Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Disparition de Sonia Rykiel, femme libre et "reine du tricot"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Jean Ping : "Ali Bongo est incapable de diriger le Gabon"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ali Bongo : "L’opposition ne parle que de mon acte de naissance"

En savoir plus

FOCUS

Allemagne : la politique migratoire de Merkel pèse dans la campagne pour les régionales

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Destruction des mausolées de Tombouctou : 9 à 11 ans de prison requis contre Ahmad Al Mahdi

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

"Ville morte en RDC" : une mobilisation inégale dans le pays

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

France : une réunion pour trouver une issue à la crise du lait

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Rio : l'heure du bilan

En savoir plus

LE DÉBAT

États-Unis - Turquie : faux ennemis, vrais amis ? (partie 1)

En savoir plus

Economie

Standards & Poor's menace à son tour d'abaisser la note américaine

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/07/2011

Standard & Poor's a annoncé jeudi que la note de solvabilité financière des États-Unis pourrait être abaissée sous trois mois. Cette annonce fait suite à la déclaration de Moody's, mardi, de revoir à la baisse leur "triple A".

AFP - L'agence de notation financière Standard and Poor's a averti jeudi qu'elle envisageait d'abaisser la note de solvabilité financière des Etats-Unis en raison de l'impasse des négociations politiques destinées à éviter un défaut de paiement du pays.
              
"Nous pensons maintenant que nous pourrions abaisser les notes des Etats-Unis sous trois mois", écrit S&P dans un communiqué, faisant référence à la note qu'elle accorde à la dette publique à long terme de l'Etat fédéral américain et qui est la meilleure possible, AAA.
              
Cette décision "reflète deux problèmes séparés mais liés", écrit l'agence.
              
"Le premier problème est l'incapacité persistante à relever le plafond de la dette publique américaine de façon à permettre à l'Etat fédéral d'assurer les paiements prévus liés à ses obligations sur la dette", indique le communiqué.
              
"Le second a trait à notre opinion actuelle sur la probabilité que le Congrès et le gouvernement se mettent d'accord dans un avenir proche sur un plan crédible de rééquilibrage des finances budgétaires à moyen terme", ajoute l'agence.
              
Sa concurrente Moody's avait annoncé avant elle, mardi, qu'elle envisageait d'abaisser le "triple A" des Etats-Unis pour des raisons similaires.
              
Réagissant à l'annonce de S&P, le département du Trésor a réaffirmé que cela mettait "de nouveau en évidence ce que le gouvernement Obama répète depuis un certain temps: que le Congrès doit agir sans délai pour éviter un défaut de paiement sur les obligations du pays et pour adopter un plan de réduction du déficit crédible qui dispose d'un soutien bipartite".
    

          
A l'issue d'une cinquième séance de négociations infructueuses à la Maison Blanche entre le président Barack Obama et les responsables parlementaires pour obtenir un relèvement du plafond de la dette, plusieurs élus ont indiqué qu'il n'y aurait pas de nouvelle réunion vendredi.
              
Fixée par le Congrès à 14.294 milliards de dollars, la limite supérieure de la dette a été atteinte à la mi-mai. Le Trésor use depuis lors d'expédients pour assurer le fonctionnement de l'Etat sans augmenter l'endettement du pays mais a prévenu que ceux-ci seraient épuisés le 2 août et que les Etats-Unis se retrouveraient alors rapidement en défaut de paiement, faute de pouvoir emprunter.
              
Démocrates et républicains ne parviennent pas à s'entendre pour relever le plafond, les seconds exigeant en échange de leur accord des réductions budgétaires, sans hausse d'impôts, d'une ampleur que les démocrates ne sont pas prêts à accepter.
              
Avant même l'avertissement de S&P, le président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke, avait exhorté jeudi les élus américains à ne pas "se tirer une balle dans le pied" en faisant la sourde oreille aux menaces des agences de notation.
              
Alors que la reprise de l'économie américaine ne se poursuit qu'à un rythme très lent et que le chômage reste élevé, M. Bernanke a averti que la perte du "triple A" des Etats-Unis entraînerait "une hausse des taux d'intérêt, de l'incertitude" et "assurément" une hausse du chômage.
              
Il a appelé lui aussi les élus à relever sans délai le plafond de la dette et à "mettre en oeuvre une politique crédible de stabilisation des finances publiques et de réduction du déficit".

Première publication : 15/07/2011

  • ÉTATS-UNIS

    Moody's met son grain de sel dans la cuisine budgétaire américaine

    En savoir plus

  • ETATS-UNIS

    La tension monte entre Obama et les républicains sur fond de dette américaine

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    L’ombre grecque plane-t-elle sur la dette américaine ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)