Dernière modification : 12/07/2011 

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Les opposants et les partisans du régime syrien se livrent une cyberguerre

Les opposants et les partisans du régime syrien se livrent une cyberguerre. Ramy Essam chante la révolution égyptienne sur la place Tahrir. Un parti anti-Powerpoint voit le jour en Suisse.

Par Electron Libre

Cyberguerre entre opposants et partisans du régime syrien

En Syrie, la répression se poursuit contre les manifestants qui défient le régime dans la rue. Et dans le même temps, le pouvoir livre également une guerre virtuelle contre les opposants sur Internet. Les réseaux sociaux jouent en effet un rôle central dans le mouvement de contestation qui secoue le pays depuis quatre mois.

Ainsi, lors de son dernier discours le 20 juin dernier, le président Bachar Al-Assad a rendu hommage à « l’armée électronique syrienne », un groupe de pirates informatiques soutenant le régime de Damas. Sur son site, le collectif rend compte de ces dernières attaques, comme celle menée dimanche contre un site officiel de l’Etat américain du Maryland.

Un piratage mené pour protester contre la visite, la semaine dernière, de l’ambassadeur des Etats-Unis Robert Ford dans la ville rebelle de Hama. Et selon des cyber-opposants, ces hackers progouvernementaux lancent régulièrement des offensives contre des groupes Facebook hostiles au pouvoir en place. Ils les infiltrent pour y publier des messages à la gloire du régime, ou les signalent de manière répétée au système de modération du site pour que ces pages soient fermées automatiquement.

Face à ces opérations, des pirates soutenant la révolte populaire s’organisent pour mener la contre-offensive. Ils ont ainsi lancé, ces dernières semaines, de nombreuses attaques contre des sites gouvernementaux comme celui du Parlement syrien. Une cyberguerre dans laquelle les opposants du régime reçoivent un soutien de poids, celui des Anonymous, un réseau international de pirates informatiques.

Ramy Essam, le chanteur de la place Tahrir

Depuis vendredi dernier, la place Tahrir du Caire est de nouveau envahie par des milliers de manifestants. Objectif : appeler l’armée au pouvoir depuis la chute de Hosni Moubarak à accélerer les réformes démocratiques. Parmi la foule, une voix résonne. Celle du chanteur Ramy Essam, devenu l’une des icônes de la révolution égyptienne.

Au début de la révolte contre l’ancien régime, cet étudiant de 24 ans quitte sa ville natale de Mansoura, dans le delta du Nil, pour aller rejoindre les manifestants de la place Tahrir avec sa guitare. Les paroles de ses chansons se transforment peu à peu en slogans anti-Mubarak et l’une de ses chansons, intitulée « Dégage », devient même l’un des hymnes de la révolution. 

Après la chute de Moubarak le 11 février, Rami Essam fait partie des irréductibles qui continuent de camper sur la place Tahrir pour maintenir la pression sur l’armée chargée de la transition. Jusqu’à ce que les militaires les en délogent violemment le 9 mars dernier. Plus de 200 manifestants, dont le jeune chanteur, sont alors arrêtés. Quelques jours après sa libération, Ramy Essam témoigne dans cette vidéo des actes de torture dont il a été victime pendant sa détention. 

Une épreuve qui aura finalement renforcé sa détermination à poursuivre son combat. Et avec plus de 14 000 fans sur Facebook, il est aujourd’hui le porte-parole de toute une génération d’Egyptiens épris de liberté et de justice.

Un projet artistique pas du goût d’Apple

 « Des gens qui regardent des ordinateurs », c’est le nom du projet artistique dans lequel s’est récemment lancé Kyle MacDonald. Pour le mener à bien, ce New-yorkais de 27 ans a installé un logiciel espion sur les ordinateurs de plusieurs boutiques Apple de la ville.

Cela lui a permis de photographier à leur insu plus d’un millier de personnes alors qu’ils découvraient les produits exposés. Mais alertés par Apple, les services secrets américains n’ont pas tardé à perquisitionner le domicile de l’artiste qui est accusé de fraude informatique.

 

Le parti Anti-PowerPoint

Un nouveau parti politique baptisé le parti Anti Powerpoint vient de voir le jour en Suisse. Et comme son nom l’indique, son programme consiste à bannir des réunions ces présentations ennuyeuses réalisées avec le logiciel de Microsoft.

En effet, selon son fondateur Matthias Poehm, le Powerpoint coûterait plus d’un milliard et demi d’euros par an à l‘économie du pays. A la place, il préconise l’utilisation d’un tableau de conférence qui permettrait d’augmenter l’intérêt des auditeurs. 

 

La video du jour

Avis aux amateurs de sensations fortes... Avec plus d’un kilomètre de rails à parcourir en moins de deux minutes et une pente à 120 degrés pour chute de 43 mètres, le Takabisha entre dans le Guinness des records comme étant la montagne russe la plus raide au monde. Située dans le parc d'attraction Fuji-Q au Japon, l'attraction ouvrira ses portes le 16 juillet prochain.
 


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