Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

JO-2016 : Les Français en route pour Rio

En savoir plus

LE DÉBAT

Theresa May en France : le Brexit au plus vite ?

En savoir plus

Planète @venir

L’incroyable phénomène de l’e-sport

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Fabien Archambault : "La France n'est pas un grand pays de football"

En savoir plus

FOCUS

Pakistan : la télémédecine, une initiative pour les femmes médecins

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sur la route des festivals de musique

En savoir plus

TECH 24

Beauté connectée : parce que vous le valez bien...

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le monde décrit par Trump n’existe pas"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Attentat de Nice : "Cazeneuve face à l'été meurtrier"

En savoir plus

Amériques

Hugo Chavez, l'"homme-providence" sans qui le Venezuela ne tourne pas

Texte par Trésor KIBANGULA

Dernière modification : 04/07/2011

Le président vénézuelien est rentré à Caracas pour participer aux festivités du bicentenaire de l’indépendance de son pays. Son absence aura surtout révélé l’incapacité de ses proches et de l’opposition à prendre la relève.

Le Venezuela commémore, ce mardi, le bicentenaire de son indépendance. Un moment historique que le président Hugo Chavez a tenu à ne pas rater. Absent du pays depuis presque un mois, celui-ci a regagné lundi Caracas, la capitale vénézuélienne, en provenance de La Havane où il a été opéré d’un abcès pelvien et d’une tumeur cancéreuse.

Depuis le départ de Chavez, son pays, déjà confronté à de nombreuses difficultés économiques liées en grande partie au manque de diversification de son appareil productif qui repose presque exclusivement sur la production pétrolière, est en outre secoué par une mutinerie dans la prison d’El Rodeo de Caracas qui a fait au moins 29 morts.

Au pouvoir depuis 12 ans, le président vénézuelien a réussi à se construire une image d’“homme-providence” dans l’esprit de ses compatriotes. Tout ce qui se passe dans le pays repose, à tort ou à raison, sur ses épaules. La mutinerie de la prison d’El Rodeo n’échappe pas à la règle.

Un régime centré sur la personne de Chavez

"Bien sûr que c'est la faute du gouvernement. Chavez parle de sa maladie, il parle de tout, sauf de ça. D’accord, ce n'est pas vraiment de sa faute. Mais c'est quand même lui qui dirige le Venezuela, c'est lui le ‘Comandante’ (...). En fait, quand on a vraiment besoin de lui, il n’est pas là !", se plaint Yoana, épouse d’un détenu bloqué à la prison d’El Rodeo, au micro de FRANCE 24.

Chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), spécialiste des questions ibériques (Amérique latine et Espagne), Jean-Jacques Kourliandsky explique ce besoin de la présence d’Hugo Chavez dans la vie publique vénézuelienne par le système que celui-ci a mis en place. "Il s'agit d'un régime centré sur sa personne, composé d'un réseau d’amis présents dans toutes les institutions du pays dont il est le seul à détenir les clefs. Rien à voir avec les structures partisanes qui soutiennent le système politique à Cuba.”

Conséquence : “Quand il n’est pas là, on ne sait pas trop comment s’y prendre, que ce soit du côté du pouvoir ou de l’opposition”. Jean-Jacques Kourliandsky considère Hugo Chavez comme le “dénominateur commun” de la classe politique vénézuélienne. “Son absence a eu le mérite de révéler au grand jour qu’il n’y avait personne pour prendre le relais. Ses partisans ne juraient que par son retour. L’opposition, sans programme, s’est retrouvée désemparée, Chavez qui lui servait de ciment étant absent.”

Première publication : 04/07/2011

  • VENEZUELA

    Le président Chavez est rentré au Venezuela après son opération

    En savoir plus

  • VENEZUELA

    Chavez apparaît pour la première fois depuis son opération à la télévision cubaine

    En savoir plus

  • VENEZUELA

    Le Parlement permet à Hugo Chavez de gouverner par décret pour 18 mois

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)