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Economie

Les victimes françaises du nouvel algorithme de Google se défendent

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 18/08/2011

Panda : tel est le nouvel ennemi de plusieurs sites Internet. Il s’agit en réalité du nouvel algorithme introduit en France il y a une semaine par la firme Google. Il a d'ailleurs déjà fait ses premiers effets, parfois de manière brutale.

Le Web français a ressenti à son tour l’effet Panda. Il ne s’agit pas d’un animal virtuel,  mais du nouvel algorithme de recherche introduit en France, la semaine dernière, par Google. Le géant du Web l’avait déjà mis en place aux Etats-Unis, en février dernier, afin de lutter contre les sites soi-disant à faible valeur ajoutée pour l’internaute.

Pour certains sites hexagonaux, Panda a frappé fort. Ses principales victimes : les comparateurs, tels Shopping.com ou Touslesprix.com, ainsi que les annuaires, comme Leguide.com ou Sites-a-voir.com. Certains de ces nouveaux mauvais élèves ont perdu jusqu’à 70% de leur trafic en une semaine, selon une étude rendue publique mardi par le spécialiste allemand du référencement Searchmetrics.com.

Mais cette nouvelle manière de classer les résultats des recherches "made in Google" a aussi fait des heureux, principalement des grands sites institutionnels comme Orange.com (+66%) ou des grosses cylindrés tel YouTube (+52%).

Panda est censé récompenser les contenus "originaux, uniques et de qualité", selon les explications fournies par Google lors de sa présentation en février. Le moteur de recherche compte ainsi lutter contre la prolifération, notamment aux Etats-Unis, des " fermes de contenus". Des sites qui, à travers des bidouilles de référencement, se positionnaient dans les premières places des résultats en ne fournissant que de courts textes utilisant beaucoup de mots-clés ou en copiant du contenu d’autres sites.

Les victimes collatérales de Panda

Si l’effort peut sembler louable, certaines des victimes françaises se défendent d’être de simples "fermes de contenus". "Notre site est un moteur de recherche spécialisé dans le e-commerce, nous n’avons pas de contenus propres et ce n’est pas notre raison d’être", explique Jean-Christophe Janicot, fondateur de Touslesprix.com. Ce sont essentiellement les fiches descriptives des produits, fournis par les fabricants qui lui ont valu de perdre, d’après Searchmetrics.com, près de 40% de trafic en une semaine.

Pour cet entrepreneur, le nouvel impératif de Google d’avoir du contenu "unique" pour être chouchouté par le moteur de recherche est difficile à concilier avec la nature des comparateurs. "Il est naturel que les mêmes descriptions se retrouvent sur plusieurs sites de comparateurs puisqu’il s’agit des mêmes produits", souligne-t-il.

La nouvelle grande faucheuse "googlesque" fait d’autres victimes collatérales. Comme le nouvel algorithme a les reprises de contenu en horreur, le site en français de l’Encyclopédie Universalis (qui traduit des articles anglais en français) a perdu 81% de visiteurs en une semaine. Une tendance confirmée pour le site d’informations scientifiques Techno-Science, dont le fondateur Adrien Bernard estime être pénalisé parce que, dit-il, "nous publions tels quels des papiers scientifiques envoyés par les chercheurs et qui se trouvent aussi sur des grands sites comme celui du CNRS".

"Je me vois mal réecrire les articles des spécialistes au risque de faire des erreurs juste pour faire plaisir à Google", déplore Adrien Bernard. Il compte contacter Google pour que, dans son cas, le moteur de recherche annule l’effet Panda. D’autres prennent des mesures pour s’adapter. "Nous sommes en train de modifier nos différentes sections pour essayer de nous différencier davantage de nos concurrents", reconnaît Christophe Janicot.

"Je trouve dommage qu’un site comme le nôtre, qui fait de la publication, soit obligé de perdre du temps à gérer les désiderata de Google", peste Adrien Bernard. Il trouve qu’avec Panda, le moteur de recherche augmente surtout son contrôle du Web. "Google devrait être au service des sites Internet et non pas tenter de les mettre à son service", conclut-il.

Crédit : Renaissancechambara/Flickr

Première publication : 18/08/2011

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