Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Classement des personnalités influentes : 10 africains dans le palmarès du Time magazine

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Où s'arrêtera Poutine ?

En savoir plus

DÉBAT

Crise en Ukraine : l'escalade à l'est jusqu'où ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Crise en Ukraine : l'escalade à l'est jusqu'où ? (Partie 1)

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : les ouvriers du textile au Bangladesh toujours en danger

En savoir plus

SUR LE NET

Opération ratée de la police de New York sur Twitter

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sean Lennon dans les pas de son père

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

États-Unis : peine de mort et réglementation

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Michel Platini : "pas sûr que le PSG respecte le fair play financier"

En savoir plus

  • De la guerre civile aux portes de Paris, parcours de réfugiées syriennes

    En savoir plus

  • Des soldats russes sur le pied de guerre à la frontière ukrainienne

    En savoir plus

  • Accord Hamas-Fatah : Israël suspend les négociations de paix

    En savoir plus

  • Présidentielle syrienne : deux candidats face à Bachar al-Assad

    En savoir plus

  • Vidéo : les ouvriers du textile au Bangladesh toujours en danger

    En savoir plus

  • Abdoulaye Wade bloqué au Maroc, confusion sur son retour à Dakar

    En savoir plus

  • RD Congo : près de 50 morts dans un accident de train

    En savoir plus

  • Les dessous des résultats record d’Apple

    En savoir plus

  • Ségolène Royal dément avoir interdit les décolletés dans son ministère

    En savoir plus

  • Impression 3D : dix maisons construites en 24 heures à Shanghaï

    En savoir plus

  • Premières pistes pour mettre fin au conflit entre VTC et taxis

    En savoir plus

  • Le rappeur Rohff mis en examen et incarcéré pour violences

    En savoir plus

  • Au Caire, le voile de la discorde

    En savoir plus

  • Le patron de la F1 Bernie Ecclestone jugé pour corruption

    En savoir plus

  • Au moins trois médecins américains tués dans un hôpital de Kaboul

    En savoir plus

  • Les îles Senkaku "couvertes" par le traité de défense américano-japonais

    En savoir plus

  • Platini doute que le PSG respecte le fair-play financier

    En savoir plus

  • Le président colombien rétablit le maire de Bogota dans ses fonctions

    En savoir plus

Economie

Un haut fonctionnaire affirme avoir agi sur ordre de Christine Lagarde

©

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/08/2011

Un haut fonctionnaire met en cause Christine Lagarde dans l'affaire opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, affirmant qu'il avait agi à sa demande en 2007. Jeudi, la justice a ouvert une enquête sur l'implication éventuelle de la DG du FMI.

REUTERS - Un haut fonctionnaire intervenu en 2007 pour déclencher l'arbitrage en faveur de l'homme d'affaires Bernard Tapie dit avoir agi sur les ordres impératifs du cabinet de Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie.

Cette déclaration, dans un entretien au journal Le Monde publié vendredi, de Bernard Scemama, nommé le 15 septembre 2007 à la tête de l'EPFR, établissement public qui fut le levier du gouvernement, intervient au lendemain de l'ouverture d'une enquête pénale sur Christine Lagarde à la Cour de justice de la République.

"J'ai été reçu dès ma nomination par Stéphane Richard, le directeur du cabinet de la ministre des Finances, Christine Lagarde. Il m'a tout de suite parlé du dossier Tapie et m'a donné une consigne claire: il fallait aller à l'arbitrage. 'C'est la décision du gouvernement', m'a-t-il dit", raconte Bernard Scemama.

La ministre ne lui a pas parlé directement, dit-il, mais lui a envoyé des courriers sur le sujet. Il traitait avec son directeur de cabinet. "Quand le directeur de cabinet parle, c'est la ministre qui parle".

Il dit avoir été surpris par le fait que finalement, 45 des 285 millions d'euros accordés à Bernard Tapie le soient au titre du préjudice moral. "Ma réaction immédiate avait été très négative. J'avais trouvé l'octroi de cette somme supplémentaire complètement disproportionné, et je l'avais dit en réunion de conseil. C'était choquant".

Il déclare aussi qu'il ignorait qu'un des trois arbitres choisis, le magistrat en retraite Pierre Estoup, avait des liens avec Bernard Tapie.

Le chèque remis en cause ?

Bernard Scemama fait l'objet de poursuites financières devant une Cour de discipline budgétaire, qui pourrait le déclarer responsable sur ses biens personnels. C'est aussi le cas de Jean-François Rocchi, autre haut fonctionnaire intervenu dans l'affaire. Les deux hommes font en outre l'objet d'une enquête de police pour "abus de pouvoirs sociaux".

"Je le vis très mal car je n'ai rien à me reprocher. Tous les actes aujourd'hui contestés ont été pris avec l'approbation ou à la demande de la ministre", dit Bernard Scemama.

Christine Lagarde a toujours assumé le choix de l'arbitrage plutôt que la voie judiciaire, alors que l'Etat avait gagné en cassation, pour solder le contentieux avec Bernard Tapie sur la revente en 1993 d'Adidas par le Crédit Lyonnais, alors banque publique.

L'idée, a-t-elle expliqué depuis le début de l'affaire, était de mettre un terme à un dossier qui durait depuis trop longtemps et coûtait cher en frais d'avocats.

L'opposition voit dans l'arbitrage, où Bernard Tapie a conservé plus de 200 millions d'euros, une faveur politique de Nicolas Sarkozy liée au soutien reçu de Bernard Tapie, ex-ministre de François Mitterrand, à la présidentielle de 2007.

Dans un entretien à Libération publié vendredi, Bernard Tapie se dit confiant et soutient Christine Lagarde. "Elle (l'enquête) aboutira, j'en suis convaincu, à la même conclusion que le tribunal administratif: aucune faute n'a été commise".

L'homme d'affaires dit penser que le fait que le tribunal administratif, confirmé par le Conseil d'Etat, ait jugé irrecevables des recours contre l'arbitrage clot l'affaire et garantit qu'il ne rendra pas le chèque.

"Il faut arrêter de fantasmer, en aucun cas la sentence arbitrale rendue ne peut être remise en cause", dit-il.

Le parquet général de la Cour de cassation estime au contraire que le dossier n'est pas soldé, la question de la légalité de l'arbitrage n'étant pas tranchée sur le fond. Si les instructions établissaient qu'il s'agissait d'une fraude, la question pourrait être rouverte, a dit un avocat général à Reuters.
 

Première publication : 05/08/2011

  • Dossier Tapie : Christine Lagarde a hérité d'une "patate chaude" de l'Elysée

    En savoir plus

  • "Lagarde : les pieds dans le Tapie"

    En savoir plus

  • AFFAIRE TAPIE

    La justice française diligente une enquête sur la directrice générale du FMI

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)