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Amériques

Obama se félicite des "progrès" effectués dans les négociations sur la dette

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/07/2011

Alors que la date butoir du 2 août pour relever le plafond de la dette approche, le président américain a apporté son soutien à un nouveau plan de rigueur présenté ce mardi au Sénat par un groupe composé d'élus démocrates et républicains.

AFP - Le président américain Barack Obama a jugé "conforme à (son) approche" sur le relèvement du plafond de la dette un nouveau plan du Sénat présenté mardi, et a estimé que "des progrès" avaient été effectués dans les négociations avec ses adversaires républicains.

Mardi, un groupe de six sénateurs, démocrates et républicains, surnommé la "bande des six", a présenté à huis clos une nouvelle proposition.

Selon une source proche du dossier, le plan prévoit une réduction des dépenses de 3.600 à 3.700 milliards de dollars sur 10 ans et propose des modifications aux grands programmes sociaux américains.

Le plan comprendrait aussi une hausse des recettes de l'Etat fédéral, non pas en augmentant les impôts -- ce à quoi les républicains sont viscéralement opposés -- mais en réformant le système fiscal.

"Cette proposition est globalement conforme à l'approche que j'ai défendue (...) je pense que c'est une étape très importante", a dit M. Obama lors d'une intervention devant la presse à la Maison Blanche, alors que la date butoir du 2 août pour relever le plafond de la dette approche.

Passé ce délai, les Etats-Unis risquent un défaut de paiement et des conséquences économiques graves, selon le Trésor.

Selon un sondage du groupe de réflexion Pew, l'opinion américaine est toutefois partagée sur l'urgence d'agir pour relever le plafond de la dette: 40% pensent que c'est "absolument essentiel" et 39% estiment que le pays peut se permettre de dépasser la date fatidique.

Mardi, M. Obama a répété que "le président et son administration sont prêts à signer un ensemble législatif solide qui comprendra aussi bien des coupes dans les dépenses, des modifications (aux programmes sociaux) qui permettraient de les renforcer et d'assurer leur pérennité, et comprendra aussi des revenus" fiscaux.

Le président a qualifié le plan des sénateurs d'"approche équilibrée".

"Des progrès ont été effectués dans certaines des discussions. Il y a eu des rapprochements (de positions) sur certains sujets", a dit M. Obama en notant qu'il "ne reste plus beaucoup de temps" pour éviter un défaut de paiement.

Parallèlement, le président a estimé qu'il était nécessaire de continuer à travailler à un plan de secours élaboré par les dirigeants du Sénat, le démocrate Harry Reid et le républicain Mitch McConnell, "au cas où il n'y aurait pas d'accord".

M. Obama a d'ailleurs remarqué que "ce n'est pas parce que nous sommes d'accord sur le principe avec six sénateurs sur un ensemble de mesures (...) que nous aurons un accord à la Chambre des représentants ou au Sénat".

Le "plan B" du sénateur McConnell accorderait au président le pouvoir d'augmenter en trois fois le plafond de la dette de 2.500 milliards de dollars d'ici fin 2012. Mais il lui laisserait seul la responsabilité politique d'un relèvement du plafond de la dette.

Avant d'examiner ces plans, le camp républicain a choisi de défier M. Obama mardi en imposant un vote symbolique à la Chambre des représentants sur un plan radical pour réduire les dépenses et amender la constitution afin d'équilibrer le budget fédéral.

La Chambre votera mardi vers 18H00 (22H00 GMT) sur la dernière proposition des républicains, intitulée: "Réduire, plafonner, équilibrer".

Mais ce vote ressemble plus à une manoeuvre politique qu'à une solution réelle à la querelle sur le plafond de la dette américaine, qui a atteint son maximum à 14.294 milliards de dollars.

En effet, le texte résolument conservateur n'a aucune chance d'être adopté au Sénat, où les démocrates conservent la majorité, et M. Obama a annoncé officiellement lundi qu'il y apposerait son veto.

L'échec programmé de ce plan soulignera le fossé entre les démocrates, qui réclament une politique de réduction des déficits axée sur davantage de recettes fiscales, et les républicains, qui ne veulent entendre parler que de réductions budgétaires draconiennes.

Première publication : 19/07/2011

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