- Crise alimentaire - Famine - Somalie
L'état de famine s'étend à trois nouvelles régions de Somalie
Trois nouvelles zones de Somalie, dont la capitale Mogadiscio, ont été décrétées mercredi en état de famine, selon l'ONU. La situation pourrait s'étendre à l'Ouganda. Un mois après l'officialisation de la crise, l'aide humanitaire reste inadéquate.
AFP - La famine s'est propagée à trois nouvelles zones de Somalie, notamment la capitale Mogadiscio et le plus important site de déplacés au monde, en raison d'une grave sécheresse affectant toute la Corne de l'Afrique, a indiqué mercredi l'ONU.
"La situation actuelle représente la plus sévère crise humanitaire dans le monde aujourd'hui et la pire crise de sécurité alimentaire depuis la famine de 1991-1992 en Somalie", selon l'ONU.
Ces nouvelles régions affectées comprennent notamment deux sites où des centaines de milliers de déplacés somaliens se sont rassemblés pour tenter d'avoir de la nourriture.
"La famine est présente maintenant", a indiqué Graine Moloney, chef de la cellule "Sécurité alimentaire et analyse de la nutrition" (FSNAU) pour la Somalie.
"Les trois régions (concernées) sont le site de déplacés du corridor d'Afgoye, la communauté de déplacés de Mogadiscio, dans les sept districts de la ville, et dans les districts de Balaad et d'Adale dans le Moyen Shabelle", a-t-elle ajouté.
En juillet, l'ONU avait décrété l'état de famine dans les régions de Bakool et du Bas Shabelle, toujours dans le sud de la Somalie, pays ravagé depuis 20 ans par une guerre civile.
Quelque 409.000 Somaliens se sont rassemblés dans la zone du corridor d'Afgoye, a précisé la responsable de l'ONU, ce qui constitue le plus important site de déplacés au monde.
"Réponse humanitaire inadéquate"
"Malgré une attention plus importante ces dernières semaines, la réponse humanitaire actuelle reste inadéquate, en partie à cause des restrictions d'accès et des difficultés pour accroître les programmes d'assistance d'urgence, mais aussi à cause de financements insuffisants", selon un communiqué de l'ONU.
"En conséquence, la famine pourrait s'étendre à toutes les régions du sud de la Somalie dans les quatre à six semaines à venir", selon le texte.
De plus, des récentes pluies torrentielles dans la région de Mogadiscio ont encore accru les souffrances des habitants et déplacés, déjà affaiblis par la malnutrition.
La Suisse a de son côté décidé de donner 4,5 millions de francs suisses (5,5 millions USD) d'aide supplémentaires.
La présidente de la Confédération, Mme Micheline Calmy-Rey, se trouve actuellement en visite au Kenya, "afin de se rendre compte par elle-même de la difficulté de la situation". Elle est le premier chef d'Etat occidental à se rendre dans la Corne de l'Afrique depuis le début de la sécheresse.
La présidente suisse doit visiter le camp de Dadaab, à l'est du Kenya, qui accueille plus de 380.000 personnes chassées de Somalie par la guerre civile et la sécheresse. Il est considéré comme le plus grand camp de réfugiés du monde.
La sécheresse en Afrique de l'Est menace environ 12 millions de personnes, selon les Nations unies. Quelque 564.000 d'entre elles risquent de mourir faute d'intervention urgente, selon l'ONU et Oxfam.
La crise humanitaire pourrait également s'étendre géographiquement, l'organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) ayant indiqué mardi que l'Ouganda commençait à être touché par la sécheresse et l'insécurité alimentaire.
La situation est particulièrement critique en Somalie en raison de la difficulté, voire de l'impossibilité d'accès aux zones contrôlées par les insurgés islamistes shebab, qui ont interdit depuis 2009 l'accès de leur territoire aux agences humanitaires de l'ONU et à nombre d'ONG internationales.
Mardi, les Etats-Unis ont décidé d'alléger les sanctions liées aux shebab, classés "organisation terroriste" par Washington, afin de faciliter l'acheminement de l'aide.



























Commentaires (4)
une saison d anomie
Avec la secheresse il ya moin de nourriture et d eau ,donc il faut reduire les bouches à nourrire la solution faire moin d enfants.
Comprendre la Désinformation de Masse de l'Occident !!!
Comprendre un peu la réalité somalienne...
Somalie: Le complot de l'Occident
Pourquoi et comment les puissances impérialistes ont appliqué en Somalie une théorie du chaos.
Un pays entier avec une riche histoire de commerce et de développement économique a été transformé en un «territoire.» Ironie amère du sort, ce territoire ouvert englobe une richesse pétrolière significative. Quatre géants pétroliers étasuniens s’étaient déjà positionnés avant le début de la guerre civile en 1991.
En filigrane du drame tragique de la Somalie, quatre grandes compagnies pétrolières étasuniennes sont installées discrètement sur une fortune potentielle en concessions exclusives afin d’explorer et d’exploiter des dizaines de millions d’acres de la campagne somalienne.
La Somalie avait tout pour réussir : une situation géographique avantageuse, du pétrole, des minerais et, fait plutôt rare en Afrique, une seule religion et une seule langue pour tout le territoire. La Somalie aurait pu être une grande puissance de la région. Mais la réalité est toute différente : famine, guerres, pillages, pirates, attentats… Comment ce pays a-t-il sombré? Pourquoi n’y a-t-il pas de gouvernement somalien depuis presque vingt ans ?
Quels scandales se cachent derrière ces pirates qui détournent nos navires ?
Mohamed Hassan* nous explique pourquoi et comment les puissances impérialistes ont appliqué en Somalie une théorie du chaos. (Interview réalisé le Lundi 14 Décembre 2009 par Grégoire Lalieu et Michel Collon)
Comment la piraterie s’est-elle développée en Somalie ? Qui sont ces pirates ?
Mohamed Hassan : Depuis 1990, il n’y a plus de gouvernement en Somalie. Le pays est aux mains de seigneurs de guerre. Des navires européens et asiatiques ont profité de cette situation chaotique pour pêcher le long des côtes somaliennes sans aucune licence et sans respecter des règles élémentaires. Ils n’ont pas respecté les quotas en vigueur dans leurs propres pays pour préserver les espèces et ont employé des techniques de pêche – notamment des bombes ! – qui ont créé d’énormes dégâts aux richesses des mers somaliennes. Ce n’est pas tout ! Profitant également de cette absence d’autorité politique, des compagnies européennes, avec l’aide de la mafia, ont déversé des déchets nucléaires aux larges des côtes somaliennes. L’Europe était au courant, mais a fermé les yeux car cette solution présentait un avantage pratique et économique pour le traitement des déchets nucléaires. Or, le tsunami de 2005 a déposé une grande partie de ces déchets jusqu’aux terres somaliennes. Et d’étranges maladies sont apparues pour la première fois au sein de la population.
Voilà le contexte dans lequel la piraterie s’est principalement développée. Les pêcheurs somaliens, qui disposent de techniques rudimentaires, n’étaient plus en mesure de travailler. Ils ont donc décidé de se protéger ainsi que leurs mers. C’est exactement ce que les Etats-Unis ont fait durant la guerre civile contre les Britanniques (1756-1763) : ne disposant pas de forces navales, le président George Washington passa un accord avec des pirates pour protéger les richesses des mers américaines.
Pas d’Etat somalien depuis presque vingt ans ! Comment cela est-il possible ?
M. H. : C’est le résultat d’une stratégie américaine. En 1990, le pays est meurtri par les conflits, la famine et les pillages, et l’Etat s’effondre. Face à une telle situation, les Etats-Unis, qui ont découvert quelques années auparavant des réserves de pétrole en Somalie, lancent l’opération Restore Hope en 1992. Pour la première fois, des Marines US interviennent en Afrique pour essayer de prendre le contrôle d’un pays. Pour la première fois aussi, une invasion militaire est déclenchée au nom de l’ingérence humanitaire.
Le fameux sac de riz exhibé sur une plage somalienne par Bernard Kouchner ?
M. H. : Oui, tout le monde se souvient de ces images soigneusement mises en scène. Mais les véritables raisons étaient stratégiques. En effet, un document du département d’Etat US préconisait que les Etats-Unis se maintiennent comme seule et unique superpuissance mondiale suite à la chute du bloc soviétique. Pour accomplir cet objectif, il recommandait d’occuper une position hégémonique en Afrique, très riche en matières premières.
Restore Hope sera pourtant un échec. Le film hollywoodien « La Chute du faucon noir » a marqué les esprits, avec ses pauvres GI's « assaillis par de méchants rebelles somaliens »...
M. H. : En effet, les soldats US seront vaincus par une résistance nationaliste somalienne. Depuis lors, la politique des Etats-Unis a été de maintenir la Somalie sans véritable gouvernement, voire de la balkaniser. La vieille stratégie britannique, d’ailleurs appliquée en de nombreux endroits : mettre en place des Etats faibles et divisés pour mieux tirer les ficelles. Voilà pourquoi il n’y a pas d’Etat somalien depuis presque vingt ans. Les Etats-Unis ont une espèce de théorie du chaos afin d’empêcher toute réconciliation somalienne et maintenir le pays divisé.
Au lieu de passer vos temps
Au lieu de passer vos temps avous exciter sur les malheurs de notre continent,parlez un peu de comment allez vous tenir la mondialisation face a la chine
la decheance humaine voulue par d autres humains
SI 5 MILLIARDS DE GENS DU MONDE DONNAIENT 1 EUROS ILS AURAIENT 5 MILLIARDS D EUROS
si la bourse mondiale etait taxe de 10 euros par transaction pour financer ces pays pauvres ou si l or du monde etait taxer pour eux !
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