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Economie

La baisse de la note des États-Unis risque d'accroître leur dette

Vidéo par Axelle SIMON

Texte par Steven JAMBOT

Dernière modification : 08/08/2011

L’agence de notation Standard & Poor’s a transformé le triple A, attribué depuis la création de cette agence en 1941 aux finances publiques américaines, en un AA+. Quelles sont les conséquences immédiates de la perte du "AAA" américain ?

Jamais, depuis que leur dette souveraine est appréciée par des agences de notation, les États-Unis n’avaient perdu leur prestigieuse note "AAA", qui permettait aux investisseurs d’acheter de la dette américaine et de s'en assurer le remboursement à terme.

"On ne s'attendait pas à ce que cela arrive maintenant"

Mais vendredi soir, l'une des trois plus influentes agences d'évaluation financière, Standard & Poor's (S&P) a abaissé la note d'excellence de la dette souveraine des États-Unis de AAA à AA+, invoquant les "risques politiques" pesant sur l’éventuelle réduction des déficits du pays.

Pour l'heure, S&P ne pense pas que les États-Unis retrouveront ce statut tant convoité. L'agence relève la contradiction insoluble entre l'attachement des démocrates au financement de la protection sociale et la fermeté des républicains à refuser toute hausse de l’impôt pour les plus riches.

Une hausse des taux d’intérêt et une dette plus difficile à financer

Le 29 juillet dernier, alors que le Congrès américain tentait de trouver un accord sur le relèvement du plafond de la dette américaine, le président Barack Obama avait envisagé le scénario suivant :  "Si nous perdons le AAA, (…) cela provoquera une hausse des taux d'intérêt, ce qui aurait les mêmes effets qu'une hausse d'impôts pour tous les Américains".

Il est en effet probable que le coût du crédit pour les consommateurs aux États-Unis augmente, les taux d’intérêt pratiqués par les banques sont directement liés aux revenus des obligations du Trésor américain. La notation des agences aura une incidence sur le taux d’intérêt qui s’appliquera aux obligations émises par l’État fédéral. Plus la note est élevée, plus le taux d’intérêt est faible dans la mesure où ce produit financier est alors considéré comme peu risqué. Selon S&P, la perte du AAA pourrait provoquer entre 0,25 et 0,50 % de hausse du coût de l'emprunt aux États-Unis.

La hausse des taux d’intérêt des bons du Trésor augmenterait la charge de la dette, soit le montant des intérêts à verser, inscrit au budget de l’État fédéral. Pour un pays moins puissant que les États-Unis, cela entraînerait la baisse de la confiance des investisseurs, ainsi qu'une plus grande difficulté à lever des fonds, puis le risque d’un défaut de paiement voire la faillite. Mais les États-Unis, première économie mondiale et maîtres de la monnaie de réserve internationale, semblent à l’abri, bien que le financement de leur dette s'annonce plus compliqué... ou plus onéreux. "Les bons du Trésor américains vont rester une benchmark [une référence sur les marchés des taux, NDLR]", explique Ciaran O'Hagan, stratégiste à la Société générale.

Menace sur la zone euro

Réévaluation des risques

Pékin, premier créancier des États-Unis, a  très rapidement réagi après l’abaissement de la note de la dette américaine. "Les jours où l’oncle Sam, perclus de dettes, pouvait facilement dilapider des quantités infinies d’emprunts de l’étranger sont désormais comptés", affirme un communiqué de l'agence officielle Chine Nouvelle publié samedi. La Chine, qui détenait en mai quelque 1 160 milliards de dollars de bons du Trésor américains, "a désormais tous les droits d'exiger des États-Unis qu'ils s'attaquent à leur problème structurel de dette".

Les autres créanciers ont répondu de manière plus mesurée. Le Japon, deuxième détenteur mondial de la dette américaine, a réaffirmé sa "confiance" envers les bons du Trésor américain. "Leur attractivité comme investissement ne changera pas à cause de cette action", a déclaré samedi un responsable gouvernemental japonais à Dow Jones Newswires.

La France a été le premier pays européen à se manifester par la voix de François Baroin. Paris "a une totale confiance dans la solidité de l'économie américaine", a assuré le ministre français de l’Économie à l’AFP.

L’heure n’est donc pas pour l’instant à la panique mais plutôt à la réévaluation des risques chez les investisseurs et les créanciers. Reste que la perspective de la note "AA+" attribuée par Standard & Poor’s est négative, ce qui signifie que lors d’une prochaine notation, les États-Unis pourraient encore descendre d’un cran soit "AA".

Le communiqué lapidaire de la Chine

Première publication : 06/08/2011

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