Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Brandao suspendu provisoirement après son coup de tête

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, plusieurs centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

Economie

Les trois scénarii possibles en cas de débâcle grecque

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 04/07/2011

L’agence de notation Standard & Poor’s assimile les modalités du plan de sauvetage européen à un "défaut de paiement sélectif" de la Grèce. Athènes semble en effet de plus en plus menacé par une faillite… Tour d’horizon des scénarii possibles.

Standard & Poor’s n’y croit plus ? Malgré les 12 milliards d’euros que l’Europe et le FMI ont décidé ce week-end de prêter à la Grèce pour faire face à ses échéances immédiates, et malgré le plan de sauvetage proposé par la France et son secteur bancaire, l’agence de notation estime que toute cette histoire va mal finir. Standard & Poor’s a annoncé ce lundi que la Grèce n’échapperait probablement pas à un défaut de paiement sélectif.

Est-ce à dire qu’Athènes est condamné à faire faillite, quoi qu'il advienne ? Pas tout à fait. Car si le malade grec se rapproche dangereusement de la phase terminale - si l'on s'en tient au diagnostic des agences de notations -, celle-ci peut se traduire par différentes formes de faillites. Explications.

Le défaut de paiement total : C’est le pire des scénarii. La faillite signifie que la Grèce décide de ne pas rembourser les 340 milliards d’euros de dette détenue par le FMI, la BCE et les investisseurs privés.

Si ce constat paraît simple, les conséquences possibles sont plus complexes. Le principal effet de ce type de faillite serait d'empêcher la Grèce d'emprunter sur les marchés financiers. "C’est très dur car tous les pays, des plus riches comme l’Allemagne au plus pauvres comme la Grèce, lèvent chaque année de l’argent sur les marchés pour se financer", explique Julia Cagé, chercheuse à l’École d’économie de Paris et à l’université de Harvard.

Les marchés risqueraient, en outre, de penser que si la Grèce a pu faire défaut, cela pourrait arriver à d’autres pays. Conséquence : les taux d’intérêt pour des États lourdement endettés comme le Portugal, l’Espagne ou même la France pourraient exploser. Enfin, les institutions financières (banques, assurances etc.) ressentiraient l’onde de choc : bons nombres d’investisseurs privés ont pris des assurances contre le risque de faillite – appelés CDS (Credit default swap) – qui se déclencheraient alors automatiquement. Ce seraient donc ces institutions financières qui seraient amenées à rembourser ce que la Grèce ne peut pas payer…

Le défaut de paiement sélectif : C’est la prévision de Standard & Poor’s. "Cela signifie que seulement une partie de la dette va être traitée", explique Nicolas Dromel, économiste à l’École d’économie de Paris. Dans cette hypothèse, Athènes rembourse un certain montant et, pour le reste, bénéficie d’un nouveau délai ou n’honore pas ses dettes.

L’interdiction d’emprunter sur les marchés n’est alors pas automatique. En effet, la Grèce peut décider de rembourser les créanciers privés et, pas la BCE ou le FMI. Dans ce cas de figure, les marchés seraient rassurés et Athènes ne serait pas exclu du circuit normal de financement. "En revanche, des pays riches comme l’Allemagne pourraient vouloir que la Grèce sorte de la zone euro ou alors demander à se désolidariser des autres plans de sauvetage", estime Julia Cagé. Ce serait un coup très dur pour la construction européenne.

Les restructurations : Elles s’apparentent à des défauts de paiement sélectifs. Il existe trois grandes catégories de restructurations. La Grèce peut, tout d’abord, bénéficier d’un report de la date à laquelle elle doit rembourser sa dette. Les créanciers s’accordent alors à ne voir la couleur de leur argent que plusieurs années plus tard. Dans le cas du scénario prévu par les banques françaises, Athènes souscrirait de nouveaux prêts de 30 ans au lieu de 3 à 5 ans… Un sacré bol d’air.

Il y a ensuite la restructuration des taux d’intérêt. La Grèce rembourserait bien tout ce qu’elle a emprunté, mais paierait moins chaque année à ces créanciers.

Enfin, la valeur de la dette peut elle-même être restructurée. Dans ce cas là, la frontière avec un défaut de paiement est très mince : Athènes ne rembourse pas l’intégralité de sa dette.

La Grèce est-elle d’ores et déjà condamnée à l’un de ces scénarii catastrophe ? Pas forcément, assure Julia Cagé. "L’Europe peut aussi décider – par l’intermédiaire du fonds de stabilité - de racheter toute la dette détenue par les créanciers privés, soit environ 200 milliards d’euros, et proposer à la Grèce de rembourser directement à l’Europe à un taux d’intérêt avantageux", soutient l’économiste.

Une solution qui aurait l’avantage "de montrer qu’il existe une vraie solidarité européenne, tant sur les plans politique qu'économique", reconnaît Nicolas Dromel. Mais il souligne que cela reviendrait à faire payer aux contribuables européens une grosse partie des problèmes financiers grecs, en épargnant quelque peu les investisseurs ayant pourtant leur part de responsabilité dans cette situation. "Certains d’entre eux sont des fonds qui ont spéculé sur la dette grecque", rappelle Nicolas Dromel.

Première publication : 04/07/2011

  • GRÈCE

    Athènes va recevoir les 12 milliards d'euros promis par l'UE et le FMI

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    La Grèce est-elle victime d'une politique néocoloniale ?

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Les Grecs promis à toujours plus d'austérité

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)