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Asie - pacifique

Le gouvernement s'accorde avec l'opposition d'Aung San Suu Kyi

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/08/2011

Après deux semaines de négociations, le gouvernement birman et l'opposition, menée par le Prix Nobel de la paix 1991 Aung San Suu Kyi, se sont accordés notamment pour assurer la stabilité et le développement économique du pays.

REUTERS - Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991 et dirigeante de l'opposition birmane, a accepté de coopérer avec le gouvernement pour assurer le développement économique et la stabilité au pays.

Aung San Suu Kyi, 66 ans, qui était en résidence surveillée jusqu'en novembre dernier, et le ministre de Travail, Aung Kyi, se sont rencontrés durant un peu moins d'une heure vendredi dans l'ex-capitale du pays Rangoun. Il s'agissait de leur second entretien en un peu plus de deux semaines.

Les deux parties se sont engagées à "coopérer en vue d'assurer la stabilité, la tranquillité et le développement du pays", afin de répondre aux "véritables besoins de toute la population".

Lors d'une conférence de presse dans la nouvelle capitale, Napyitaw, le ministre de l'Information, Kyaw Hsan, a pour sa part tendu un rameau d'olivier à Aung San Suu Kyi et à son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

"En vue d'une réconciliation nationale, le gouvernement, prudemment, est en train de traiter la question de la LND, qui n'a juridiquement pas le droit d'exister, en offrant à celle-ci l'occasion de servir l'intérêt national", a-t-il déclaré.

La LND a officiellement été dissoute parce qu'elle refusait de participer aux élections de l'an dernier.

Aung San Su Kyi a veillé à ne pas affronter directement le gouvernement depuis sa libération et s'est gardée de critiquer le dernier scrutin, largement perçu à l'étranger comme un simulacre qui, sous couvert de démocratie, a assuré le maintien au pouvoir du régime.

Le gouvernement et la junte militaire semblent avoir adouci leur position envers Aung Saan Suu Kyi, la critiquant occasionnellement mais la laissant libre de ses déplacements et de rencontrer diplomates et journalistes.

Première publication : 12/08/2011

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