Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

DÉBAT

Lutte contre les jihadistes : faut-il s'allier avec l'Iran ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

  • L’Australie déjoue des meurtres projetés par l’État islamique

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse : la presse britannique veut sauver l'Union

    En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

  • Ajax - PSG : Lucas reconnaît avoir fait "une erreur"

    En savoir plus

  • Ukraine - Russie : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer ?

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

  • Nigeria : au moins dix morts dans une attaque contre une université

    En savoir plus

  • Un rapport dissèque les sommes records mises de côté par les entreprises

    En savoir plus

  • Ebola : l'épidémie pourrait avoir un impact économique "catastrophique"

    En savoir plus

  • Vidéo : l'épidémie d'Ebola menace la Centrafrique

    En savoir plus

  • Filière jihadiste : six personnes interpellées près de Lyon, des armes saisies

    En savoir plus

  • Loi anti-jihad : l’interdiction de sortie du territoire adoptée

    En savoir plus

  • Barack Obama appelle le monde à "agir vite" face à Ebola

    En savoir plus

  • La première tranche de l'impôt sur le revenu bientôt supprimée ?

    En savoir plus

  • Premières élections démocratiques aux îles Fidji depuis 2006

    En savoir plus

Asie - pacifique

La sœur de l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra désignée à la tête du gouvernement

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/08/2011

Yingluck Shinawatra a été élue Premier ministre de la Thaïlande par l'Assemblée nationale. La sœur de l'ex-chef de gouvernement, aujourd'hui en exil, Thaksin Shinawatra, est la première femme à accéder à ce poste.

AFP - Yingluck Shinawatra, soeur de l'ancien chef de gouvernement en exil Thaksin Shinawatra, a été élue vendredi par l'assemblée nationale Premier ministre de Thaïlande et première femme à ce poste, dans un pays profondément divisé après cinq années de troubles politiques.


L'ancienne femme d'affaires de 44 ans a reçu le soutien de 296 députés sur 496 voix exprimées, a annoncé le président de l'assemblée issue des élections du 3 juillet, qui compte 500 élus.

Ce chiffre est très proche du nombre de membres de la coalition de 300 députés que le Puea Thai, qui dispose seul de la majorité absolue après sa large victoire aux législatives de juillet, a malgré tout formé avec cinq autres partis.

Les Démocrates du Premier ministre sortant Abhisit Vejjajiva, relégués dans l'opposition, se sont massivement abstenus. Yingluck a reçu seulement 3 voix contre, et 197 abstentions.

Yingluck, qui s'est elle-même abstenue tout comme le président de la chambre, devra encore être formellement approuvée par le roi pour entrer en fonction.

Cette novice en politique va faire face à une montagne de défis à relever. Le premier d'entre eux sera de tenter de ramener la stabilité dans un pays qui vit au rythme des manifestations de masse depuis le coup d'Etat qui a renversé son frère en septembre 2006.

Et de réconcilier pour ce faire les masses défavorisées du nord et du nord-est du pays, pour la plupart favorables à Thaksin, et les élites de la capitale gravitant autour du palais royal (armée, magistrats, hauts fonctionnaires), qui le haïssent.

"Nous sommes toujours en plein milieu d'un véritable conflit dans le pays", souligne l'analyste Chris Baker.

Les dernières manifestations de masse au printemps 2010 avaient vu les "chemises rouges", dont beaucoup considèrent le milliardaire comme un héros, occuper le centre de Bangkok pendant deux mois, avant d'être délogés par l'armée. La crise, la plus grave qu'ait connue la Thaïlande moderne, avait fait plus de 90 morts et 1.900 blessés.

Thaksin, qui vit en exil pour échapper à une condamnation à deux ans de prison pour malversations financières, est poursuivi pour terrorisme pour son soutien présumé à ce mouvement. Comme de nombreux leaders "rouges", dont certains ont été élus sous l'étiquette du Puea Thai.

Alors que les deux précédents gouvernements dirigés par des proches de Thaksin ont été chassés par des décisions de justice et que les deux précédents partis pro-Thaksin ont été dissous par les tribunaux, se maintenir au pouvoir risque également d'être une épreuve pour Yingluck.

Les Démocrates ont d'ailleurs déjà déposé une demande pour la dissolution du Puea Thai.

La Thaïlande a également connu 18 coups d'Etat ou tentatives depuis la fin de la monarchie absolue en 1932 et depuis cette date, seul un Premier ministre a réussi à terminer un mandat: Thaksin, de 2001 à 2005.

Mais sa large majorité, associée à la faiblesse relative du mouvement nationaliste et royaliste des "chemises jaunes" anti-Thaksin et à un manque de soutien populaire pour l'armée, devrait permettre une certaine "marge de manoeuvre" à Yingluck, selon Chris Baker.

Dans les prochains jours, la séduisante quadragénaire devra d'abord finaliser la composition de son gouvernement. La presse locale ne cesse de répéter que toutes les décisions sont prises à Dubaï par son frère, ce qu'elle a démenti.

Thaksin l'a décrite comme son "clone" et beaucoup la considèrent comme une simple marionnette du milliardaire, mais elle a "plus de pouvoir que les gens ne se l'imaginent", assure Michael Montesano, de l'Institut d'études sur l'Asie du Sud-Est à Singapour.

Les promesses de campagne du Puea Thai, en particulier l'augmentation du salaire minimum, ont d'autre part soulevé des craintes du monde économique, notamment de la Banque de Thaïlande qui s'inquiète pour l'inflation.

 

Première publication : 05/08/2011

  • THAÏLANDE

    Les démocrates portent plainte contre l'entourage de Yingluck Shinawatra

    En savoir plus

  • THAÏLANDE

    Yingluck Shinawatra forme un gouvernement de coalition

    En savoir plus

  • THAÏLANDE

    Yingluck Shinawatra, "clone" de son frère Thaksin

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)