Dernière modification : 18/08/2011 

- Hezbollah - Liban - Rafic Hariri


L'acte d'accusation du TSL, une "grande injustice" pour Hassan Nasrallah

L'acte d'accusation contre quatre membres du Hezbollah publié mercredi par le Tribunal spécial pour le Liban dans le cadre de l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri est une "grande injustice", a réagi le chef du parti chiite.

Par Valériane GAUTHIER (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - L'acte d'accusation inculpant quatre membres du Hezbollah dans l'assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri est une "grande injustice" et ne se base sur "aucune preuve directe", a affirmé mercredi le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah.

"Ce qui a été publié confirme ce que nous avons dit lors des mois précédents, que cette enquête n'est ni transparente, ni scientifique", a lancé M. Nasrallah lors d'un discours retransmis sur grand écran et diffusé sur la chaîne du parti Al Manar.

"Il n'existe aucune preuve directe. La seule chose sur laquelle se base (l'enquête) est les communications téléphoniques et leurs coïncidences", poursuit-il.

"Ce qui se passe est une grande injustice... Les quatre résistants sont victimes d'une calomnie", a-t-il souligné, refusant de se référer à eux comme des "accusés".

L'acte d'accusation

Il a de nouveau évoqué "la capacité technique d'Israël de manipuler les données, de +fabriquer+ des communications et même d'utiliser des numéros de personnes même à leur insu".

Le TSL a rendu public mercredi l'acte d'accusation contre les quatre membres du Hezbollah, Salim Ayyash, Moustafa Badreddine, Hussein Anaissi et Assad Sabra.

Le TSL indique que les "charges portées à l'encontre des accusés reposent en grande partie sur des preuves circonstancielles, qui opèrent logiquement par inférence et déduction et sont souvent plus fiables que les preuves directes susceptibles d'être altérées par la perte de souvenirs de première main".

Le Hezbollah, qui accuse le TSL d'être un complot "israélo-américain" visant à le détruire, a déjà exclu l'arrestation des quatre suspects.

Le chef du parti a ignoré la requête de Saad Hariri, ex-Premier ministre libanais et fils de Rafic, qui a appelé mercredi le Hezbollah chiite à livrer ses quatre membres inculpés.

Ancien Premier ministre devenu opposé à l'hégémonie de la Syrie sur le Liban, Rafic Hariri a été tué dans un attentat à la camionnette piégée le 14 février 2005.

Les grandes dates de l'affaire Rafic Hariri
14 février 2005 : l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri est tué dans un attentat à Beyrouth. Pointé du doigt et soumis à une intense pression internationale, Damas finira par mettre fin à 29 ans d’occupation militaire, fin avril. (Photo : AFP)
7 avril 2005 : la mort de Rafic Hariri provoque un tollé international. Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1595 qui crée une Commission d’enquête internationale indépendante. (Photo : AFP)
20 octobre 2005 : dirigée par l'Allemand Detlev Mehlis, la Commission d'enquête fait état de "preuves convergentes" montrant l'implication des services de sécurité libanais et syriens dans l'assassinat de Rafic Hariri. (Photo : AFP)
30 mai 2007 : le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1757 qui impose la création d'un tribunal international pour juger les assassins de l'ex-Premier ministre libanais. Le 1er mars 2009, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) est créé. (Photo : AFP)
29 avril 2009 : le TSL ordonne la libération de quatre généraux libanais pro-syriens - dont Jamil Sayyed (photo) - détenus au Liban depuis 2005 dans le cadre de l’affaire Hariri, faute de preuves suffisantes de leur culpabilité. (Photo : AFP)
24 mai 2009 : l'hebdomadaire allemand Der Spiegel dévoile une nouvelle hypothèse révélée par des sources du TSL qui pointe vers le Hezbollah. C’est la première fois que la piste du parti chiite est évoquée. (Photo : AFP)
17 janvier 2011 : le procureur du TSL, le Canadien Daniel Bellemare, dépose l’acte d'accusation confidentiel. Le 4 juillet, il invite Hassan Nasrallah à lui transmettre des informations et des documents qui, selon le Hezbollah, impliquent Israël. (Photo : AFP)
30 juin 2011 : le TSL remet à la justice libanaise l’acte d'accusation et quatre mandats d'arrêt à l'encontre de Moustafa Badreddine, Salim Ayyash, Hussein Anaissi et Assad Sabra, tous membres du Hezbollah. (Photo : AFP)
18 août 2011 : le TSL publie la quasi-totalité de l'acte d'accusation contre les quatre membres du Hezbollah accusés de l'assassinat de Rafic Hariri. Le parti chiite voit dans cette initiative un "complot israélo-américain" visant à le détruire. (Photo : AFP)

    Commentaires (5)

    Ils sont vraiment tres forts ces israeliens!!!!

    D'apres nasralla, c'est Israel qui est derriere tout cela, et en plus ils ont reussi a tromper le TSL.Ils sont reelement tres forts ces israeliens.!!!!
    Il prend tout le monde pour des idiots.
    Il ne perd rien pour attendre, son tour viendra, apres kadafi et assad,ce sera nasralla.

    Qui peut encore faire

    Qui peut encore faire confiance à des tribunaux internationaux? On sait que ceux-ci sont crées et toujours dirigés contre ceux qui gênent les actions occidentales. On vera ici que si les accusés ne sont pas arrêtés c'est le peuple libanais qui sera sanctions dans quelques semaines. Pourquoi? Parcequ'il y a un gouvernement qui s'est mis en place sans l'aval de l'occident. Il va y avoir le blocus total ou embargo contre le pays pour faire tomber ce gouvernement à tout prix. Le mode opératoire est toujours le même. Pourquoi ces mandats n'ont pas été lancés quand saadi soutenu par l'occident était premier ministre? Tout simplement parcequ'on ne pouvait ni l'obliger à arrêter les accusés ni decreter l'embargo contre le Liban tant lui était premier ministre. Maintenant qu'il y a un gouvernement non contrôlé, il faut agir contre le peuple libanais sous pretexte du tribunal. C'est le mode opératoire classique.

    Des speech en continu pour rien

    Le Hizbou Allah plus il refuse de coopérer avec le TSL dont il avait accepté la constitution au départ, avec une inflation de speech par écran, plus il fait planer sur lui les soupçons voir les accusation de l'élimination de Feu Rafic Hariri.Sans doute ce parti a peur des révélations, devant le TSL,que risqueraient de faire les mis en cause.Politiquement le Hizb sera perdant puisque le TSL va entamer le procès par contumace, si les accusés ne se présentent pas au procès,et on connaitra tous les détails de l'opération de l'assassinat et sans doute les commanditaires.

    Le TSL a raison

    Le TSL a raison: Il est impossible de manipuler une telle quantité de donnée, repartie sur tant de différents systèmes, sure une long durée et liés entre eux par des liens complexes et compromettants. Une telle manipulation aurait laissé des traces et des incohérences. Des traces subtiles et multiples sont bien plus difficile à créer qu'une preuve "direct". Et ce n'est pas le TLS qui a découvert le pot-aux-roses mais un analyste (assassiné depuis) de la police libanaise que personne n'a cru pendant des mois.
    Le Hezbollah est coincé... mais ça ne changera rien car ce mouvement, par la grâce de puissances étrangères, Syrie et Iran, est devenu plus puissant que le gouvernement et l’armée libanaise.

    tribunal occidentaux et israéliens

    a qui profite le crime et que fesaient les drones israeliens avant pendant et aprés le crime dans le ciel de beyrouth.a t on cherché les vrai coupables de ce crime .qui a cru que cela va etre une balade dans la guerre de 2006 .complots habituel comme en libye la stratégie est la méme diviser pour régner.guerre civils

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