Dernière modification : 18/07/2011 

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Les humanitaires sur le qui-vive dans la Corne de l'Afrique

Frappés par la pire sécheresse jamais enregistrée en 60 ans, les pays de la Corne de l'Afrique font face à un exode massif de leur population. Les organisations internationales et humanitaires multiplient les appels à l'aide.

Par Natacha VESNITCH (vidéo)
Steven JAMBOT (texte)
 

Le 12 juillet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a convoqué une réunion d’urgence et lancé un appel aux dons pour venir en aide aux régions de la Corne de l’Afrique touchées par la sécheresse, la pire jamais enregistrée en 60 ans. Selon le numéro un de l'ONU, "plus de 11 millions de personnes ont besoin d’une assistance urgente pour rester en vie". Ils seraient 3,2 millions au Kenya, 2,6 millions en Somalie, 3,2 millions en Éthiopie et 117 000 à Djibouti, selon l’ONU. Plusieurs zones en Ouganda, en Érythrée et au Soudan sont également concernées.

Confrontée depuis deux ans à un déficit de pluie qui a affecté les récoltes et entraîné une flambée des prix des céréales, la corne de l’Afrique se trouve aujourd'hui dans une situation que d’aucuns jugent "extrêmement préoccupante". L’accès à la nourriture est devenu très difficile, notamment pour les bergers dont le bétail souffre également durement.

Appels aux dons

Ban Ki-moon a rappelé que les agences de l’ONU n’avaient, pour l’heure, reçu que la moitié du 1,6 milliard de dollars nécessaires aux programmes d’assistance dans la région. Depuis octobre 2010, le gouvernement américain a versé 368 millions de dollars d’aide d’urgence dans la Corne de l’Afrique. L’Éthiopie a annoncé, le 11 juillet, avoir un besoin immédiat de 398 millions de dollars d’aide alimentaire pour faire face à la sécheresse mais aussi à l’afflux de réfugiés venus de Somalie. À ce jour, le pays n’a reçu que 234,4 millions de dollars (77 %).

L’Unicef aussi a tiré la sonnette d’alarme. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance estime à deux millions le nombre d’enfants souffrant de malnutrition sur l’ensemble de la région. Parmi eux, un demi-million "sont en danger de mort à l’heure actuelle", a déclaré Marixie Mercado, porte-parole de l’Unicef, soit "une progression de 50 % par rapport aux chiffres de 2009". Pour faire face à cette crise, l’Unicef a lancé un appel de fonds de 22,2 millions d’euros.

L’Union africaine (UA) a également appelé ses États membres à venir en aide aux populations de la Corne de l’Afrique. Dans un communiqué émis du siège de l’organisation à Addis-Abeba, en Éthiopie, Jean Ping, le président de la Commission, a sollicité la collaboration de tous les membres de l’UA.

Double peine pour la Somalie

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Des dizaines de milliers de personnes fuient leur région ou leur pays, à la recherche d’eau et nourriture. Les populations somaliennes, doublement frappées par la guerre civile qui perdure et par la sécheresse, rallient la capitale Mogadiscio, ou migrent vers l’Ouest.

D’après l’ONU, depuis le début de l’année, 135 000 Somaliens ont fui leur pays, dont 54 000 pour le seul mois de juin. Dans un communiqué conjoint publié le 8 juillet, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) évaluent à 517 000 le nombre de réfugiés somaliens ayant trouvé refuge dans des camps au Kenya et en Éthiopie, "un niveau sans précédent". Aujourd’hui, "un quart des 7,5 millions de Somaliens est soit déplacé, soit s’est réfugié à l’extérieur du pays", explique Melissa Flemming, porte-parole de la FAO.

Le plus grand camp de réfugiés du monde…

Un grand nombre de ces réfugiés tente de s’installer dans le plus grand camp au monde, celui de Dadaab, dans l’est du Kenya. Durant ces 20 dernières années, sa population a continuellement augmenté en raison de la sécheresse et des violences. Au total, 380 000 réfugiés, pour la quasi-totalité d’entre eux Somaliens, vivent dans des installations prévues pour seulement 90 000 personnes.

"Il y a trois mois, 200 à 300 personnes arrivaient quotidiennement à Dadaab. Ces derniers jours, ils sont environ 1 600 et le flux n’est pas près de se tarir", explique à FRANCE 24 Alexandra Lopoukine, de l’organisation Care. Quelque 80 % des nouveaux arrivants sont des femmes et des enfants. Ils arrivent dans un état grave de malnutrition et épuisés par un voyage de plusieurs jours, voire plusieurs semaines. "Certains enfants sont tellement faibles qu’ils n’arrivent pas à supporter le poids de leur tête", explique la responsable humanitaire.

L’état sanitaire à l’intérieur du camp de Dadaab est pour l’instant "satisfaisant", selon Alexandra Lopoukine, bien qu’il y ait encore des besoins en eau et en latrines. Mais ce qui préoccupe davantage les humanitaires, c’est le sort de ceux qui essaient d'atteindre les camps. Et "leur nombre ne cesse d’augmenter", s’inquiète l’humanitaire.

La situation pourrait d’ailleurs encore s’aggraver. Les premières estimations faites après la saison des pluies, d’avril à juin, laissent penser que les récoltes en Somalie seront mauvaises dans les régions fournissant plus de 70 % des ressources en céréales du sud du pays.

Par FRANCE 24, Yves Van Loo, porte-parole du HCR en Somalie, le 28/06

 

Commentaires (2)

vision courte sur un évènement périodique

Je crois que la France a fait pas mal au niveau international, et que chaque pays doit faire ce qui peut. A quand une Afrique, qui se prendra en main. L'Europe et l'Usa interviennent partout en fonction de leur agenda économique, il est vrai aussi. L'armée ce sont des hommes de DEVOIRS, pas des machines, combien d'homme sont intervenus dans le monde africain, du moyen-orient sur ORDRE DU GOUVERNEMENT DÉMOCRATIQUE ? Et les civils ont la mémoire courte, au moment du début de l'Afganhistan, de la Lybie (...) des gens hurlent d'intervenir (surtout quand le prix du pétrole s'enflamme) puis quelques mois plus tard, ce sont les mêmes qui hurlent contre quand la population opposée fait la culpabilité et la pression dans les rues, et les premiers morts reviennent... Maintenant, ce qui est grave aussi dans ses pays, (1) ce sont les voisins, la désertification est une des causes, mais aucun voisins ne protègent réellement les forêts, ou entament une réimplantation des forêts. L'afrique dépend totalement des forêts, et les brûlent sans tracas, brûlis, arrachage traditionnels dans les villages, refus d'utiliser les cuisines solaires par cultures,ventes des mines à des entreprises-projets destructeurs, guerres religieuses et politiques sectaires... (2) oui c'est triste et ce n'est que le début des migrations issus des climats. Même en europe, on fuit les rivières débordantes, et la sécheresse frappe de plus en plus le sud. Nos météorologues, nous rassurent par des dates qu'ils retrouvent dans les stastiques, sauf que pour le moment ce n'est pas une date tout les 10 ans, des années critiques. Ceux qui vont vraiment tirer l'alarme, ce sont les assurances privées, les sommes versées qui feront que s'accumuler pour calmer la population touchée. Mais, tant que l'on compte sur les armées, et les aides ponctuelles qui nous déculpabilisent, et de la politique africaine de façade... (3)C'est facile aussi de demander de l'aide depuis 20 ans et faire pression sur les Ong qui vont intervenir... En Afrique on ne construit que des camps de réfugier, et de la politique de camps de réfugier, de gestion de flux migratoires. Cela rapporte aux pays hôtes, et gère la population locale dans son bourbier.
(4)Nos sécheresses ont des liens avec les sécheresses africaines, asiatiques, ou tornade américaine, les inondations périodiques, mais tout le monde refuse de voir cela dans l'ensemble, pour des raisons de survie économique. On préfère envoyer des trains de fourrages, dans le sud de la France, et demander de l'aide en Afrique, et inonder des plaines entières localement pour créer des lacs artificiels qui font pressions sur les autres populations... plutôt que réellement avoir une vue planétaire de ses problèmes... L'émmigration chère aux extrèmes droites, va devenir une banalité et ce n'est pas les papiers qui vont les contrôler, ni la nationalité ou même des nazis en uniforme. Nous sommes dans une pré-ère dangereuse, et d'autruches politiques, de violences économiques.

Conseil et Difference

D'après Human Rights Watch les rebelles Libyens soutenus par la France pillent les hôpitaux et volent les civils. C'est comme ça que Sarkozy soutient la démocratie au Maghreb?
Et qu'en pense le peuple Français? Depuis quand on bombarde pour sauver des gens? Depuis quand part-on en guerre pour la paix? Depuis quand le 1984 d'Orwell est-il devenu un modèle de prose politique? avant que l'ONU , L'OTAN gâte de L'argent et la France aussi il faut faire une aide humanitaire en somalie il y a la sécheresse a causse de la guerre pourquoi vous ne finance pas la bas ou bien vous n’avez pas intérêt en somalie CHAQUE JOUR IL YA des gens qui meurt labas

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