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Economie

Google perd la guerre des brevets Nortel face à Apple et Microsoft

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 12/07/2011

La justice a validé le rachat par un consortium comprenant Apple et Microsoft de 6 000 brevets convoités par Google. Une affaire qui a coûté la somme record de 4,5 milliards de dollars et qui risque de mettre à mal la stratégie mobile de Google.

Nortel risque de devenir le Waterloo de Google. Des tribunaux canadien et américains ont validé, lundi, ce qui ressemble à une énorme gifle infligée au géant de l’Internet par ses principaux concurrents. Un consortium aussi inattendu que de circonstance, regroupant Apple, Microsoft et RIM (constructeur des BlackBerry) avait acheté début juillet pour la somme record de 4,5 milliards de dollars 6 000 brevets de Nortel, le constructeur informatique canadien qui a fait faillite en juin 2009. Un trésor de guerre raflé au nez et au portefeuille de Google qui avait demandé à la justice de faire invalider cette vente pour cause de pratique anticoncurrentielle. En vain…

Dans cette histoire, Google tient, en effet, lieu de dindon de la farce. Peu après la faillite de Nortel et l’annonce de la mise en vente des fameux brevets, le géant de l’Internet s’est déclaré intéressé. En avril 2011, il promet même de mettre sur la table jusqu’à 900 millions de dollars. Une somme rondelette justifiée par la nature de ces brevets : ils couvrent un vaste éventail de technologies pour téléphones portables, de l’utilisation des écrans tactiles aux réseaux wifi ou 4G (internet à très haut débit sur téléphone).

Lorsque fin juin 2011, la vente aux enchères démarre, Google fait figure de grand favori. Face à lui se trouvent Rockstar Bidco (un consortium regroupant Microsoft, RIM, Sony, Ericsson), Apple et Intel. Très vite Rockstar Bidco se retire, semblant accréditer la thèse d’une victoire facile de Google. Sauf qu’Apple rattrape le consortium par la manche et décide de s’associer à lui pour continuer à faire monter les enchères. Soudain, Google fait face à un front très uni et doit finalement s’incliner au bout de 19 tours et trois jours de bataille. Au bout du compte, Rockstar Bidco aura mis sur cette table de poker cinq fois la mise initiale de Google…

Android dans le collimateur

Si Nortel et ses créanciers empochent un gros chèque, le géant de l’Internet se retrouve lui dans une situation très délicate. "Cette victoire pourrait s’avérer désastreuse pour la stratégie dans les téléphones portables de Google avec son système d’exploitation Android", résume le site technologique de référence TechCrunch. En effet, jusqu’à présent, les constructeurs de téléphones étaient attirés par Google car ils croyaient ne devoir payer aucune licence pour avoir le droit d’intégrer Android (censé être un logiciel libre). Microsoft fait, lui, payer l’intégration de Windows Phone dans les téléphones.

Mais cette chimère de la gratuité a vécu. Le portefeuille Nortel est une épée de Damoclès que les Microsoft, RIM et même Apple peuvent, si l’occasion se présente, abattre sur Google et ses partenaires. Pour chaque téléphone Android, les constructeurs seraient alors obligés de payer des droits de licence aux… concurrents de Google. À force, ils pourraient se demander s’il est vraiment rentable de continuer à travailler avec le géant de l’Internet.
 

Première publication : 12/07/2011

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