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Six casques bleus français blessés dans un attentat à Saïda

Vidéo par Isabelle DELLERBA

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/07/2011

Six casques bleus français ont été blessés dans un attentat contre un véhicule de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans la ville de Saïda, dans le sud du pays. Alain Juppé condamne l'attentat "avec la plus grande fermeté".

AFP - Six casques bleus français au Liban ont été blessés mardi dans un attentat contre leur convoi dans la ville côtière de Saïda, dans le sud du pays, un acte condamné "avec la plus grande fermeté" par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.

L'explosion s'est produite vers 18H00 (15H00 GMT) sur l'autoroute de Saïda, alors que le véhicule de la force de l'ONU au Liban (Finul) circulait en convoi. La charge explosive était placée en bord de route, le long de la route côtière, près de l'entrée sud de la ville, selon des responsables libanais.

Déclaration d'Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères

Elle a fait six blessés parmi les militaires français: trois ont été transportés à l'hôpital civil de Saïda, et trois autres, souffrant de traumatisme sonore, ont été soignés sur place, a annoncé l'état-major français.

L'un des blessés hospitalisés a eu le visage brûlé et a reçu des éclats de bombe dans un oeil, et un autre a été blessé à l'oeil gauche, selon une source médicale à hôpital Hammoud de Saïda.

"Je condamne avec la plus grande fermeté l'attentat ayant eu lieu cet après-midi contre la Finul, qui a fait six blessés parmi les Casques bleus français", a déclaré M. Juppé dans un communiqué, appelant "les autorités libanaises à tout mettre en oeuvre pour que les responsables soient jugés".

"La sécurité et la liberté de mouvement des soldats de la Finul doivent être garanties", a-t-il insisté, rappelant aussi l'engagement de la France "en faveur de la sécurité, la stabilité, l'indépendance et la souveraineté du Liban".

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a contacté l'ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton, pour condamner cet attentat "immoral", selon son service de presse.

"Une enquête coordonnée par la Finul et les forces de sécurité libanaise a été ouverte pour déterminer l'origine de cette explosion", a souligné l'état-major à Paris.

L'explosion, qui a été entendue à travers la ville de Saïda, a endommagé l'avant du véhicule de la Finul, ainsi que certaines voitures garées tout près. Des morceaux du véhicule étaient éparpillées à une vingtaine de mètres du lieu de l'explosion, et l'armée a bouclé la zone, selon un correspondant de l'AFP.

Le 27 mai, un autre attentat à la bombe à Saïda avait blessé six Casques bleus italiens, dont deux grièvement. Il n'avait pas été revendiqué.

Depuis 2006, la Finul a été visée par plusieurs attentats, dont les auteurs n'ont pas été identifiés. Le plus meurtrier a eu lieu en juin 2007, quand six Casques bleus, trois Espagnols et trois Colombiens, ont péri dans l'explosion d'une voiture piégée près de leur patrouille.

La Finul a été mise sur pied en 1978 afin de surveiller la frontière entre le Liban et Israël. Sa mission a été prolongée et étendue après la guerre de 2006 entre l'Etat hébreu et les militants libanais chiites du Hezbollah, qui a fait environ 1.200 morts, pour la plupart des civils.

La Force, actuellement dirigée par l'Espagne, dispose en ce moment de 13.000 hommes, dont 2.500 Italiens, le plus gros contingent. Ses soldats patrouillent souvent sur les routes du sud du pays, où le Hezbollah n'a plus de présence armée apparente depuis 2006.

Première publication : 26/07/2011

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