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Amériques

Les républicains s'engagent à trouver un compromis sur la dette américaine

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/07/2011

Alors que les négociations sur le relèvement du plafond de la dette ont repris à Washington, le président républicain de la Chambre des représentants a fait part de son souhait de conclure un accord avec la Maison Blanche dès dimanche.

AFP - Les négociations sur la dette ont repris samedi à Washington, où le président républicain de la Chambre a dit vouloir un accord dès dimanche, tandis que la Maison Blanche mettait en garde contre les risques encourus par l'économie américaine si le blocage persistait.
              
Le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a déclaré à des élus de son parti samedi qu'il souhaitait trouver un compromis sur le relèvement du plafond de la dette avant dimanche après-midi, a indiqué un responsable à l'AFP sous couvert de l'anonymat.
              
Un tel accord permettrait de rassurer les marchés asiatiques à leur ouverture lundi matin, c'est à dire dimanche après-midi heure de Washington, alors que le président Barack Obama a fait allusion vendredi aux effets potentiellement dangereux d'un blocage politique sur la confiance des investisseurs.
              
A l'issue d'une réunion samedi matin entre M. Obama et les chefs des groupes parlementaires, le porte-parole du président, Jay Carney, a affirmé que "le Congrès ne devrait pas se livrer à des jeux politiques téméraires lorsqu'il s'agit de notre économie".
              
"Au lieu de cela, il devrait faire preuve de responsabilité et faire son travail, empêcher un défaut de paiement et tailler dans le déficit" budgétaire, a ajouté le porte-parole à 10 jours du 2 août, date butoir après laquelle la première économie mondiale risque de se retrouver en défaut de paiement.
              
Malgré l'échec retentissant de négociations vendredi entre MM. Obama et Boehner, les négociations ne sont pas rompues. "Les dirigeants (du Sénat et de la Chambre) ont accepté de retourner au Congrès pour parler à leurs groupes et discuter de la façon de progresser, et les conversations vont se poursuivre toute la journée" de samedi, selon M. Carney.
              
M. Boehner, qui avait fait le déplacement samedi matin à la Maison Blanche, en compagnie du chef de la minorité républicaine au Sénat Mitch McConnell et des leaders démocrates du Sénat Harry Reid et de la Chambre Nancy Pelosi, a lui aussi indiqué que les élus allaient continuer à travailler.
              
"Pendant le week-end, le Congrès va élaborer une solution de sortie responsable. Les dirigeants de la Chambre et du Sénat vont oeuvrer à trouver une solution soutenue par les deux partis pour réduire de façon importante les dépenses de Washington et protéger la confiance (vis-à-vis de l'économie) des Etats-Unis", a-t-il assuré.
              
Côté démocrate, Mme Pelosi a dit "tout à fait espérer" qu'un accord puisse être conclu d'ici à lundi. "Il faut mettre à profit chaque instant", a-t-elle lancé.
              
Harry Reid a toutefois accusé les républicains de conduire les Etats-Unis "au bord du défaut" de paiement en refusant tout compromis. "Nous avons dépassé le temps de la politique. Maintenant, c'est le temps de la coopération", a-t-il jugé dans un communiqué.
              
Avant de retrouver les dirigeants, M. Obama avait une nouvelle fois plaidé dans son allocution hebdomadaire pour son approche "équilibrée" mêlant coupes dans les dépenses et recettes fiscales supplémentaires afin de réduire le déficit et de s'attaquer à la dette américaine, qui, à plus de 14.000 milliards de dollars, se rapproche des 100% du PIB.
              
M. Boehner et ses troupes ont jusqu'ici refusé toute augmentation de la fiscalité, affirmant qu'elle nuirait à l'emploi.
              
Parmi les plans de secours figure un dispositif législatif complexe qui laisserait M. Obama assumer seul la responsabilité du relèvement de la dette. Le président s'est dit disposé à emprunter ce chemin, mais ses modalités sont encore à définir.
              
M. Obama exige que ce relèvement soit suffisant pour deux ans, c'est-à-dire après la présidentielle de novembre 2012 à laquelle il est candidat. Si ce n'était pas le cas, les Etats-Unis risqueraient "une baisse de l'évaluation de (leur) dette" par les agences de notation financière, a renchéri samedi M. Carney.
              
"Nous ne savons pas quelle sera la forme ou la taille d'un accord final, mais ce serait particulièrement dommage si le président opposait son veto à une augmentation du plafond de la dette, simplement parce que cela ne correspondrait pas à la séquence idéale de sa campagne de réélection", a persiflé un responsable républicain de la Chambre.

 

Première publication : 24/07/2011

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