Dernière modification : 28/07/2011
- Alassane Ouattara - Amnesty international - Côte d'Ivoire - Laurent Gbagbo
Amnesty dénonce un "climat de peur" qui empêche le retour des déplacés
Dans un rapport publié ce jeudi, Amnesty International dénonce "un climat de peur" entretenu par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire et les milices pro-Ouattara qui empêcherait des centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux.
"Nous voulons rentrer chez nous mais nous ne pouvons pas." Le dernier rapport d'Amnesty International sur la Côte d'Ivoire - le quatrième publié en 2011 - tire son titre du témoignage d’un déplacé. Amnesty y dénonce les graves violations et atteintes aux droits humains commises dans le pays depuis l’arrestation de l’ancien président Laurent Gbagbo, en avril dernier, qui empêchent les populations ayant fui les violences post-électorales de rentrer chez eux. "Maintenant que le président Ouattara est au pouvoir, il règne une atmosphère de représailles", affirme l’ONG qui a mené l’enquête pendant deux semaines, au cours du mois de juin, à Abidjan et dans trois régions du sud et de l’ouest du pays.
"Un climat de peur"
Amnesty International s’appuie sur des témoignages accablants d'exécutions, d'arrestations arbitraires, de torture, de viols et de mauvais traitements pour dénoncer "un climat de peur" vécu par plus d’un demi-million de déplacés. "Si, fin avril et début mai 2011, les crimes au regard du droit international pouvaient être attribués aux deux parties en conflit [les forces pro-Gbagbo et les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) pro-Ouattara, NDLR], à partir de la mi-mai, ce sont les FRCI et les Dozos [chasseurs traditionnels du Nord, pro-Ouattara, NDLR] qui se sont rendus responsables de la majorité de ces crimes", accuse le rapport. Jusqu’ici, le pouvoir ivoirien n’a pas réagi aux accusations d’Amnesty International.
"Trois mois après l’arrestation de Laurent Gbagbo [le 11 avril, NDLR], il y a une ambiance de peur qui est entretenue par les FRCI et les milices dozos. Des exactions très graves ont eut lieu et se poursuivent très probablement puisque rien n’a été fait pour les faire cesser depuis notre mission du mois de juin", explique à FRANCE 24 Salvatore Saguès, chercheur à Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest.
Un climat de peur également relevé par René Hokou Legré, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO), qui s’est rendu il y a quelques jours dans la région de Tabou, une ville du Bas-Sassandra, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. "S’il n’y a pas de tensions perceptibles dans les villages, beaucoup des personnes que nous avons rencontré ont eu vent des exactions commises et déclarent avoir peur de rentrer chez elles", explique-t-il. Selon lui, "les déplacés attendent que leur sécurité soit garantie pour revenir chez eux. Ils estiment que les FRCI, qu’ils accusent d’occuper des domiciles et d’exploiter les plantations des habitants, ne sont pas encore dans de bonnes dispositions pour les accueillir".
L’ONG appelle le président Ouattara à agir
Des témoignages éloquents qui tranchent avec la volonté affichée par le président Alassane Ouattara de mettre un terme aux querelles qui divisent les Ivoiriens. Depuis son accession au pouvoir, celui-ci appelle en effet à la réconciliation et à la justice dans un pays profondément divisé. Au cours d'une conférence de presse donnée au siège de l’ONU, à New York, mercredi, il a promis une nouvelle fois qu'il n'y aurait aucune impunité pour les auteurs des exactions. "Il n'y aura pas d'exception. Les Ivoiriens seront traités de façon égale, spécialement dans la partie ouest du pays où beaucoup de gens ont été tués. Ceux qui ont commis des crimes feront face au juge. Pas d'exception, nous sommes très clairs là-dessus", a-t-il déclaré.
Une volonté et des promesses saluées par Amnesty International, qui exhorte cependant le président Ouattara à agir très rapidement. "Le nouveau président parle au futur, nous lui demandons d’agir tout de suite. Car seules des mesures concrètes, comme par exemple le démantèlement de la milice dozo et la création d’une force de sécurité impartiale, mettront fin à cette crise humanitaire", estime Salvatore Saguès.
La publication du rapport d'Amnesty International intervient au lendemain de la décision de l'ONU de prolonger d’un an le mandat de sa mission en Côte d'Ivoire, créée en 2004 par la résolution 1528 du Conseil de sécurité. Dans son rapport, l'ONG a constaté que l’Onuci continuait à éprouver des difficultés à remplir pleinement son mandat de protection des civils. "L’Onuci doit faire plus et accroître sa présence. Ces forces doivent se rendre là où la population est menacée. Des habitants nous ont révélé qu’ils n’avaient toujours pas vu la moindre patrouille onusienne un mois après qu’un massacre a eu lieu dans leur village. Ce n’est pas normal", conclut Salvatore Saguès.
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Commentaires (8)
climat de peur
quelle deception de voir qu'aucun chef d'état africain ne peut amener leur peuple à vivre en paix si ce n'est Nelson Mandela. regardez aussi ce qui s'est passé au zimbabwe dans l'indifférence la plus totale.et pendant que les chefs d'état s'enrichissent la famine fait ses ravages dans la corne de l'Afrique mais où va l'humanité?...ONU, FAO réagissez avant qu'il ne soit trop tard.
cote d'ivoire
ouattara ne fait que parler sans agir et ne dites pas que les investisseurs investissent la cote d'ivoire c'est faux.. sauf si ouattara donnerait des fonds pour qu'ils s'installent.; par contre les exactions et meurtres se poursuivent sans que personne ne s'en inquiéte parce que ouattara cautionne les exactions contre les ethnies et présumés pro-gbagbo.; les gens qui sont cambriolés dépouillés martyrisés ne peuvent porter plainte pas de police fiable pas de gendarmerie fiable et surtout pas pour les quartiers censés être pro-gbagbo c'est une dictature que le monde s'éveille avant qu'il ne soit trop tard..
L'ONU ET SES ALLIES FORCES ET
L'ONU ET SES ALLIES FORCES ET MILICES PRO DRAMANE OUATTARA NE FERONT JAMAIS RIEN POUR LES POPULATIONS CIVILES QU'ELLES PRETENDENT PROTEGER .TOUTES LES DECLARATIONS ET DISCOURS SONT DES LEURRES .LA SEULE PRIORITE C'EST LE PETROLE ET LES RESSOURCES DU PAYS ,QUELLE HONTE.
Où sont les flottilles
Où sont les flottilles humanitaires ?
cote d'ivoire courage
y en a qui supportent leur leader à l'aveuglé. on nous dit que nos frères ivoirien qui sont à l'étranger ont peur de rentrer et vous avez le courage de dire y en a mieux à faire en côte d'ivoire que de voir ton frère souffrir hors du pays. comme ci vous ne saviez pas que y'avait des exactions qui ont fait fuir nos frères. je vous dit ça parce que je suis ivoirien pur et sang. j'aime mon pays et j'aime mes frères et soeurs. je pense que ce qui supportent à l'aveuglé sont peut être des gens qui ne pas létré. batir un bon pays, c'est que c'est l'union qui fait la force. je ne suis pas ni gbagbotisme ni ouattarisme, j'aime mon peuple tout ensemble.
Amnesty denonce un climat de peur.
La situation actuelle dans notre pays demande plus de renforts des casques bleus dans ces zones sinistrées et surtout dans ces frontières pour permettre à ceux qui veulent rentrer de le faire en toute sécurité; mais aussi guarantir le problème sécurité sur place dans un sens de leur mettre en confiance.
Alors je pense le chef d'état majors de notre armée doit nous éclairer sa position après la réorganisation de notre armée.
amnesty
écoutez, arretez de nous emmerdez,on en a rien foutre,ouattara n'a envoyez personne hors de ce pays en payant son tranport ou en fessant quoi que ce soit. lui qui veus revenir au pays,qu'il reveint et lui qui le veux reste ou il est c'est tout. ya mieux a faire ici en COTE D'IVOIRE que de restez la a tergiversé sur tout sa,milles fois le président a demandé que tout le monde rentre et je crois qu'il a même envoyer une delegation dans les pays ou il ya des ivoiriens deplacés pour leur dit de rentrer. il y a deja ou il aura des voitures disponible pour leur facilité le deplacé, alors ne nous faites par chiéééééééé. ya mieux et beaucoup a fair ici a abidjan,a yakor,a bouaké, enfin, en COTE D'IVOIRE. ils rentrerons quand ils se sentirons prèt. arrétez de nous fait chié,y en a mare
A mr sarkozy
nous vous remercions pour votre intervention en côte d'ivoire. Vous avez sauvez des vies. Mais aidez ouattra à mieux diriger la côte d'ivoire. le pays est plongé dans des incertitudes à causes des hordes de bandit qui se promènent en ville avec des armes de guerre. ouattara ne fait que nommer ses parents dioula comme si les autres peuples étaient des nuls. Si le pays va mal se sera sa responsabilité.
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