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Economie

L'accord sur la dette américaine doit être soumis au vote du Congrès

Vidéo par Valentine OBERTI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/08/2011

Les deux chambres du Congrès tenteront de voter l'accord conclu dimanche sur le relèvement du plafond de la dette américaine, qui permettrait aux États-Unis d'éviter un défaut de paiement le 2 août. La Maison Blanche se dit confiante.

REUTERS - Républicains et Démocrates, après des mois de discorde, pourraient voter dès ce lundi l'accord conclu in extremis pour relever le plafond de la dette des Etats-Unis.

Le compromis annoncé dimanche soir par le président Barack Obama doit permettre à la première économie mondiale d'éviter de se retrouver en défaut de paiement.

"Nous espérons voter un compromis dans le courant de la séance d'aujourd'hui", a dit le chef de file des sénateurs démocrates, Harry Reid.

Le Sénat, à majorité démocrate, devrait approuver ce plan, mais celui-ci pourrait ensuite se heurter à une opposition farouche à la Chambre des Représentants où les conservateurs du Tea Party ont déjà qualifié les réductions de dépenses de "blague".

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Dans l'immédiat en tout cas, une onde de soulagement a accompagné dans les chancelleries l'annonce du compromis trouvé à Washington.

"C'est une très bonne nouvelle pour les économies mondiales, c'est une très bonne nouvelle pour les Etats-Unis mais aussi pour l'Europe", a déclaré Valérie Pécresse, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement français.

L'Allemagne a aussi salué l'annonce d'un accord et au Japon, qui détenait en mai quelque 900 milliards de dollars de dette américaine, le secrétaire général du gouvernement a dit espérer que les marchés pourraient désormais se stabiliser.

Lundi à la mi-journée, une nouvelle bataille se dessinait toutefois à Washington sur le sujet explosif des impôts.

RÉACTIONS À L'ACCORD CONCLU ENTRE DÉMOCRATES ET RÉPUBLICAINS

John Boehner, le "speaker" républicain de la Chambre des représentants, qui entend réunir à ses côtés les membres du Tea Party, avait assuré dimanche que le compromis ne comprenait aucune hausse d'impôts, seulement des réductions de dépenses.

Mais les Démocrates voient dans la création d'une commission parlementaire bipartisane l'occasion d'augmenter les recettes fédérales à l'automne à travers une réforme fiscale.

Toujours des menaces sur le triple A

Le conseiller de la Maison blanche David Plouffe, qui a affiché lundi sa confiance quant au vote de l'accord par les deux chambres du Congrès, a insisté pour sa part sur de
nouvelles recettes fiscales qui sont envisagées.

"Si on réalise des réductions de déficit supplémentaires à l'automne, il devrait s'agir d'une réforme fiscale, de combler les lacunes pour les riches et les grands groupes", a-t-il
déclaré sur la chaîne de télévision NBC.

Quoi qu'il en soit, estiment cependant investisseurs et économistes, le compromis trouvé n'éloigne pas le risque d'une dégradation de sa note souveraine.

Si l'accord devrait permettre au pays d'éviter un défaut de paiement potentiellement catastrophique pour l'ensemble des marchés financiers, il n'est cependant pas sûr qu'il apporte une rigueur budgétaire suffisante pour apaiser les agences de notation, et en particulier Standard & Poor's qui a déjà menacé d'enlever son "triple A" aux Etats-Unis.

"Une dégradation présente toujours un risque significatif sur les prochains moins et le restant de l'année 2011", commente Antony Valeri, stratège obligataire chez LPL Financial.

"Les agences de notation pourraient considérer que ce plan ne va pas assez loin pour réduire le déficit, et il demeure certains risques quant à la mise en oeuvre des différentes
phases de cet accord préliminaire."

Sur les marchés, très fébriles ces derniers jours à la perspective d'un défaut de paiement si aucun accord n'émergeait avant la date butoir du 2 août, le soulagement a été gâché par une nouvelle statistique illustrant le ralentissement marqué de l'économie américaine.

Les marchés d'actions, qui avaient ouvert en hausse des deux côtés de l'Atlantique, se sont retournés à la baisse après l'annonce d'une croissance de l'activité manufacturière quasi anémique en juillet. L'indice ISM du secteur est ressorti à son niveau le plus bas depuis deux ans, s'inscrivant à 50,9 après 55,3 en juin, alors qu'un indice sous la barre des des 50 traduit une contraction d'activité.

Première publication : 01/08/2011

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