Dernière modification : 05/08/2011 

- Bourses - Crise économique - Finance - Zone euro


La semaine s'achève sur une baisse généralisée pour les Bourses mondiales

Malgré une brève accalmie à la mi-journée, les Bourses mondiales ont de nouveau chuté. La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé ce vendredi. A Paris, l'indice du CAC 40 a atteint son plus bas niveau depuis juillet 2009.

Par France 3 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Les marchés mondiaux ont poursuivi vendredi leur plongeon de la veille, des chiffres meilleurs que prévu de l'emploi aux Etats-Unis n'ayant pas apaisé les angoisses des investisseurs concernant l'économie mondiale et la crise de la dette en zone euro.

L'économie américaine a créé 117.000 emplois en juillet, mois au cours duquel le taux de chômage a baissé d'un dixième de point à 9,1%.

Ces chiffres supérieurs aux pronostics ont d'abord provoqué "un soupir de soulagement entendu de Chicago à Melbourne", a commenté Patrick O'Hare, analyste de Briefing.com. Mais le pessimisme a vite repris le dessus.

Après avoir ouvert en légère hausse, la Bourse de New York a replongé profondément dans le rouge moins d'une demi-heure plus tard, puis s'est légèrement redressée. A 16H45 GMT, l'indice Dow Jones gagnait 0,33% mais le Nasdaq perdait 0,72%.

"Il y a une angoisse générale sur la capacité des dirigeants à gérer cette crise"
Par FRANCE 24- Jean-Marc DANIEL, économiste, professeur à l'École supérieure de commerce de Paris

Jeudi, Wall Street était retombée à son niveau de décembre après une chute de 4,31% du Dow Jones et de 5,08% du Nasdaq.

Les Bourses européennes ont imité cette volatilité. A Paris, l'indice CAC 40 a d'abord lourdement chuté, lâchant plus de 3% en début de séance, avant de revenir brusquement dans le vert, puis de repasser en terrain négatif pour terminer la journée en repli de 1,26%.

L'indice vedette parisien cumule dix séances de baisse, du jamais vu.

Les chutes ont été encore plus lourdes sur les autres grandes places européennes: Londres a lâché 2,71%, Francfort 2,78%, la Bourse suisse 2,14%.

Sur la semaine, la Bourse de Francfort accuse une perte de 13%, celle de Londres de près de 10%, celle de Paris de près de 11%.

Malgré des rumeurs selon lesquelles la Banque centrale européenne (BCE) s'apprêterait à acheter des obligations espagnoles et italiennes peu prisées par les marchés, Madrid a cédé 0,18% et Milan 0,70%.

Après un bref rebond, les cours du pétrole sont repartis à la baisse. L'euro était en hausse face au billet vert, à 1,4247 dollar à 16H45 GMT, contre 1,4106 dollar jeudi soir.

"Le marché ne paraît pas complètement convaincu que ces chiffres de l'emploi soient assez solides pour surmonter la morosité actuelle, provoquée par ce qui se passe en Europe", a noté Phil Flynn, analyste de PFG Best Research.

L'Italie et l'Espagne ont publié les chiffres de leur croissance au deuxième trimestre, qui se sont avérés poussifs: la croissance a ralenti en Espagne à 0,2% contre 0,3% au premier trimestre, tandis qu'elle a accéléré à 0,3% en Italie.

Une situation qui inquiète les marchés car elle rend mécaniquement plus difficile l'assainissement budgétaire. "Si les Etats ont une dette élevée, ils doivent croître, sinon cette dette devient insoutenable. C'est le point crucial et c'est pour cela que l'Italie et l'Espagne sont devenus la cible" des marchés, a analysé Chiara Corsa, économiste de UniCredit.

Les dirigeants mondiaux sont à nouveau montés en première ligne pour tenter de faire retomber la fièvre des marchés.

"Je souhaite que les Américains et nos partenaires à travers le monde sachent ceci: nous allons nous en sortir, les choses vont s'améliorer", a affirmé le président américain Barack Obama.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a affirmé que l'Espagne et l'Italie n'auront pas besoin de plan d'aide, car "leurs fondamentaux économiques ne le justifient pas". Il a plaidé pour l'augmentation des capacités du Fonds de soutien et a appelé les marchés à la patience.

Les autorités britanniques devaient se réunir en urgence vendredi pour examiner la situation de la zone euro. En France, le ministre de l'Economie François Baroin a interrompu ses vacances pour rentrer à Paris.

Commentaires (2)

assumez vos choix

et oui, et ce n'est pas fini
le pire est devant nous
des taux bancaires qui vont flamber
des banques qui n'auront plus de liquidités ( idem 29), qui ne prêteront plus
l'immobilier qui va chuter
une France qui avec NS aura atteint 100% d'endettement
une Grèce qui n'est plus la Grèce, qui est obligée de privatiser, et donc ouvre aux capitaux étrangers, avec la moitié du pirée acheté par la Chine, un port qui voit flotter le drapeau Chinois .
vous avez voulu une économie ultra libérale reaganienne, vous avez choisi NS, alors ASSUMEZ

Basse dans les bourses

Ceux qui ont reussi a faire le Maddoff, qui avaient de l'information privilegiee sur l'inminence d'une crise, ceux qui vendent de l'or a prix de diamants,ils sont probablement en train d'acheter petit a petit, des paquets de titres et ainsi une forte participation aux entreprises, le tout par un prix de misere. A Chicago, l'on fait chaque annee des achats et ventes dans le marche de matieres premieres du grain pour 40 fois la production annuelle totale de grain, et l'on est toujours en train d'inviter plus de gens a ce marche especulatif pour avoir un plus gros volume d'affaires et en tirer de plus gros profits. C'est une version kool des lettres nigeriennes.

Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet

 
 
 
Fermer