Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : au coeur de raqqa, fief des jihadistes

En savoir plus

FOCUS

Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Miossec, poétique et sombre

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Martin Schulz, Président du Parlement européen

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Terrorisme, l'Europe impuissante ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

France : la bataille pour la présidence de l'UMP

En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

  • La trêve violée en Ukraine : des militaires et des civils tués

    En savoir plus

  • Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

    En savoir plus

  • Syrie : la coalition a bombardé un important complexe gazier tenu par l'EI

    En savoir plus

  • Sénatoriales : le FN a séduit quatre fois plus de grands électeurs que prévu

    En savoir plus

  • Plus de 3 000 migrants sont morts en Méditerranée depuis janvier

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes européens affluent en Irak pour combattre l’EI

    En savoir plus

Amériques

Obama et le Congrès trouvent un accord in extremis sur la dette

Vidéo par Ludovic de Foucaud , Anne SOETEMONDT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/12/2011

Les responsables démocrates et républicains sont parvenus à un accord susceptible d'éviter le défaut de paiement des États-Unis. Ce plan, qui prévoit d'importantes coupes budgétaires, doit maintenant être adopté par les parlementaires.

AFP - Le président Barack Obama et le Congrès sont parvenus dimanche soir à un accord de dernière minute pour relever le plafond de la dette, empêchant ainsi un défaut de paiement aux conséquences potentiellement catastrophiques pour l'économie mondiale, à deux jours de la date butoir fixée par le Trésor.


"Je veux annoncer que les responsables des deux partis dans les deux chambres ont trouvé un accord qui va réduire le déficit et éviter le défaut (de paiement), un défaut qui aurait eu un effet dévastateur sur notre économie", a indiqué le président Obama peu avant 21H00 (lundi 01H00 GMT) depuis la Maison Blanche.

"Il reste une multitude de choses à faire"

L'accord permet ainsi, s'il est adopté par le Congrès avant mardi minuit (mercredi 04H00 GMT), d'empêcher l'administration américaine d'être confrontée dans les jours qui suivent à un défaut de paiement.

Le soulagement était notable sur les marchés après l'annonce. La Bourse de Tokyo a grimpé de 1,84% à la mi-séance lundi après l'annonce de l'accord et le dollar reprenait également du terrain. Les marchés américains étaient en nette hausse dimanche soir, dans les échanges électroniques de la fin du week-end.

Selon les chiffres publiés vers 01H10 GMT lundi, 21H10 aux Etats-Unis, par la chaîne de télévision CNBC sur son site internet, l'indice Dow Jones gagnait 1,51%, à 12.271 points. Le Nasdaq prenait 1,45%, à 2.393 points et l'indice élargi S&P augmentait de 1,57% à 1.309 points.

La chef de la minorité démocrate de la chambre basse Nancy Pelosi a affirmé dans un court communiqué : "Nous sommes tous d'accord pour penser que notre pays ne peut manquer à ses obligations". "Je vais voir avec les élus de mon parti à la Chambre comment nous pouvons les aider", écrit-elle à la veille d'une réunion avec ses membres qui doivent se prononcer sur l'accord.

Le plan ne prévoit aucune hausse d'impôts sous aucune forme, ce qui risque de mal passer sur la gauche du parti démocrate.

RÉACTIONS À L'ACCORD CONCLU ENTRE DÉMOCRATES ET RÉPUBLICAINS
Quelques minutes seulement avant le président, le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, avait annoncé la nouvelle devant la chambre haute. "Je suis soulagé que les chefs des deux partis se soient rapprochés pour le bien de notre économie afin d'atteindre un accord historique bipartite qui mette fin à cette impasse dangereuse", a-t-il déclaré.

Le chef de la minorité républicaine Mitch McConnell est ressorti souriant du Sénat après l'annonce de M. Reid en déclarant: "nous sommes heureux que les deux partis aient été capables de se rassembler et de produire les grandes lignes d'un plan que nous pourrons recommander dans notre groupe (républicain)".

Selon un responsable américain qui a requis l'anonymat, l'accord prévoit un relèvement du plafond de la dette d'au moins 2.100 milliards de dollars, pour permettre au Trésor de faire des emprunts après le 2 août. Le tout pour tenir jusqu'en 2013, soit après les élections.

SUIVEZ L'ÉVOLUTION DE LA DETTE AMÉRICAINE EN TEMPS RÉEL


Cette mesure sera accompagnée d'une première réduction des dépenses de 1.000 milliards de dollars. Une commission spéciale bipartite du Congrès sera ensuite chargée de trouver -- avant Thanksgiving, fin novembre -- des baisses de dépenses supplémentaires à hauteur de 1.500 milliards de dollars.

Dans le cas où aucun accord n'interviendrait sur des réductions budgétaires supplémentaires, un mécanisme contraignant se mettrait en place, imposant automatiquement un certain nombre de coupes, y compris pour la défense et le programme de santé Medicare pour les personnes âgées.

Un responsable de la Maison blanche a néanmoins indiqué que la Sécurité sociale et Medicare, le programme de santé pour les plus âgés, ne seraient pas touchés par ces coupes automatiques.

"on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait des gagnants ou des perdants"
C'est sur ce point notamment que les négociations avaient stagné ces derniers jours.

Les républicains de la Chambre, majoritaires dans cette assemblée, doivent encore entériner l'accord lundi. Mais leur chef, John Boehner, s'est montré plutôt favorable au texte. "Ce n'est pas idéal", a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique avec ses membres selon un responsable républicain. "Mais quand on le regarde, on se rend compte que c'est ce sur quoi nous avons travaillé", a-t-il dit.

Les républicains ont obtenu d'importantes baisses des dépenses sans céder sur une hausse des impôts des ménages les plus riches ou la suppression de niches fiscales, comme celle qui profite aux propriétaires d'avions d'affaires, et qui a été dénoncée à de nombreuses reprises par le président lui-même.

"Nous ne sommes pas au bout de nos peines: j'appelle les élus des deux partis de faire ce qui est juste et d'apporter leur soutien à cet accord", a souligné le président.

Dimanche, le Sénat avait écarté une proposition démocrate pour relever le plafond de la dette, qui avait déjà été condamnée par la minorité républicaine samedi.

Après le rejet de ce plan, proposé par M. Reid, les espoirs se sont tournés vers les négociations entre républicains, démocrates et la Maison Blanche pour relever le plafond de la dette, actuellement de 14.294 milliards de dollars, avant mardi.

Les deux parties ont fait des concessions au fil des négociations, mais leurs positions restent largement opposées. D'un côté, les républicains réclament des baisses d'impôts et des réductions budgétaires drastiques. De l'autre, les démocrates veulent accompagner la rigueur budgétaire d'efforts fiscaux de la part des plus riches.

 

Première publication : 01/08/2011

  • ÉTATS-UNIS

    L'accord sur la dette américaine en quelques points

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Course contre la montre pour trouver un accord sur la dette américaine

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    John Boehner, un républicain bon teint contrarié par le Tea Party

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)