Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Pakistan : Imran Khan, des terrains de cricket à la politique

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Manuel Valls, le Tony Blair français ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Simple appareil"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le gazoduc "Force de Sibérie" : l'appel de la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Comme le disait ma grand-mère"

En savoir plus

SUR LE NET

Les hommages à Michael Brown se multiplient sur Internet

En savoir plus

DÉBAT

Mali - pourparlers à Alger : peut-on croire à la paix ?

En savoir plus

DÉBAT

Ukraine : la Russie en guerre contre l'Europe ?

En savoir plus

FOCUS

Les géants américains du tabac à l'assaut de la cigarette électronique

En savoir plus

  • Europe : Moscovici, un sous-commissaire pour la France ?

    En savoir plus

  • Un député tunisien échappe à une tentative d'assassinat

    En savoir plus

  • Le président du Yémen annonce un "gouvernement d'union nationale"

    En savoir plus

  • L'Otan menace de déployer une force de réaction rapide en Europe de l'Est

    En savoir plus

  • VTC : la justice interdit à Uber d'exercer en Allemagne

    En savoir plus

  • L’armée irakienne poursuit son offensive, l’EI recule

    En savoir plus

  • Rythmes scolaires : la rentrée chahutée par des maires récalcitrants

    En savoir plus

  • Le siège du parti de l'ex-président Gbagbo mis à sac

    En savoir plus

  • À Saint-Nazaire, les Mistral voguent vers leur destin russe

    En savoir plus

  • Mercato : l’AS Monaco prête Radamel Falcao à Manchester United

    En savoir plus

  • Washington annonce avoir mené un raid contre les Shebab somaliens

    En savoir plus

  • L'ONU envoie une mission pour enquêter sur les crimes de l'EI en Irak

    En savoir plus

  • Vers un nouveau coup d'État militaire au Pakistan ?

    En savoir plus

  • Vidéo : une rentrée des classes pas comme les autres en Ukraine

    En savoir plus

  • Hong Kong en rébellion contre l’emprise de Pékin

    En savoir plus

Economie

La zone euro se résigne à un éventuel défaut de paiement grec

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 21/07/2011

Le sommet des chefs d’État de la zone euro devrait accoucher, d’ici la fin de la journée, d’un plan permettant à l’Europe de racheter la dette grecque au secteur privé. L’UE pourrait se résoudre à un défaut partiel de paiement de la part des Grecs.

L’accord est en vue. Les dirigeants des pays membres de la zone euro, réunis jeudi à Bruxelles afin de s’entendre sur les modalités d’un plan de sauvetage de l’économie grecque, semblent avoir trouvé un terrain d’entente d’après les conclusions des discussions préliminaires.

Les chefs d’État planchent sur la base d’un plan élaboré dans la nuit de mercredi à jeudi par le couple franco-allemand qui, pour la première fois, envisage la possibilité d’un défaut de paiement de la Grèce. 

La solution imaginée par les dirigeants européens pour voler au secours d'Athènes passe par un accroissement des prérogatives du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Cet organisme, créé en mai 2010 pour renflouer les pays européens en difficulté financière, pourrait dorénavant racheter la dette grecque détenue par les créanciers privés. Il deviendrait ainsi le principal créancier de la Grèce et pourrait lui imposer des taux d’intérêt plus bas que ceux pratiqués sur les marchés financiers. Athènes aurait ainsi moins d'intérêts à payer, ce qui soulagerait ses finances.

Vers des euro-obligations

"C’est une décision très positive car elle constitue un premier pas vers le principe des ‘eurobonds’ (euro-obligations)", remarque Julia Cagé, économiste à l’École d’économie de Paris, à FRANCE 24. Ces "eurobonds" - des obligations directement émises par l’Europe via le FESF en lieu et place des États membres - sont discutés depuis plusieurs années, mais se heurtaient jusqu’à présent à l’opposition de l’Allemagne et de la France. Leur inconvénient est qu’ils font porter une partie du poids des dettes des pays les plus fragiles sur les épaules des économies les plus riches de la zone euro. En revanche, "il serait bien plus difficile de spéculer sur des bons émis par le FESF que sur des obligations émises par des États comme la Grèce, l’Irlande ou le Portugal", explique Céline Antonin, spécialiste de l’économie grecque à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

L’accord en discussion à Bruxelles ce jeudi prévoit aussi de reporter l'échéance des prêts déjà accordés par l’Union européenne et le FMI à 15 ans au lieu de sept et d’abaisser leur taux d’intérêt de 4,5% à 3,5%. "À l’ouest rien de nouveau, rappelle Céline Antonin. L’Europe avait déjà porté en début d’année les prêts de 3 à 7 ans". Sauf que cette extension de la durée des prêts ne concerne pas seulement la Grèce, mais aussi l’Irlande et le Portugal, les deux autres pays à avoir bénéficié d’une aide internationale.

Possible défaut de paiement

La grande inconnue reste le degré de participation du secteur privé à ce nouveau plan de sauvetage de la Grèce. Berlin tient à ce que les banques et les investisseurs privés paient une partie des pots cassés grecs. À cette fin, l’accord franco-allemand qui sert de feuille de route au sommet de Bruxelles prévoit plusieurs mécanismes possibles : l’échange des obligations grecques possédées par les acteurs privés contre de nouvelles obligations à plus longue échéance ou contre des obligations ayant la même durée mais d'une valeur moindre ou la revente directe de leurs obligations à la Grèce à un prix moins élevé que celui auquel ils les avaient acquises.

Autant d’options qui comportent le risque d’être interprétées comme un défaut de paiement partiel. "Un tel scénario n’est pas exclu", a reconnu Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances européens, peu avant le début du sommet extraordinaire de jeudi. Ce serait en tout cas une première dans la zone euro. Si les marchés financiers estiment qu’il s’agit d’un défaut de paiement, les créanciers privés de la Grèce feraient jouer les fameux "Credit Default Swap" (CDS). Il s’agit d’assurances contre l’insolvabilité d’un État souscrits auprès des banques. Ces dernières paient alors à la place du mauvais débiteur, en l’occurrence Athènes. Un scénario qui ébranlerait le secteur bancaire européen.

Première publication : 21/07/2011

  • ZONE EURO

    Un sommet de la dernière chance à Bruxelles pour rassurer les marchés

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Paris et Berlin s'accordent sur un plan d'aide à la Grèce avant le sommet

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Crise de l'euro : chacun cherche son coupable

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)