Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre l'État islamique

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : croissance, inflation... Tableau noir pour l'exécutif?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Gaza : pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Ce qu'il faut retenir de la vidéo de la décapitation de James Foley par l'EI

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

Economie

Un "même mécanisme" est à l’œuvre au Portugal et en Grèce

Vidéo par Achren VERDIAN

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 06/07/2011

Après avoir abaissé de quatre crans la note du Portugal, l’agence de notation Moody’s a évoqué mardi soir l’éventualité d’un deuxième plan de soutien à Lisbonne. Une trajectoire qui rappelle celle de la Grèce. À raison ?

Mardi soir, Moody’s a abaissé de quatre crans la note du Portugal. L’agence de notation

a estimé que Lisbonne ne pourrait probablement pas honorer ses promesses de réduction des déficits. Conséquence directe : le Portugal va avoir de plus en plus de mal à trouver de l’argent sur les marchés financiers. Dans ces conditions, Moody’s évoque le spectre d’un deuxième plan de sauvetage européen, après celui de 78 milliards d'euros débloqué en mai 2011 comme seule solution.

La situation du Portugal rappelle la trajectoire grecque. Athènes doit en effet bénéficier d’un deuxième plan de soutien de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI). Sabine Le Bayon, économiste spécialiste de la zone euro à l’Observatoire français des conjonctures économique (OFCE), analyse pour France 24 la pertinence du parallèle entre les deux pays.

France 24 : Le Portugal est-il condamné à suivre la "trajectoire grecque" ?
Sabine Le Bayon : Il y a un même mécanisme à l’œuvre dans les deux pays. Après le premier plan de soutien international, le Portugal, à l'instar de la Grèce, a dû instaurer une cure d’austérité afin d’améliorer ses finances publiques. Mais ces mesures plongent, au moins, le pays dans la récession pour les deux prochaines années. Sans croissance, les objectifs de réduction des déficits sont difficiles à atteindre, car le pays ne génère pas assez de rentrées fiscales.

C’est donc un même cercle vicieux au Portugal et en Grèce : la rigueur imposée par l’UE et le FMI, en échange de leur soutien financier, met à mal les efforts demandés aux deux États pour réduire leur déficit. Du coup, ils rencontrent davantage de difficulté à trouver de l’argent sur des marchés financiers, ces derniers leur faisant de moins en moins confiance.

F24 : Pourtant, la situation du Portugal n’est pas aussi détériorée qu’en Grèce...
S. Le B. : Exact ! Le déficit du Portugal s’élève à 93% du PIB alors qu’en Grèce il est de 144%. On pourrait donc penser que Lisbonne ne devrait pas avoir à subir le même sort qu’Athènes.

Mais cette différence importe peu. Seul l’avis des marchés compte. S’ils se détournent d’un pays, ce dernier n’a plus de moyen de se financer et il lui est donc beaucoup plus difficile d’honorer ses dettes. Dans cette situation, le Portugal - comme la Grèce - est soumis au bon vouloir des investisseurs, qui agissent en fonction des évaluations émises par les agences de notation.

F24 : Dans ces conditions, est-ce que la question d’une éventuelle restructuration de la dette portugaise, comme évoqué pour la Grèce, se pose ?
S. Le B. : On n’en est pas à ce stade. Mais comme la dynamique à l’œuvre dans les deux pays semble similaire, c’est une question qui pourrait se poser prochainement.

F24 : L’autre élément qui semble rapprocher les deux pays est le rôle tenu par les agences de notation…

S. Le B. : Oui, dans les deux cas, il y a un effet de dramatisation de la situation après l’intervention des agences. Une baisse de quatre crans, comme celle décidée par Moody’s pour le Portugal, c’est énorme. Ces

agences que l’on a accusées de laxisme lors du déclenchement de la crise économique cherchent, avec la crise de la zone euro, à prouver qu’elles peuvent être plus dures. Mais elles alimentent surtout les problèmes de financement rencontrés par le Portugal et la Grèce.

Première publication : 06/07/2011

  • FINANCE

    L'agence de notation Moody's abaisse la note du Portugal

    En savoir plus

  • ZONE EURO - PORTUGAL

    L'aide décidée par Bruxelles et le FMI constitue-t-elle un "bon" plan ?

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Les trois scénarii possibles en cas de débâcle grecque

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)