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Affaire Tapie : la CJR estime que Lagarde s'est impliquée "personnellement"
Selon le site Mediapart, la Cour de justice de la République considère que l'ex-ministre de l'Économie s'est impliquée "personnellement" dans le processus qui a conduit au versement de 285 millions d'euros d'indemnités à Bernard Tapie.
AFP - La Cour de Justice de la République (CJR), qui a ouvert une enquête sur Christine Lagarde dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, estime que l'ex-ministre s'est impliquée "personnellement" dans un processus comportant "de nombreuses anomalies et irrégularités", dans les motivations de sa décision du 4 août, révélées mercredi par Mediapart.
"Le processus qui a conduit (...) à la condamnation du CDR (ndlr: Consortium de Réalisation, structure publique qui gérait le passif du Crédit Lyonnais) au paiement de sommes élevées à la charge des finances publiques comporte de nombreuses anomalies et irrégularités", écrit la commission des requêtes de la CJR dans ses motivations, consultables sur le site mediapart.fr.
L'ex-ministre de l'Economie, aujourd'hui directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), "paraît avoir personnellement concouru aux faits, notamment en donnant des instructions de vote aux représentants de l'Etat dans le conseil d'administration de l'EPFR (ndlr: Etablissement public de financement et de restructuration, gérant le soutien financier de l'Etat au CDR), voire au président de cet établissement public en sa qualité de membre du conseil d'administration du CDR", conclue-t-elle.
Le 4 août, la commission des requêtes avait donné un avis favorable à l'ouverture d'une enquête sur Christine Lagarde. La commission d'instruction, qui va mener les investigations pour décider si Mme Lagarde doit être jugée pour "complicité de faux" et "complicité de détournement de fonds publics", a été officiellement saisie mardi.
En juillet 2008, un tribunal arbitral - juridiction privée - avait condamné le CDR à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités (400 millions avec les intérêts), afin de régler le litige qui l'opposait à l'ancienne banque publique Crédit Lyonnais, au sujet de la vente d'Adidas en 1993.
"Après compensation avec diverses créances, (le CDR) aurait versé un montant net de 304 millions d'euros" à l'ex-homme d'affaires, écrivent les sept hauts magistrats qui composent la commission des requêtes de la CJR.
Le texte souligne que "le principe" du recours à l'arbitrage "aurait été arrêté au moment de la prise de fonction, le 18 mai 2007", du ministre de l'Economie Jean-Louis Borloo.
Christine Lagarde, qui lui a succédé le 18 juin 2007, a retenu cette option malgré "l'opposition manifestée à plusieurs reprises" par le directeur général de l'Agence des participations de l'Etat, note la CJR.
Dans une note du 1er août 2007 à l'attention de Mme Lagarde, ce dernier déconseillait à la ministre de s'engager dans la voie d'un arbitrage, qui "pourrait être considéré comme une forme de concession inconditionnelle et sans contrepartie faite à la partie adverse".
La CJR souligne que le recours "contestable" à l'arbitrage a été décidé alors que "les chances de succès de l'instance judiciaire engagée par (les mandataires de Bernard Tapie) 12 ans plus tôt étaient à tout le moins sérieusement compromises (...)".
La crainte invoquée par la ministre "de voir s'allonger la durée des instances judiciaires et s'accroître le montant des honoraires d'avocats déjà exposés par le CDR explique mal l'abandon de ces procédures", qui étaient "proches de leur terme", souligne la CJR.
Le choix des arbitres "n'apparaît pas conforme aux pratiques habituelles", ajoute la CJR, et la décision du tribunal arbitral a satisfait "80 %" des demandes du camp Tapie pour le préjudice matériel et "90 % pour le préjudice moral".
"Alors que des consultations de sociétés d'avocats spécialisés pouvaient laisser espérer une chance d'annulation de la sentence, le ministre a (...) demandé par écrit aux administrateurs représentant l'Etat de s'exprimer en défaveur d'un recours en annulation", poursuit la CJR.


























Commentaires (7)
tapie
elle s'est mélée de ce qui ne la regarde pas et a remplacée ceux qui sont du métier,"magistrats"!....elle n'est pas juge!...alors qu'elle soit condamnée!....pour mon affaire,elle a refusé de nommer une cour neutre!...deux poids deux mesures?....LR13
lagarde/tapie
Quelqu'un de compétent qui pourrez me confirmer,mon curtus n'étant pas trés élevé;parlons de 250000000€ versés à tapie car il exite des sommes encore plus élevé mais partons sur ce chiffre, celà représenterais 1000 maisons à 250000€ chaqune;à mediter,et cela donne l'ampleur de la somme!...
lagarde inféodée à NS
aucun ministre actuel n'a de latitude
tous inféodés à NS
elle a été gentillement envoyée au FMI, elle va de ce fait être protégée pendant des années , car ce procès durera tellement longtemps, que vous ne vous en souviendrez même plus
bref une affaire qui sera étouffée, et entre temps on vous occupera avec de nouveaux épisodes "Dallas"
"Personnellement" ou "sur ordre" ?
Sauf nouvelles informations , on ne voit pas très bien pourquoi "personnellement " CHRISTINE LAGARDE avait intérêt a faire prendre une décision aussi favorable à BERNARD TAPIE . Par contre , BERNARD TAPIE ayant apporté son appui à la candidature de NICOLAS SARKOSY pour la Présidentielle , ce dernier pouvait être tenté de lui renvoyer la balle . Ce sera très difficile à prouver .
pas Lagarde de nos finances
pour la remercier il lui fallait un poste comme celui du FMI!!!!!
pauvre de nous on nous étripent pour le donner au plus riche ...
mme LAGARDE
Et bien une fois de plus un membre du gouvernement sarko est sous les feux de la justice .
Pendant ce temps les français crèvent
y a pas de mal...
c'est vrais quoi, y a pas de mal à s'aider entre copains. vous êtes jaloux par ce que christine n'est pas votre amie, c'est tout. et pis 400 millions, ça ne se voit même pas dans le budget de l'état, aprés tout c'est les pauvres qui payent (tva : 50% des revenus de l'état)
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