en cas de débâcle grecque

L’agence de notation Standard & Poor’s assimile les modalités du plan de sauvetage européen à un "défaut de paiement sélectif" de la Grèce. Athènes semble en effet de plus en plus menacé par une faillite… Tour d’horizon des scénarii possibles.

Par Sébastian SEIBT (texte)
 

Standard & Poor’s n’y croit plus ? Malgré les 12 milliards d’euros que l’Europe et le FMI ont décidé ce week-end de prêter à la Grèce pour faire face à ses échéances immédiates, et malgré le plan de sauvetage proposé par la France et son secteur bancaire, l’agence de notation estime que toute cette histoire va mal finir. Standard & Poor’s a annoncé ce lundi que la Grèce n’échapperait probablement pas à un défaut de paiement sélectif.

Est-ce à dire qu’Athènes est condamné à faire faillite, quoi qu'il advienne ? Pas tout à fait. Car si le malade grec se rapproche dangereusement de la phase terminale - si l'on s'en tient au diagnostic des agences de notations -, celle-ci peut se traduire par différentes formes de faillites. Explications.

Le défaut de paiement total : C’est le pire des scénarii. La faillite signifie que la Grèce décide de ne pas rembourser les 340 milliards d’euros de dette détenue par le FMI, la BCE et les investisseurs privés.

Si ce constat paraît simple, les conséquences possibles sont plus complexes. Le principal effet de ce type de faillite serait d'empêcher la Grèce d'emprunter sur les marchés financiers. "C’est très dur car tous les pays, des plus riches comme l’Allemagne au plus pauvres comme la Grèce, lèvent chaque année de l’argent sur les marchés pour se financer", explique Julia Cagé, chercheuse à l’École d’économie de Paris et à l’université de Harvard.

Les marchés risqueraient, en outre, de penser que si la Grèce a pu faire défaut, cela pourrait arriver à d’autres pays. Conséquence : les taux d’intérêt pour des États lourdement endettés comme le Portugal, l’Espagne ou même la France pourraient exploser. Enfin, les institutions financières (banques, assurances etc.) ressentiraient l’onde de choc : bons nombres d’investisseurs privés ont pris des assurances contre le risque de faillite – appelés CDS (Credit default swap) – qui se déclencheraient alors automatiquement. Ce seraient donc ces institutions financières qui seraient amenées à rembourser ce que la Grèce ne peut pas payer…

Le défaut de paiement sélectif : C’est la prévision de Standard & Poor’s. "Cela signifie que seulement une partie de la dette va être traitée", explique Nicolas Dromel, économiste à l’École d’économie de Paris. Dans cette hypothèse, Athènes rembourse un certain montant et, pour le reste, bénéficie d’un nouveau délai ou n’honore pas ses dettes.

L’interdiction d’emprunter sur les marchés n’est alors pas automatique. En effet, la Grèce peut décider de rembourser les créanciers privés et, pas la BCE ou le FMI. Dans ce cas de figure, les marchés seraient rassurés et Athènes ne serait pas exclu du circuit normal de financement. "En revanche, des pays riches comme l’Allemagne pourraient vouloir que la Grèce sorte de la zone euro ou alors demander à se désolidariser des autres plans de sauvetage", estime Julia Cagé. Ce serait un coup très dur pour la construction européenne.

Les restructurations : Elles s’apparentent à des défauts de paiement sélectifs. Il existe trois grandes catégories de restructurations. La Grèce peut, tout d’abord, bénéficier d’un report de la date à laquelle elle doit rembourser sa dette. Les créanciers s’accordent alors à ne voir la couleur de leur argent que plusieurs années plus tard. Dans le cas du scénario prévu par les banques françaises, Athènes souscrirait de nouveaux prêts de 30 ans au lieu de 3 à 5 ans… Un sacré bol d’air.

Il y a ensuite la restructuration des taux d’intérêt. La Grèce rembourserait bien tout ce qu’elle a emprunté, mais paierait moins chaque année à ces créanciers.

Enfin, la valeur de la dette peut elle-même être restructurée. Dans ce cas là, la frontière avec un défaut de paiement est très mince : Athènes ne rembourse pas l’intégralité de sa dette.

La Grèce est-elle d’ores et déjà condamnée à l’un de ces scénarii catastrophe ? Pas forcément, assure Julia Cagé. "L’Europe peut aussi décider – par l’intermédiaire du fonds de stabilité - de racheter toute la dette détenue par les créanciers privés, soit environ 200 milliards d’euros, et proposer à la Grèce de rembourser directement à l’Europe à un taux d’intérêt avantageux", soutient l’économiste.

Une solution qui aurait l’avantage "de montrer qu’il existe une vraie solidarité européenne, tant sur les plans politique qu'économique", reconnaît Nicolas Dromel. Mais il souligne que cela reviendrait à faire payer aux contribuables européens une grosse partie des problèmes financiers grecs, en épargnant quelque peu les investisseurs ayant pourtant leur part de responsabilité dans cette situation. "Certains d’entre eux sont des fonds qui ont spéculé sur la dette grecque", rappelle Nicolas Dromel.

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(15) Réactions

Juste un détail mais qui je

Juste un détail mais qui je trouve a son importance. Malgré l'autorisation récente d'utilisation du pluriel scénarii en français pourriez-vous s'il vous plait plutôt faire usage du mot scénarios.
En effet récupérer un pluriel italien n'a aucun sens.

L'europe

Voilà une machine infernale qu'il n'est plus possible de maîtriser.Le Titanic.

l'europe des peuples

de toute manière quoique l'on dise ou quoique l'on fasse la construction européenne se fait au détriment des peuples tout ce fait autour de la finance et quant la finance se plante c'est les citoyens qui doivent payer la note et s'ils osent se rebeller on leur envoient les "forces de l'ordre"(Grèce) ou on pratique le dénie de démocratie TCE de 2009 ou les politicards nous on volé notre droit d’expression en passant outre la décision des français et des hollandais et des irlandais de refuser le tce

débacle grecque

l'europe, est une association de pays sérieux,travailleurs,ceux du nord, et de pays dont la culture repose sur l'arnaque, la facilité,et en plus ils ont le soleil. si la situation n'était pas si explosive j'en rirai.un proverbe africain," excès de confiance attire le danger "

Une fois de plus...

le FN aura anticipé l'avenir, après la deferlante de l'immigration, la main mise de l'Islam, on s'achemine vers un éclatement de l'Euro ou de l'Europe artificielle des 27.

L'Occident a une dette envers la Grèce

Il est certain que la plupart des Français sont réticents à partager avec les Grecs qui se sont conduits comme des voyous en falsifiant leurs comptes. Mais il est aussi certain que l'idée de la Démocratie a été créée en Grèce et que les Républiques occidentales s'en sont inspirées. Il est aussi certain que la Grèce a une position stratégique au centre de la Méditerranée bloquant la sortie de la Mer Noire et le Canal de Suez, pour contrôler une hypothétique invasion islamique.
Abandonner la Grèce s'est l'offrir à la Turquie et aux potentats arabes. Ce serait suicidaire pour notre liberté.

La Grèce et sa dette

La restructuration n'a pas de sens. Voici mon point de vue :L’EURO €
On nous parle sans arrêt du problème Grec, Portugais, Espagnol avec la monnaie unique européenne.
On nous prend pour des imbéciles…
Le problème est celui du niveau de la 7 ème d’école communale que n’importe quel élève moyen sera capable de comprendre et de nous expliquer, celui de la baignoire qu’on remplie et qui a une fuite. Sachant que l’on a rempli, disons la baignoire Grecque jusqu’au bord d’Euros, mais que cette baignoire a des fuites bien plus grande que le débit du robinet qui la remplie.
QUESTION : Quand la baignoire grecque sera-t-elle vide ?
RÉPONSE entre 25 et 30 ans.
Pour mieux nous expliquer, le robinet qui remplie la baignoire, ce sont les exportations, et la fuite les importations.
COMPRIS ? Facile non ?
En conclusion, on peut remettre dans la baignoire tant qu’on veut des euros, sous forme de prêts, tant qu’on n’aura pas bouché la fuite, cela ne servira à rien les grecs ne pourront jamais rembourser.
MAIS ALORS COMMENT FONT LES USA avec leur monnaie commune à tous les états ?
Pour une fois, ne regardons pas les USA comme peuplés par des arriérés mentaux. Il ya 7 % des américains qui engrangent 84 % des revenus du pays. Faut le faire, n’est-ce pas ?
Ceux-là ne sont pas des imbéciles….ils dirigent le pays.
Voyons donc comment cela fonctionne. En fait c’est simple.
D’abord un certains nombre de fonctionnaires fédéraux sont payés par le gouvernement central, puis les états ont des politiques financières différentes. Lorsque les caisses d’un état sont vides, ils augmentent les impôts sur la TVA, et sur les revenus des personnes et des entreprises et personne ne crie au scandale.
Quand cela ne suffit pas, l’état fédéral envoie des fonds pour financer des travaux d’intérêt général.
Il y a en fait une redistribution des recettes fédérales, vers les états membres, chose qu’il n’y a pas dans la zone Euro et voila tout le problème.

VU ?
BONVIN-ANDRÉ François
Tôla Nicaragua, juillet 2.011

Dette grecque

les grecs ont emprunté sans soucis du lendemain.Maintenant il faut rembourser c'est le plus difficile.C'est aux grecs à rembourser leur emprunt et non aux européens.Il faudra beaucoup de temps mais on doit pouvoir y arriver...

ON PAYE OU ON NE PAYE PAS IL FAUT DECIDER

Nous avons connu bien des crises concernant les dettes souveraines nous n'en tirons aucune leçon, l'allemagne semble oublier les modalitées d'aménagement de sa dette de guerre.
A mon sens i n'y a que deux scénarios envisageables le scénario catastrophe d'un défaut de paiement ou la reprise totale de la dete grecque par un fond européen et le réamenagement de la dette grecque en délais et taux, le reste ne fait qu'enrichir la spéculation, quand aux cds c'est une abhération on joue au casino avec une assurance si on perd , où se trouve la justification des taux appliqués soi disant en fonction du risque devenu inexistant dans le coût de l'assurance?

BONJOUR!

Au lieu de tourner en circuit rayer les ardoises, serait plus intelligent il n'y a pas sur la planète 5% de pays non endettés !
Que ce monde est stupide!

 
 
 
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