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EUROPE

En appel, la justice refuse de remettre Ioulia Timochenko en liberté

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/08/2011

Ioulia Timochenko s'est vu refuser sa demande de remise en liberté par la Cour d'appel de Kiev. Incarcérée depuis une semaine, elle est accusée d'avoir signé des contrats gaziers sans l'approbation du gouvernement lorsqu'elle était Premier ministre.

AFP - La cour d'appel de Kiev a refusé vendredi de remettre en liberté l'opposante ukrainienne et ancien Premier ministre Ioulia Timochenko incarcérée depuis une semaine, en dépit de la montée des protestations dans le monde contre les motifs de cette détention.

Saisie par Mme Timochenko qui conteste son placement en détention provisoire le 5 août, la cour d'appel a estimé qu'il n'y avait "aucune raison légale d'examiner ce recours", a déclaré la juge Olga Efimova.

Égérie de la révolution orange en 2004, elle est Premier ministre pendant huit mois en 2005, puis entre 2007 et 2010 sous la présidence de Iouchtchenko. Candidate à la présidentielle de 2010, elle perd au second tour face à Ianoukovitch.

"La requête n'est pas recevable. Cette décision ne peut pas faire l'objet d'appel", a ajouté la juge, provoquant la colère de députés et partisans de Mme Timochenko présents dans la salle d'audience.

"Honte!", "Honte!", ont crié des députés pro-Timochenko.

L'un d'eux a lancé à l'adresse de la juge: "Criminel en robe de juge!.

Mme Timochenko n'assistait pas à l'audience, sa présence n'étant "pas obligatoire" dans le cadre de cette procédure, selon la juge.

Le mari de Mme Timochenko était dans la salle, et une cinquantaine de sympathisants brandissant des portraits de Mme Timochenko et des drapeaux de sa formation ont manifesté devant le bâtiment.

La cour a suivi les réquisitions du parquet qui estimait que l'appel de Mme Timochenko n'était "pas recevable" alors que son procès est en cours.

Ce point de vue est vivement contesté par les avocats de la défense qui ont cité la Constitution de l'Ukraine et la Convention européenne des droits de l'homme.

"Il est absurde qu'une personne placée en détention n'ait pas le droit de contester cette décision", a déclaré l'avocat Iouri Soukhov après l'audience.

"C'est de la justice sommaire", a-t-il estimé.

"Cette décision a été écrite en dehors du tribunal (...), elle confirme que l'arbitraire règne en Ukraine, que la loi est piétinée", a renchéri un autre avocat de la défense, Mykola Siry.

Jeudi, le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, avait indiqué que ce procès n'avait "aucune motivation politique" et promis de ne pas s'ingérer dans cette procédure.

Egérie de la Révolution orange pro-occidentale de 2004 qui renversa le régime dont M. Ianoukovitch était le candidat à la présidentielle, Mme Timochenko a été la candidate malheureuse contre lui à l'élection de 2010.

Son incarcération a suscité de vives critiques dans le monde.

La France a haussé le ton jeudi et convoqué l'ambassadeur d'Ukraine au ministère des Affaires étrangères afin de lui signifier "la vive préoccupation de Paris suscitée par la mise en détention de Ioulia Timochenko, et plus généralement par le déroulement de ce procès".

Les Etats-Unis ont dénoncé un procès aux "apparences de persécutions avec des motivations politiques" et réclamé la "libération immédiate" de l'opposante.

Mme Timochenko est jugée depuis le 24 juin, accusée d'avoir outrepassé ses pouvoirs de Premier ministre en 2009 en autorisant, sans l'approbation du gouvernement, la signature de contrats sur l'importation de gaz russe à un prix jugé désavantageux pour Kiev.

Les procureurs se sont plaints à plusieurs reprises du comportement de Mme Timochenko aux audiences du tribunal qui a décidé de l'incarcérer après qu'elle a accusé de "corruption" le chef du gouvernement, Mykola Azarov, venu témoigner contre elle.

Les magazines politiques ukrainiens publiés vendredi ont estimé que l'arrestation de Mme Timochenko risquait de provoquer une nouvelle crise politique en Ukraine.

"Le pouvoir s'est mis dans l'impasse. Il fera face à un isolement international, une opposition consolidée et des actions de protestations", écrit l'hebdomadaire Focus.

Selon Korrespondent, le pouvoir qui "transforme la lutte politique en combat sans règle" a "gâché son image à l'étranger et lancé une longue crise politique".

Première publication : 12/08/2011

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