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Afrique

Quatre chefs d'État africains reçus à la Maison Blanche

Texte par Trésor KIBANGULA

Dernière modification : 31/07/2011

Barack Obama a reçu vendredi à la Maison Blanche les présidents du Bénin, de la Côté d'Ivoire, de la Guinée et du Niger. Francis Laloupo, spécialiste en géopolitique, revient sur l'intérêt des États-Unis pour ces quatre pays africains.

Le président américain, Barack Obama, a reçu vendredi quatre de ses homologues africains, le Béninois Boni Yayi, l'Ivoirien Alassane Ouattara, le Guinéen Alpha Condé et le Nigérien Mahamadou Issoufou à la Maison Blanche. Une rencontre destinée, selon Washington, à soutenir “les démocraties en développement” et qui rappelle le discours de 2009 durant lequel le numéro un américain invitait devant le Parlement ghanéen les États africains à se doter "d'institutions fortes et non d'hommes forts”.

Faits notables, les quatre hôtes d'Obama viennent tous d’être élus ou réélus démocratiquement, selon la communauté internationale, et proviennent de la sous-région ouest-africaine francophone. Francis Laloupo, professeur de géopolitique à l’Institut de pratique du journalisme (IPJ) de l'université Paris-Dauphine, décrypte l’intérêt américain vis-à-vis de ces quatre États africains.

 

FRANCE 24 - Pourquoi Barack Obama accueille-t-il maintenant les présidents béninois, ivoiriens, guinéens et nigériens à la Maison Blanche ?

Francis Laloupo - Barack Obama avait réservé sa première visite officielle en Afrique à un pays anglophone, le Ghana, pour encourager les efforts démocratiques entrepris dans ce pays. Aujourd’hui, en invitant ces quatre chefs d’État africains francophones nouvellement élus, ou réélus, le président américain démontre avant tout qu’il souhaite apporter son soutien aux “institutions démocratiques fortes”.

Certes, les quatre hôtes de la Maison Blanche n’ont pas tous la même maturité démocratique, mais l’administration américaine voudrait les encourager à poursuivre sur une voie qui leur permettrait de mettre fin aux pratiques des coups de force comme mode d’accession au pouvoir et d'engager des réformes démocratiques dans leur État respectif.

 

F24 - Comment interpréter l’absence d'autres chefs d’État de la sous-région comme le Burkinabè Blaise Compaoré, le Togolais Faure Gnassingbé ou le Sénégalais Abdoulaye Wade ?

F. L. - Vu de Washington, le Burkina Faso ne jouit pas d’une bonne réputation, en raison  notamment des récents troubles qui ont agité le pays. Le Togo, quant à lui, est toujours considéré comme un pays sous surveillance démocratique. Ce qui n’est pas le cas du Sénégal qui entretient toujours des relations diplomatiques fortes avec l’Occident, notamment la France et les États-Unis.

Toutefois, le pouvoir américain saisit désormais chaque rendez-vous avec l’Afrique pour mettre en garde les régimes usés contre les manœuvres visant à pérenniser des hommes au pouvoir. Les pays qui s'apprêtent à organiser des élections, comme le Cameroun ou la RD Congo, sont donc avertis s’ils veulent obtenir le soutien américain.

 

F24 - Que doit-on finalement attendre de cette visite ?

F. B. - La visite s’inscrit dans cette nouvelle ligne de la politique africaine des États-Unis qui consiste à soutenir “les institutions démocratiques fortes”. On pourrait donc s’attendre à un renforcement du partenariat institutionnel entre ces pays et Washington. Faut-il rappeler qu’en dehors d’Alassane Ouattara, les trois autres hôtes de Barack Obama ne sont pas des habitués de la Maison Blanche. Jusqu’ici, ils n’avaient pas encore entretenu des relations actives avec l'administration américaine.

D’un point de vue économique, ces quatre pays peuvent être considérés comme les premiers élus de l’aide de plus de 7 milliards de dollars que les États-Unis prévoient d'allouer au continent africain. Il y a enfin la dimension sécuritaire de cette visite, surtout avec le Niger qui se trouve dans la zone du Sahel, une région très importante pour Washington dans sa lutte contre le terrorisme.

Première publication : 29/07/2011

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