Dernière modification : 17/08/2011 

- Allemagne - Crise économique - Crise financière - France


Le couple Merkel-Sarkozy annonce une série de mesures pour enrayer la crise

Soucieux de conjurer la crise de la dette, la chancelière allemande et le président français préconisent, entre autres, la mise en place d'un "gouvernement de la zone euro" ainsi que l'instauration d'une taxe sur les transactions financières.

Par Cécile GALLUCCIO / Nicolas GERMAIN (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

À l'issue d'un sommet bilatéral sur la gouvernance de la zone euro qui s'est tenu ce mardi à Paris, le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont proposé une série de mesures destinées à faire face à la crise de la dette européenne. Une rencontre que les marchés financiers attendaient avec fébrilité après la tourmente boursière de la semaine dernière et l'annonce de mauvais chiffres de croissance en Europe. Tour d’horizon des principales propositions franco-allemandes.

  • La création d’un gouvernement économique de la zone euro

La France et l'Allemagne vont proposer à leurs partenaires européens la création d'un "véritable gouvernement de la zone euro." Constitué du conseil des chefs d'État et de gouvernement, il entend se réunir deux fois par an et élire un président stable pour deux ans et demi. Les deux dirigeants ont proposé que ce nouveau poste revienne à l'actuel président de l'Union européenne (UE), le Belge Herman Van Rompuy. La proposition du poste sera formulée dans une lettre qui lui sera adressée dès mercredi matin.

"Cette mesure phare devrait rassurer les marchés qui réclamaient davantage d’intégration et de coordination budgétaire en Europe", commente Sylviane Bahr, spécialiste économie de France 24. "Pour la première fois, nous aurons un conseil permanent, un groupe économique stable qui fera face à la Banque centrale européenne [BCE], nous n’aurons plus de réunions convoquées dans l’urgence pour faire face à telle ou telle crise", analyse sur le plateau de FRANCE 24 Christian Stoffaes, président du Conseil économique et financier franco-allemand (Ceffa).

  • Taxer les transactions financières
    Syndiquer le contenuLa crise de la zone euro

En septembre, le couple franco-allemand va également soumettre à l'UE l’instauration d’une taxe sur les transactions financières. Considérée comme une "nécessité évidente" par la chancelière allemande, cette proposition - "sûrement une idée française", selon Christian Stoffaes - ne devrait en revanche pas "plaire du tout" aux marchés, estime Sylviane Bahr. Les deux dirigeants n'ont pas précisé les modalités de cette mesure. L’une des possibilités, popularisée par l'économiste James Tobin, consiste à taxer à un taux très faible (entre 0,05% et 1%) les mouvements internationaux de capitaux.

Toujours à propos des taxes, les deux pays se sont engagés à examiner, dès le début de 2012, l'idée d'un impôt commun sur les sociétés franco-allemandes. "Une mesure d’harmonisation fiscale qui permettrait plus de compétitivité et de renforcer la croissance", commente Sylviane Bahr.

  • Inscrire la "règle d’or" dans la Constitution

Les deux leaders européens vont proposer aux 15 autres pays membres de la zone euro d’adopter avant l’été 2012 la "règle d’or" sur l’équilibre budgétaire, déjà en vigueur en Allemagne. Concrètement, il s’agira d’inscrire dans les Constitutions l'objectif de réduction des déficits. Le couple Merkel-Sarkozy a en revanche éludé la question d’éventuelles sanctions en cas de non-respect de cette mesure. Accepter cette règle n’est ni "un problème de gauche ou de droite, c’est un problème de bon sens, a déclaré Nicolas Sarkozy. On me parle de sanctions en cas de non-respect. Mais qui peut bien être contre une règle qui vise à réduire le déficit ?"

  • Et les eurobonds ?

La question agite les responsables européens. La mise en place d'eurobonds (ou euro-obligations), qui remplaceraient les bons du Trésor émis par chaque État, est défendue par certains d'entre eux comme un moyen de renforcer la solidarité de la zone euro. Officiellement exclus des discussions du sommet, les eurobonds se sont invités dans la conférence de presse. Selon Nicolas Sarkozy, ils pourraient mettre en danger la stabilité de pays comme la France ou l’Allemagne. "Les eurobonds, un jour peut-être, mais à la fin d'un processus d'intégration, pas au début du processus d'intégration", a précisé le président français. Même son de cloche du côté de la chancelière allemande qui "ne croit pas que les euro-obligations nous aideraient aujourd'hui."

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont clos le sommet en se déclarant confiants dans la croissance de la zone euro, alors que la hausse du produit intérieur brut (PIB) de leurs deux pays a enregistré un net ralentissement au deuxième trimestre.

Commentaires (7)

Quelle incompétence?

Bonsoir à toutes et à tous!
Je lis "incompétence"! mais ces gens-là n'ont-t-ils pas fait beaucoup d'études pour en arriver où ils sont? oui! bien entendu, donc, c'est que le problème est ailleurs! Tiens, je lis qu'un chef d'entreprise exorte ses homologues à payer davantage d'impôts, il leur en restera toujours bien plus qu'on peut l'imaginer, sous motif de patriotisme. Très bien ce Monsieur, américain, et pas tellement suivi par les "autres", (150), peu, pour un pays aussi puissant! on sait bien que la volonté de puissance, de pouvoir mène le Monde, partout, mais c'est de là que vient le problème, et ce sont ceux-là qui peuvent faire un geste pour sauver...ou alors...c'est qu'ils souhaitent...ça s'est déjà produit cette entourloupe bien organisée il y a peu de temps, et hop! une autre couche...puissants par l'argent, vous construisez demain, ou le démolissez, c'est à vous de voir, si vous êtes malins, vous regardez votre égo en face, et vous sauvez le monde, ou alors...vous le plongez dans le chaos, rien n'arrive par hasard! cordialement!

et bien votre censure est révélatrice

des pseudos solutions pour une catastrophe programmée

L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

De plus, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si ceux qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard Balladur (avec Nicolas Sarkozy au ministère du budget) et Jean-Pierre Raffarin.

Président le plus "libéral" et le plus à droite, Nicolas Sarkozy a dépassé de loin les "performances" de tous ses prédécesseurs. En seulement 3 ans, il a réussi a faire passer l'endettement de 65% à 85% du PIB, pulvérisant les limites fixées par le "Pacte de stabilité" européen. Il laissera probablement une dette proche des 100% du PIB à la fin de sa présidence en 2012. Un tel niveau caractérise les pays du tiers monde ou... les pays en voie de tiers-mondisation.

informez vous, si pas censuré

L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

De plus, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si ceux qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard Balladur (avec Nicolas S au ministère du budget) et Jean-Pierre R .

Président le plus "libéral" et le plus à droite, Nicolas S a dépassé de loin les "performances" de tous ses prédécesseurs. En seulement 3 ans, il avait réussi a faire passer l'endettement de 65% à 85% du PIB, pulvérisant les limites fixées par le "Pacte de stabilité" européen. Il laissera probablement une dette proche des 100% du PIB à la fin de sa présidence en 2012. Un tel niveau caractérise les pays du tiers monde ou... les pays en voie de tiers-mondisation.

informez vous bien, si on ne censure pas

c'est la fin des états, une Grèce qui a été obligée de privatiser, signifie qu'elle se vend aux fonds étrangers, ainsi dejà la moitié du pirée a été racheté par les Chinois.
Ce monsieur donne l'impression de trouver une solution à une stratégie de crise qu'il a provoqué.
tout est prévu
Ce documentaire de Naomi Klein analyse les méthodes du "libéral-fascisme" pour obtenir la soumission des populations malgré les conséquences du libéralisme mis en place dans les pays occidentaux depuis les années 1980.
http://www.dailymotion.com/video/xfgk9m_la-strategie-du-choc-1sur5-par-naomi-klein-tchels0o_news#from=embed
La stratégie du choc a été inspirée par le pape de l'ultra-libéralisme, Milton Friedman, et par des expériences menées par la CIA dès les années 60.

Elle consiste à soumettre les individus à des chocs physiques ou psychologiques afin d'annihiler en eux toute résistance, de briser leur personnalité afin de la refaçonner dans le sens voulu...

Elle consiste aussi à exploiter les crises, voire à les créer, pour créer un état de choc collectif dont Milton Friedman conseille aux gouvernements de profiter afin d'imposer aux citoyens les mesures économiques qu'ils n'auraient jamais accepté en temps normal...

Sarkosy-Merkel

Encore une fois on abandonne des idées précédemment avancées pour se ralier à celles de Mme Merkel.
Quelle désolation.
A ce train là, les allemands seuls commanderont l'Europe avant peu et, ce qu'ils n' ont pu faire avec trois ou quatre guerres, ils le réussiront, en temps de paix, grâce à l' incompétence de nos dirigeants.

Crise de la dette: Qui paie, s'appauvrit?!.

De sommets politiques en sommets médiatiques, il reste que "nos" amis politiques atteignent des sommets d'incompétence.
Pour résoudre les déficits PUBLICS dont ils sont responsables tant leur incapacité de gestion est flagrante, ils disent qu'ils vont prendre des mesures énergiques...
Revoir les budgets, supprimer les doublons, rationnaliser et contrôler les dépenses, diminuer leurs salaires et frais de fonctionnements...?.
NON, mais taxer le secteur privé, OUI.
Alors surtout votez pour eux, parce que sans vous, ils ne seraient rien!.
INFOTOX. The WebMag.

Le Couple ?

Laissez-moi rire un peu...!
http://www.youtube.com/watch?v=kqZ6repI-qU

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