Dernière modification : 19/08/2011 

- Bachar al-Assad - Barack Obama - États-Unis - Syrie


Les États-Unis et l'Europe au diapason pour hâter la fin du régime d'Al-Assad

Pour la première fois, plusieurs pays occidentaux ont appelé le président Bachar al-Assad à la démission. Parallèlement, le Haut Commissaire aux droits de l'Homme à l'ONU appelle à "envisager de saisir la Cour pénale internationale."

Par Ben BARNIER (vidéo)
Charlotte BOITIAUX (texte)
 

"Le temps est venu pour le président Assad de se retirer." La pression sur la Syrie s’est accentuée d’un cran ce jeudi. Pour la première fois, le président américain Barack Obama a explicitement appelé Bachar al-Assad à la démission. Un appel relayé quasi simultanément par son homologue français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, les Premiers ministres britannique et canadien, David Cameron et Stephen Harper, ainsi que la cheffe de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

"Nous avons à maintes reprises expliqué que le président syrien devait mener une transition démocratique ou démissionner. Il ne l’a pas menée", a déclaré Barack Obama dans un communiqué. "Dans l’intérêt du peuple syrien, il est donc temps pour le président Assad de se retirer."

Nous comprenons que les Syriens ne veulent qu'aucun pays étranger n'intervienne dans leur lutte et nous respectons leur souhait.
Hillary Clinton, secrétaire d'Etat américaine

"La fin programmée du régime"

Ce signe fort de plusieurs poids lourds de la communauté internationale peut être perçu comme la mise en place d’un "nouvel ordre de bataille", selon Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des pays arabes. "La terreur qu’inspirait la Syrie n’a plus lieu d’être. Nous sommes désormais à un moment capital", estime le spécialiste qui n'hésite plus à parler de "fin programmée du régime." Après six mois de révolte, "nous sommes à l’aboutissement d’un processus irréversible", affirme-t-il à France24.com.

Après plusieurs condamnations publiques, nombre d’appels à l’arrêt de la répression - autant d’avertissements restés lettres mortes -, "les Occidentaux ont compris que la voie de la négociation n’était plus possible", explique de son côté Marc Perelman, spécialiste de politique internationale sur France 24. "Faute d’intervention militaire, ils leur restaient à privilégier la carte de la pression diplomatique", ajoute t-il. Restait à trouver le moment opportun. "Ce n’est pas un hasard si les Etats-Unis se prononcent aujourd’hui plus durement, la Syrie est désormais isolée, seul le régime iranien soutient encore le président Assad, comme le rappelle d’ailleurs le communiqué de la Maison Blanche", poursuit Marc Perelman.

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De fait, les Américains n’auraient pas pris le risque d’exiger ce départ sans l’aval de leurs alliés internationaux. "Le gouvernement américain n’a jamais voulu être en première ligne dans la crise syrienne, il a attendu que les alliés du pouvoir syrien - la Turquie, le Bahreïn, le Qatar, l’Arabie Saoudite... - prennent leur distance avec le clan Assad avant d’ouvrir les hostilités diplomatiques", estime le directeur de l’Observatoire des pays arabes.

Nouvelles sanctions contre Damas

L’assaut n’est seulement diplomatique. De nouvelles sanctions financières - venant s’ajouter à celles déjà mises en œuvre par l’Union européenne, les États-Unis ou le Canada - ont été adoptées. Le président Obama a en effet annoncé la signature d'un décret interdisant l'importation de pétrole (et de produits dérivés) et gelant tous les avoirs que Damas pourrait avoir sous juridiction américaine.

Lors d'une brève allocution jeudi, la secrétaire d'État Hillary Clinton a jugé que ces nouvelles sanctions frappaient le régime syrien "en plein cœur." Ces derniers jours, elle avait déjà appelé à un embargo général pour "isoler" davantage le pays. Si la question de l’impact de ces mesures d’isolement sur la population se pose, Antoine Basbous estime que le jeu en vaut la chandelle. "La population syrienne n’a jamais été dans le confort et elle souffre déjà énormément sous ce régime", assure-t-il.

"une étape a été franchie"
Par Karim LEBHOUR, correspondant FRANCE 24 à Washington.

Le Conseil de sécurité s'est réuni dans la soirée pour discuter, entre autres, de la publication d’un rapport accablant de l’ONU qui recense les actes de répression commis contre la population. Des actes susceptibles d'être considérés comme "crimes contre l'humanité", selon les experts de l'enquête et qui "pourraient relever de la Cour pénale internationale", a rappelé jeudi soir le Haut Commissaire aux droits de l'Homme à l'ONU, Navi Pillay.

De son côté, Bachar al-Assad - qui a promis mercredi au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, de mettre fin à la repression - n’a pas encore officiellement réagi. Seul un haut responsable du ministère syrien de l’Information, Rim Haddad, fait part à l’AFP de son étonnement : "C'est tout de même étrange qu'au lieu d'offrir leur aide [à Damas, NDLR] pour appliquer son programme de réformes, Obama et le monde occidental cherchent à attiser la violence en Syrie."

Commentaires (20)

les sanctions

les syrien n'aurons pas du mal a vendre leur petrole au chinois qui ont besoin de toujours plus de petrole pour faire tourner leur economie.

syrie

les occidentaux et les states ,avec toutes les magouilles risquent de déclencher la 3ème guerre mondiale, et ça c'est ma grande crainte,dieu faite que tout le monde vivent en paix

syrie

tous les commentaires sur ce sujet est bien réel, tout le monde le sait (c'est le secret de polichinelle) n'est-ce-pas? alorsil y a dans le monde 10ù de dominants, et 90% de dominée,et l'appat c'est le profit tout simplement,je veux ce que tu as ,je m'arrange pour me trouver des excuses bidons et maintenir un climat bordélique de façon a tout contrôler, et j'arrive comme robin des bois pour protéger les gens,mais la réalité est tout autres: PROFITS ET CONTROLE

Pas d'intervention étrangère en Syrie

Aucune puissance ne prendra le risque d'allumer la poudrière syrienne et Assad en est conscient.

Que ce soient les U.S.A, les européens ou l'O.T.A.N, personne n'apportera de soutient militaire à la rébellion syrienne sachant qu'un tel conflit déstabiliserait toute la région, proche et moyen orient. Cela toucherai directement le Liban, Israël, la Palestine. La problématique "Chiite" intéresse toujours l'Iran qui garde tout comme la Syrie, une influence sur le Liban. L'affaiblissement de la souveraineté irakienne, s'il est accompagné de celui de la Syrie, renforcera les indépendantistes kurdes impliquant la Turquie et là aussi, l'Iran. Rappelons que le "Kurdistan" s'étend sur la Turquie, la Syrie, l'Iraq et l'Iran. Observons le regain d'activité du P.K.K depuis les événements syriens...

Tous ces éléments constituent un faisceau de raisons qui dissuadent toute intervention autre que les invectives et injonctions en Syrie. La problématique géostratégique y est bien plus complexe qu'en Libye, et les risques conséquents d'une intervention, bien plus lourds.

Delogement du parti Baas

Il est tres difficile a croire que les revoltes en Syrie, en Lybie sont espontanees. Il est tres aisé, quand les gouvernements ne sont pas elus, de trouver des gens qui veulent lutter pour un regime, en aparence mieux, mais dont ne sais jamais qui est vraiement en commande. Une fois les protestes commencees, il suffit de faire quelques vistimes pour que la situation se transforme en une spirale de violence et repression, car les forces de securite, elles aiment aussi ses morts et veulent les donner vengeance. C'est du leninisme pur, et une manque de responsabilite de la part de ceux qui ont stimule les revoltes. Il y a beaucoup de façons de congedier un regime autocratique sans produire des morts. Une autre fois, ceux qui disent proteger la liberte et le droit, agissent comme des gangsters

ceux qui ont détrui l´irak,

ceux qui ont détrui l´irak, la lybie, la palestine doivent s´occuper de la faillite de leurs pays ....

voilà ça recommence. et ce

voilà ça recommence. et ce sont toujours les mêmes. on dit d'abord qu'il est devenu illègitime et puis on commence à le bombarder au vu de cette illègitimité que l'on obtiendra grâce à des règlages de tous genres à l'onu. et ce sera parti pour une nouvelle guerre. c'est sarchozy qui doit se frotter les mains pour l'instant.

pays Arabes et Africains

il faut les laisser faire entre eux même, les aider pour les soins la nourriture, mais en aucun cas leur laisser croire en la démocratie, regardez quand ils viennent dans les pays démocrate ou républicains, ce ne sont que des conflits, il ne nous a

la Syrie

Il était plus que temps pour que la communauté International réagisse. qu'il ait une forte intervention militaire comme au Libye.

syrie

de quoi se mele-ton ? nous n'avons pas assez à faire dans notre pays. comment serons-nous remerciés ? par des attentats.

la Syrie

Il était plus que temps pour que la communauté International réagisse. qu'il ait une forte intervention militaire comme au Libye.

Bachar El Assad

Ce que Israel veut,Dieu veut
Pourquoi toutes ces gesticulations verbo-médiatiques pour un dirigeant arabe et pas pour les innocents enfants,femmes et viellards ghazaouis losquils se faisaient massacrer par l'armée de Tsahal?

Pourquoi l'Occident est aussi

Pourquoi l'Occident est aussi interresse aux affaires des pays du moyen Orient, alors que les habitants des pays d'Afrique s'entretuent et personne ne dit rien? est parcequ'ils n'ont pas de PETROL? Kouweit, Irak, la Libye et maintenant la Syrie.Ils ont l'or noir>

la syrie

les états unis et l'europe ont intérèt à aller dans l bon sens sinon un jour la raison les abandonnera. ils doivent cesser de faire deux poids deux mesures

syrie

de quoi on se mêle encore c'est leur problèmes ça va encore nous couté la peau des fesses !!!
Ils veulent s'entretuer qu'on les laisses faire bordel !!!!

syrie

de quoi on se mêle encore c'est leur problèmes ça va encore nous couté la peau des fesses !!!
Ils veulent s'entretuer qu'on les laisses faire bordel !!!!

peuple libre

j'espere que c'est la fin de regime en syrie,la regime plus sanglant dans le mond

Amen

Il y a qu'un seul Dieu entre pays: les USA, la France, et la grande Bretagne.
Amen L'ONU

Ah oui en syrie les casseurs

Ah oui en syrie les casseurs sont appellés révolutionnaire et les dirigeants doivent se plier aux éxigences des usa et consors. Pitoyable monde...

Un dirigeant qui n'a pas la

Un dirigeant qui n'a pas la politique de compromis avec son peuple dans le dialogue à partir de l'époque qui commence serait inéluctablement voué au suicide politique.

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