- Chine - Commerce - Exportation - OMC
Les restrictions d'exportations chinoises jugées illégales par l'OMC
L'OMC a donné raison, mardi, à l'Europe et aux États-Unis qui avaient remis en cause les restrictions d'exportations chinoises de certaines matières premières stratégiques à des industries comme l'aéronautique ou l'automobile.
AFP - La Chine a été condamnée mardi par l'Organisation mondiale du commerce pour des restrictions aux exportations de matières premières, jugées discriminatoires par l'Union européenne, les Etats-Unis et le Mexique.
Dans leur jugement, les experts de l'Organe de règlement des différends de l'OMC estiment que "l'application de droits d'exportation à certaines formes de bauxite, de coke, de spath fluor, de magnésium, de manganèse, de silicium métal et de zinc (...) est incompatible" avec des règles du gendarme du commerce mondial.
Ils dénoncent également "l'application de contingents d'exportation à certaines formes de bauxite, de coke, de spath fluor et de carbure de silicium" ainsi que la mise en place "d'une prescription en matière de prix minimal à l'exportation sur les exportateurs de bauxite, de coke, de spath fluor, de magnésium, de carbure de silicium, de phosphore jaune et de zinc".
Par ces mesures, la Chine "a annulé ou compromis des avantages résultant" pour les trois importateurs des accords de l'OMC.
En conséquence, les experts demandent à Pékin "de rendre ses mesures conformes à ses obligations dans le cadre de l'OMC de façon à ce que la +série de mesures+ n'ait pas pour effet d'entraîner un résultat incompatible avec les règles" du commerce mondial.
Européens, Américains et Mexicains avaient porté plainte contre Pékin en juin et août 2009, reprochant à la Chine de pratiquer des restrictions à l'exportation sur des matières premières vitales, utilisées par les industries de l'acier, de l'aluminium ou de la chimie, puis indirectement dans une multitude de secteurs tels que l'automobile, la construction ou l'aéronautique.
Selon les plaignants, les restrictions pratiquées par Pékin, quotas, droits à l'exportation ou prix minimum à l'exportation, ont permis aux entreprises chinoises de bénéficier de meilleurs tarifs que leurs concurrentes étrangères.
Elles ont ainsi créé "une distorsion à la concurrence", augmentant "les prix mondiaux", selon Bruxelles tandis que le représentant américain au Commerce extérieur, Ron Kirk, accusait Pékin de pratiquer la "préférence nationale".
Les industries européennes, potentiellement les plus affectées, représentent environ 4% de l'activité industrielle de l'UE, et environ 500.000 emplois, d'après Bruxelles.
Selon Washington, ces restrictions "menacent également des milliers d'emplois en Amérique".
Désormais, les parties ont, selon les règles de l'OMC, 60 jours pour faire appel de cette décision.



























Commentaires (2)
Le "bon sens" économique chinois...
La Chine se protège comme Elle peut:Elle connaît tellement de co
ntraintes géo-économiques dans ses frontières pour équilibrer so
n développement,qu'elle oblige ses "partenaires" à limiter leurs
prétentions dans des secteurs où c'est Elle qui détient les mati
ères premières pour fabriquer des produits de haute technologie
qu'Elle ne fabrique pas...Elle a une politique de niveau de sala
ires très limité et il n'y a que 300 millions de Chinois qui viv
ent décemment...Effectivement,par le peu de considération qu'ell
e accorde aux "salariés de base"(ouvriers du bâtiment et paysans
),est-il vraiment besoin de cotiser pour une retraite?Sa politiq
ue en matière d'exportations de matières premières fait monter
les prix du marché;et fait ainsi rentrer de précieuses devises..
.pour financer les gigantesques travaux d'infrastructures dont e
lle a besoin...Et,pour amener les pays qui veulent commercer ave
c Elle,Elle oblige tout investisseur à se "coupler" avec une ent
reprise chinoise...C'est un bon sens remarquable...qui est incon
tournable si on veut vendre en Chine...et depuis la Chine,dans l
e monde...Cependanr qu'elle achète des domaines viticoles ou des
terres en Afrique ou en Inde pour subvenir à ses besoins aliment
aires...Et que le désèquilibre de son développement économique l
ui promet un avenir socio-économique très perturbé...Pourquoi se
gênerait-Elle donc,puisque tant d'entreprises et de nations se
précipitent à ses pieds pour entrer en affaires avec Elle,en Chi
ne ou depuis la Chine...?
Comme d' habitude...
Vivement le retour aux frontières avec droits de douane sur les importantions.Les Pays à "bas coût de main d'oeuvre" dans une économie internationale totalement ouverte sont à la base des pertes d'emploi dans les Pays dits avancés.On paye pour le développement des autres et ainsi nous perdons des emplois de surcroît.
Réagir à cet article