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Culture

Polémique et création au menu du 65e Festival d'Avignon

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/07/2011

La polémique s'est invitée au 65e Festival d'Avignon qui accueille, cette année, 35 grands spectacles dont 22 créations. L'acteur Fabrice Luchini a déploré, lundi, l'absence de "grands classiques", comparant le festival à une secte.

AFP - Le Festival d'Avignon 2011 ouvre mercredi sa 65e édition avec une volonté affichée de privilégier la création, au risque de se faire accuser d'oublier les grands classiques et de prendre l'allure d'une "secte", selon les mots de Fabrice Luchini.

Sur les 35 grands spectacles annoncés à Avignon, le festival se targue de présenter 22 créations dont 15 conçues spécialement pour cette manifestation qui se déroulera du 6 au 26 juillet.

Dans Le Figaro de lundi, cependant, Fabrice Luchini dénonçait l'absence des grands classiques : "Je rêve théâtre et grands textes, à Avignon, pour Avignon et son public. Aujourd'hui, j'en suis très éloigné. J'ai le sentiment que c'est désormais le lieu d'une secte qui rejette les grands textes".

"Ce qui est important, réplique Vincent Baudriller, co-directeur du festival avec Hortense Archambault, c'est l'ouverture auprès des artistes et du public".

"La première idée du Festival d'Avignon, c'est celle d'un festival de création ou des artistes viennent proposer des nouvelles formes d'esthétique pour le plus grand nombre", insiste-t-il, estimant se situer dans le droit fil de l'histoire du festival créé par Jean Vilar, qui l'a "ouverte à toutes les formes".

"Il n'y a que 35 projets", relève-t-il, ce qui limite le nombre des artistes invités. "Tout le monde n'est pas au festival tous les ans".

Denis Podalydès, membre de la troupe de la Comédie-Française et présent l'an dernier à Avignon, prend sa défense : "Le festival n'est pas là pour célébrer les valeurs consacrées". "Il est là pour créer, pour innover". C'est "un lieu de polémique intellectuelle et artistique".

Le metteur en scène Jérôme Deschamps, connu du grand public pour sa troupe "Les Deschiens", doute que le Festival "se doive d'être le reflet de la vie artistique de la France", rejetant cette polémique.

La 65e édition du Festival, dont l'artiste associé est le chorégraphe Boris Charmatz, attend parmi les stars Jeanne Moreau, qui jouera avec Etienne Daho "Le condamné à mort" de Jean Genet, et Juliette Binoche, qui sera "Mlle Julie" d'August Strindberg.

Bertrand Cantat a en revanche renoncé à prendre place dans les choeurs de la trilogie de Sophocle "Les Trachiniennes, Antigone, Electre", de Wajdi Mouawad, en raison de la polémique suscitée par sa présence.

La danse ouvrira le festival avec "Petit projet de la matière", une chorégraphie d'Odile Duboc recréée par Anne-Karine Lescop avec des élèves d'une école élémentaire d'Avignon.

Boris Charmatz présentera "Enfant", conçu spécialement pour la Cour d'honneur, avec 27 enfants de 6 à 12 ans, et "Levée des Conflits", donnée au milieu d'une grande pelouse entourée du public.

Le théâtre offrira, de son côté, des grands rôles tragiques, traversés par un engagement farouche, souvent contre l'ordre établi.

Ainsi, la première soirée sera consacrée à une création de Patrick Pineau, "Le suicidé" de Nicolaï Erdman, une comédie russe écrite sous Staline et longtemps censurée, présentée dans la "Carrière de Boulbon", en pleine garrigue.

Sera également donnée le premier soir une pièce sur le résistant polonais qui témoigna de la tragédie du ghetto de Varsovie pendant la guerre, "Jan Karski (Mon nom est une fiction)", d'après le roman de Yannick Haenel, dans une mise en scène de Arthur Nauzyciel.

La chorégraphe belge Anne Terersa De Keersmaeker offrira un moment exceptionnel avec un spectacle dansé à l'aube dans la Cour d'honneur.

Première publication : 06/07/2011

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