Dernière modification : 17/08/2011 

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Une blogueuse égyptienne doit faire face à un tribunal militaire pour diffamation de l’armée

Une blogueuse égyptienne doit faire face à un tribunal militaire pour diffamation de l’armée. Des Chinois obtiennent la fermeture d’une usine chimique après avoir manifesté. Un petit chien fait la démonstration de ses talents dans une vidéo en ligne.

Par Electron Libre

Une blogueuse égyptienne face à la justice militaire

Arrêtée puis libérée dimanche après s’être acquittée d’une caution de de 20.000 livres égyptiennes soit environ 2 300 euros, la blogueuse et activiste égyptienne Asma Mahfouz est accusée de diffamation sur Facebook et Twitter à l’égard du Conseil suprême des forces armées qui dirige le pays depuis la chute d’Hosni Moubarak. Des accusations auxquelles elle devrait avoir à répondre prochainement devant un tribunal militaire. Une affaire qui suscite de vives réactions sur la toile.

Très active en ligne via son blog mais surtout sur Twitter où sa page compte plus de 41 000 abonnés, Asma Mahfouz expliquait ainsi récemment sur le site de microblogging s’inquiéter des agissements des militaires dans le pays. Un message dans lequel elle avertissait également les forces armées que l’absence d’un système judiciaire indépendant mènerait l’Egypte au bord du gouffre.

Des propos qui ont donc provoqué la colère des militaires égyptiens qui auraient décidé de faire un exemple de Mahfouz affirme l’ONG Amnesty international dans un communiqué publié sur son site. Une organisation qui appelle à l’abandon de toutes les charges retenues contre la blogueuse et qui dénonce au passage la multiplication des procès militaires pour les civils depuis la chute de Moubarak où plus de 10 000 personnes auraient dû faire face à un tribunal de ce type depuis la révolte populaire de février dernier. 

Une arrestation qui a poussé de nombreux internautes à réagir. Certains s’interrogent ainsi sur les motivations de l’armée ou sur les différences de traitements apparents entre les civils et les anciens hommes forts du régime comme Hosni Moubarak qui comparaît, lui, devant un tribunal pénal malgré les crimes qui lui sont reprochés.

Une situation qui incite les Egyptiens, à l’image de Mohamed El Baradei, l’ancien patron de l’agence internationale de l’énergie atomique, à appeler les autorités à renoncer aux poursuites à l’encontre de l’activiste.

 

Manifestations en Chine pour la fermeture d’une usine chimique

Ils étaient plus de 12 000 à manifester dimanche à Dalian, en Chine. Les habitants de cette petite ville du nord-est du pays exigeaient la fermeture d’une usine chimique située aux portes de la ville et spécialisée dans la production du paraxylène. Un composé extrêmement inflammable et considéré comme cancérigène.

Craignant une catastrophe environnementale après le passage la semaine dernière de la tempête tropicale Muifa qui a fait céder les digues de protection de l’usine, les habitants de Dalian avait lancé de nombreux appels à manifester ce week-end sur les réseaux sociaux et notamment sur Weibo, le site de microblogging le plus populaire du pays.

Des manifestants qui ont largement utilisé les sites de partage pour relayer les images de leur mouvement mais aussi pour témoigner des quelques échauffourées avec forces de l’ordre qui avaient pourtant été déployées en nombre pour éviter tout débordement comme le montrent ces clichés.

Des témoignages que les autorités tenteraient désormais d’étouffer affirment de nombreux blogueurs qui expliquent que des vidéos et des clichés pris au cours des manifestations ont tout simplement disparu de plusieurs sites chinois. Et certains ajoutent même que les recherches incluant les mots clés Dalian ou manifestation ne donnent aucun résultat sur le web local.

Malgré ces mesures de censure, il semblerait que les protestataires aient finalement obtenu gain de cause puisque selon une annonce officielle, l’usine devrait fermer ses portes immédiatement. Une victoire à relativiser estime toutefois le South China Morning Post dans son édition en ligne. La zone industrielle où se trouve l'usine compte en effet des dizaines d'autres du même type qui représentent elles aussi un danger pour l'environnement.

 

Posters de propagande pour les réseaux sociaux

Si Facebook, Google ou encore Twitter étaient nés dans les années 20, il est probable que l’on trouverait dans les rues des affiches ressemblant à celles-ci. En réalisant ces posters faisant la promotion des célèbres réseaux sociaux à la manière des partis politiques d’il y a un siècle, leur créateur américain se faisant appelé « Just One Scarf » amuse et intrigue. Des affiches originales qu’il est possible d’acquérir en ligne.

 

Les prisonniers californiens interdits de profil Facebook

Etre sur Facebook lorsque l’on est pensionnaire d’une prison californienne est désormais impossible. Le département chargé d’assurer la surveillance des personnes incarcérées a en effet demandé au réseau social de bannir tous les profils de prisonniers de cet état américain. Une décision qui fait suite à de nombreux abus constatés et notamment des menaces faites aux victimes via le site web.

 

Vidéo du jour

Jesse, un Jack-Russell terrier, est une véritable star sur la toile depuis que ses maîtres diffusent des vidéos de ses exploits sur les sites de partage. Dans ce nouveau clip très amusant, le petit chien démontre encore une fois à quel point il peut se rendre utile dans la maison. Faire griller du pain dans un toaster, sortir les courses de la voiture ou encore plier des serviettes et les ranger sont en effet autant d’activités que Jesse peut accomplir. Une vidéo déjà visionnée plus de 700 000 fois en à peine une semaine.
http://www.youtube.com/watch?v=LgBKhj48VDY


 


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