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Qui se déclare candidat à la présidentielle congolaise ?

Texte par Trésor KIBANGULA

Dernière modification : 10/08/2011

Malgré le report par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du dépôt des candidatures à la présidentielle congolaise du 28 novembre, chaque parti politique a choisi son candidat. Coup de projecteur sur les principaux présidentiables.

À moins de quatre mois de la tenue du scrutin présidentiel prévu le 28 novembre en République démocratique du Congo, mais dont la date de dépôt des candidatures a été reportée par la Commission électorale nationale indépendante, les formations politiques congolaises s'activent pour désigner chacune son candidat. Le président actuel Joseph Kabila pourrait se présenter à sa propre succession. Aperçu des principaux présidentiables du deuxième scrutin présidentiel de l’histoire de la RD Congo.

1. Joseph Kabila, le président sortant

Dix ans qu’il est au pouvoir. Joseph succède en janvier 2001 à son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné à bout portant dans le palais présidentiel à Kinshasa, la capitale congolaise. Jusque-là chef d’état-major des forces terrestres, il hérite alors d’un pays divisé par les différentes rébellions soutenues principalement par le Rwanda et l’Ouganda.

Pour mettre fin à ce conflit armé déclenché en 1998, il relance les négociations politiques avec les mouvements rebelles, l’opposition et les pays voisins. Ces pourparlers aboutissent au retrait des troupes rwandaises et ougandaises, puis en 2003 à la signature d’un accord de partage de pouvoir connu sous le nom de “ la formule 1 + 4”. Un président, Joseph Kabila, assisté de quatre vice-présidents issus de l’opposition politique, de la mouvance présidentielle et de deux principaux mouvements rebelles (le Rassemblement pour la démocratie avec Azarias Ruberwa et le Mouvement de libération du Congo avec Jean-Pierre Bemba) pour conduire une période de transition de trois ans maximum. La recette permet alors au pays d’organiser sa première élection présidentielle démocratique en 2006, alors que Joseph Kabila est à la tête du pays depuis 2001. Ce dernier remportera le scrutin au second tour devant Jean-Pierre Bemba.

Mais les promesses électorales de l'heureux élu  (eau et électricité, logement, santé et éducation, emploi et infrastructures de base) tardent à se concrétiser. Un bilan mitigé que Joseph Kabila justifie par la situation dans laquelle il a trouvé le pays. “C’est seulement à partir de 2008 que la reconstruction a effectivement commencé. Cela ne fait finalement que deux ans [depuis son élection en 2006 NDLR] ; on a perdu huit ans [depuis son accession en 2001] à cause des négociations et la guerre à l’Est”, explique-t-il lors d’un entretien avec Colette Braeckman du journal belge Le Soir en décembre 2010.La Constitution réformée en janvier 2011, au profit d'un scrutin présidentiel à un tour au lieu de deux comme en 2006, joue en sa faveur.

2. Jean-Pierre Bemba, le prévenu de la CPI

Candidat malheureux du second tour de la présidentielle de 2006, Jean-Pierre Bemba est présentement détenu et poursuivi à La Haye pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Arrêté par la police belge sur la base d’un mandat d’arrêt international délivré contre lui par la Cour pénale internationale, il est transféré en juillet 2008 à La Haye pour répondre en qualité de chef militaire des exactions qu’auraient commises ses troupes en République centrafricaine entre 2002 et 2003. À l’époque, il était à la tête d’un mouvement rebelle au nord de la RD Congo. Ses hommes soutenaient également le régime du président centrafricain Ange-Félix Patassé, mis à mal par les rebelles du général François Bozizé.

Malgré sa position actuelle inconfortable, l’ancien vice-président congolais a été désigné candidat de son parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC), pour briguer la magistrature suprême, pour la deuxième fois consécutive . Un choix politique controversé à moins de quatre mois de la tenue du scrutin. Rien ne permettant aujourd’hui de savoir quand et quelle sera l'issue du procès de la CPI. Pour se porter candidat, il faut être sur le territoire national.

3. Etienne Tshisekedi, l’opposant historique

Grand absent du scrutin présidentiel de 2006, qu’il avait boycotté en raison de “l’absence des conditions de transparence”, Étienne Tshisekedi sera candidat à l’élection du 28 novembre. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qu’il dirige depuis 30 ans l’a confirmé lors de son congrès tenu à Kinshasa au mois de décembre.

Après une tournée occidentale, l’opposant historique au régime de Mobutu (1965 - 1996) vient de regagner le pays pour tenter de rallier d’autres partis politiques à sa candidature. Une alliance autour de sa personne a déjà vu le jour, Dynamique Tshisekedi Président. A 79 ans, confiant en sa popularité, celui que les Congolais appellent affectueusement le “Vieux Tshitshi” ne jure plus que par la victoire. “Je crois que je pourrais réaliser jusqu’à 100 % des voix”, a-t-il confié lors de son récent point de presse à Kolwezi, au sud du pays, fief électoral du président actuel Joseph Kabila.

Etienne Tshisekedi invité à l'Entretien de France 24, mai 2010

4. Vital Kamerhe, le transfuge du pouvoir

Avec sa verve, Vital Kamerhe conduit en 2006 la campagne électorale de Joseph Kabila pour la présidentielle. Le candidat qu’il soutient remporte le scrutin et lui propose la présidence de l’Assemblée nationale. Il dirige ainsi la Chambre basse du Parlement congolais jusqu’en 2009, avant d’être désavoué par son propre camp. Motif : avoir dénoncé la décision du gouvernement autorisant une opération conjointe des armées rwandaise et congolaise contre les groupes armés rwandais actifs à l’est du pays.

Vital Kamerhe décide alors de créer son parti, l’Union pour la nation congolaise (UNC) et démissionne du parti au pouvoir. Le Congrès de sa nouvelle formation politique l’investit fin juillet candidat à la présidentielle du 28 novembre. Très populaire au Kivu, dans la partie est du pays, où il a été massivement élu député national lors des dernières législatives, l’ancien président de l’Assemblée nationale mise aujourd’hui sur l’alignement des formations politiques plus encrées à l’ouest du pays - le MLC de Jean-Pierre Bemba notamment - pour maximiser ses chances de l’emporter. Une coalition, “Alternance Vital Kamerhe”, est créée à cette fin.

Le candidat déclaré continue tout de même de tendre la main aux autres opposants, afin de présenter une candidature unique face à Joseph Kabila. “Nous sommes convaincus qu’il n’y a aucune force politique, sociale, aucune personne qui va gagner seule (...). Je suis prêt à discuter avec chacun d’eux [Etienne Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba] de la formule qui va rencontrer les espoirs de notre peuple”, a-t-il fait savoir lundi lors d’une conférence de presse tenue à sa résidence à Kinshasa.

Première publication : 08/08/2011

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