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Mobilisation inédite des Israéliens contre la hausse du coût de la vie

Vidéo par Valentine OBERTI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/08/2011

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé ce samedi en revendiquant plus de "justice sociale". Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a annoncé qu'il allait proposer un "plan pour alléger le poids économique [qui pèse] sur les citoyens".

AFP - La contestation contre la cherté de la vie et pour la "justice sociale" s'est étendue samedi soir à dix villes israéliennes avec la participation de 80.000 à 120.000 manifestants, selon les estimations de la police ou celles des médias.

Les manifestants, en majorité des jeunes laïcs, ont pour principal slogan "Le peuple veut la justice sociale pas la charité". Ils réclament un retour à un "Etat providence" tel qu'il avait été mis en place par la gauche sioniste dans les premières années de l'Etat.

"Il est tentant de comparer ces manifestations aux printemps arabes"

A Tel-Aviv, principal foyer de la contestation, plus de 50.000 manifestants ont marché au centre-ville, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Les manifestants ont arboré dans une ambiance de kermesse des drapeaux israéliens ainsi que quelques drapeaux rouges.

"Je suis venue parce que je n'arrive plus à boucler les fins de mois et que l'argent des impôts va dans les poches des magnats", confie une manifestante, qui dirige un jardin d'enfants.

A Jérusalem, quinze mille manifestants se sont rassemblés devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, arborant des banderoles avec l'inscription "Toute une génération veut un avenir".

A Haïfa, dans le nord d'Israël, plus de dix mille manifestants sont descendus dans la rue, selon la police.

La protestation, qui visait au départ la flambée des prix des logements, porte plus généralement sur l'aggravation des inégalités sociales et la dégradation des services publics, notamment dans le domaine médical et de l'éducation.

Avançant toute une gamme de revendications, les manifestants ont fustigé le Premier ministre, accusant le pouvoir d'être au service de magnats de la finance, s'insurgeant contre la force des monopoles et des cartels en Israël, et réclamant la baisse des impôts indirects.

Pour la première fois depuis que le mouvement a été lancé il y a un mois, la minorité arabe, qui souffre de discriminations particulières, s'y est associée.

La contestation provient en premier lieu de classes moyennes écrasées par l'augmentation constante du coût de la vie, résultant d'une économie de marché contrôlée par quelques familles.

Lancée en juin via Facebook par le boycottage du fromage blanc, un aliment de base dont le prix avait flambé, la fronde a été ravivée par une étudiante qui a planté sa tente au centre de Tel-Aviv pour clamer sa détresse face aux loyers chers.

Soutenue par l'Association israélienne des étudiants, par les partis de l'opposition, par des artistes qui ont chanté lors des rassemblements et, plus récemment, par la centrale syndicale Histadrout, cette initiative s'est répandue comme une traînée de poudre.

Il y a aujourd'hui des camps de toile dans la plupart des villes du pays, et la protestation s'amplifie malgré les promesses lancées dans l'urgence par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de réformer le marché de l'immobilier.

Il s'agit du plus important mouvement social en Israël en quatre décennies.

Selon un sondage publié mardi par le journal Haaretz, 87% des Israéliens soutiennent le mouvement de protestation et 54% se disent "mécontents" de la gestion de cette crise par M. Netanyahu.

Première publication : 31/07/2011

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