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EUROPE

David Cameron affronte les députés sur le scandale des écoutes téléphoniques

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 20/07/2011

Après avoir provoqué la démission de deux responsables de la police, le scandale du News of the World a rattrapé le Premier ministre David Cameron qui a interrompu sa tournée africaine pour se rendre à Londres afin de s'exprimer devant le Parlement.

Suivez en direct l'édition spéciale à partir de 12h30 sur l'intervention du Premier ministre David Cameron devant les députés de la Chambre des communes

David Cameron, en posture de plus en plus délicate dans l'affaire des écoutes, va tenter d'éloigner l'orage mercredi lors d'une intervention devant les députés britanniques, privés d'un jour de vacances par le Premier ministre qui a lui-même écourté un voyage en Afrique.
              
Le chef du gouvernement, qui devait s'exprimer en fin de matinée, a mis la dernière main à son discours dans l'avion qui l'a ramené dans la soirée du Nigeria, après une tournée en Afrique largement phagocytée par le scandale et qu'il a dû raccourcir sous la pression des événements.
              
Devant les parlementaires, convoqués malgré la fin théorique de la session parlementaire mardi, il devrait s'efforcer de reprendre la main en détaillant les mesures prises pour "aller jusqu'au fond des choses" dans l'affaire des écoutes au sein du tabloïde News of the World (NotW) et les réformes envisagées.
              
Il doit notamment préciser les contours de la commission d'enquête indépendante, présidée par un juge, dont il a annoncée la création début juillet pour tenter de calmer le jeu.
              
Elle a pour toute mission de faire la lumière sur le scandale et de se pencher sur l'éthique

"C'est une journée cruciale pour le premier ministre britannique "

de la presse, après l'émoi suscité dans le pays par les pratiques au sein du tabloïde de Rupert Murdoch, soupçonné d'avoir écouté quelque 4.000 personnalités dans les années 2000 et qui a dû fermer depuis.
              
Cette commission travaillera parallèlement à Scotland Yard, accusé d'avoir traîné les pieds dans ses investigations et dont le patron a été obligé de démissionner dimanche.
              
L'enquête de la police britannique, mise en cause pour sa proximité avec des dirigeants du groupe du magnat des médias, propriétaire du NotW, a été qualifiée mardi de "catalogue d'échecs" par un rapport parlementaire.
              
Cette affaire "est un gros problème, mais nous sommes un grand pays" et "nous sommes en train de le résoudre", a plaidé David Cameron depuis l'Afrique.
              
Tout en se gardant de donner l'impression de minimiser sa portée, le Premier ministre voudrait persuader les parlementaires de la nécessité de ne pas se laisser distraire des "vraies" préoccupations de l'opinion, qui attend le retour de la croissance et de l'emploi.
              
Mais il risque de se heurter à une nouvelle salve de l'opposition sur les liens du pouvoir avec Rupert Murdoch et son "manque de discernement". Le Premier ministre a en effet eu comme conseiller en communication un ancien rédacteur du NotW, Andy Coulson. Ce dernier a été arrêté la semaine dernière par son rôle présumé dans les écoutes, avant d'être remis en liberté conditionnelle.
              
Entendu mardi par le Parlement, le magnat des medias s'est d'ailleurs montré fort disert sur ses relations privilégiées avec les locataires de Downing street, indiquant leur avoir souvent rendu visite "en passant par la porte de derrière."
              
D'après une liste officielle, David Cameron a rencontré 26 fois en quinze mois les dirigeants de News Corp, le groupe de Murdoch qui avait soutenu sa campagne électorale.
              
Depuis que l'affaire des écoutes est devenue un scandale national, pas un jour ne se passe sans son lot de révélations embarrassantes pour Downing Street.
              
Mardi, le parti conservateur a reconnu qu'un autre membre de la rédaction en chef du NotW avait pu "conseiller de manière informelle" Andy Coulson, avant les législatives de 2010. Impliqué dans le scandale, Neil Wallis a lui aussi été arrêté la semaine dernière.
              
Jouant la carte de la transparence, Downing Street a aussi publié le même jour un échange de mails où un conseiller de M. Cameron repousse, pour des raisons de "sécurité", une proposition d'un haut gradé de Scotland Yard de l'informer sur l'ampleur du scandale.
              
"Ce n'est pas encore le Watergate, mais les remous de l'affaire se rapprochent de David Cameron", souligne l'éditorialiste du Guardian.

 

Première publication : 18/07/2011

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